EXPÉRIENCES DE M. ROWLAND
leurs vitesses el de leurs accéléraiions absolues. Il a ensuite appliqué : 1° l'iiypothèse que le courant électrique est simple ; 2° les diverses lois fournies par l'observalion, c'est-à-dire la loi d'Ampère, la loi de l'induction, le principe de la conservalion de l'énergie et il a ainsi obtenu des relations entre les divers coefficients qui entrent dans la formule générale. En définitive, il est parvenu à exprimer l'action élémentaire de deux particules par la dérivée, cbangée de signe, d'un potentiel dont le premier terme — correspond à raction électrostatique et dont le second est désigné par Clausius sous le nom de potentiel électrodynamique. Le potentiel tolal 4* «*
pour expression
mm' ,
9 ~ — -- - (1 -f- ce cosco).
Dans cette expression, v et v' désignent les vitesses de deux particules électrisées, w l'angle de ces deux vitesses.
EXPÉRIEHCES DE M. ROWLAND. — Pour reconnaître quelle est la véritable constilution du courant et décider entre les formules de Weber ou de Riemann et celle de Clausius, il faudrait savoir reproduire les effets des courants électriques par des mouvements convenables imprimés à des corps électrisés. Maxwell (^) proposa de faire tourner dans le plan du méridien magnétique un disque isolant électrisé et de cbercber si sa portion ascendante ou descendante produit une action électromagnétique sur une aiguille aimantée, protégée par un écran conducteur contre l'influence électrostatique du disque. M. Helmholtz (*) a essayé sans succès des expériences analogues; mais, peu de temps après, M. Rowland (') réussit à mettre en évidence les actions électromagnétiques de l'élec-
(») Maxwell, Electricity and Magnethm^ t. II, art. 770, p. 370.
(') Helmholtz, Pogg. Ann., l. CLVIII, p. 87, 1876, analysé dans le Journal de Physique, t. V, p. 202.
(») Les cxpiriences de M. Rowland onl été connues d'abord par un Rapport de M. Helmholtz (Pogg. Ann., t. CLVIII, p, 487) et publiées ensuite dans l American Journal j en 1878. Voir Journal de Physique» i'* série, t. VI, p. 29, et t. VIII, p. 214.
iricité en niouveinenl et ses conclusions ont été confirmées par des expériences plus récentes de MM. Rowland etHulchinson (*).
Voici à peu près la disposition primitive employée par M. Rowland. Un disque d'éboniie A de 2 1"" de diamètre et de jmm d'épaisseur tourne avec une vitesse de 61 tours par seconde autour d'un axe vertical : ce disque, doré sur ses deux faces, sauf au voisinage de Taxe, est placé entre deux disques de verre B et C, percés pour livrer passage à Taxe el dorés sur les faces qui regardent A. Les armatures de Betde C communiquent avec le sol. A J de millimètre de A se trouve une pointe destinée à maintenir la charge du disque en laissant écouler à sa surface Télectricité positive ou négative fournie par une puissante batterie.
Au-dessus du disque de verre supérieur et près du bord du disque tournant A, une boîte en laiton enferme un système asiatique de deux aiguilles aimantées. Celles-ci n'ont que a^,5 de long et sont à i8<^™ Tune de l'autre, de telle sorte qu'il est permis de négliger les actions exercées sur l'aiguille supérieure par le système ABC. L'aiguille inférieure, dont la position d'équilibre est tangcntielle au disque A, n'éprouve aucune action appréciable quand ce disque est au repos; mais, dès (|ue le discjuc entre en niouvenient, l'aiguille est déviée coiiiine elle le serait par un courant dirigé dans le sens de la rotation si le distiuc est chargé d'électricité positive, el en >ens contraire si le disque est chargé d'électricité liégativi*. Il est clair iiu'en chaiigeant le signe de l'électrisalion de A l'inlluence du magiiélisnie de rotation s'élimine : on peut d'ailleurs enlever la dorure suivant un certain nombre de ravons, de manière à diviser la surface conductrice du disque en un grand nombre de secteurs disiincts, ce qui annule à peu près coniplèleinent TelTel du inagiiélisrne de rotation, sans niodi- (ier celui de la co/i\'cclio/i électrique.
Il ne faut pas se dissimuler (|ue les difficultés à surnionlei dans ces expériences sont graves cl nombreuses. La vitesse (le rolalion employée pai* MM. Ilowland et Hutchinson allei-
(') Kdwland et III TciiiNsoN, PliH. Mug., 5* série, t. XWil, p. 4'h? «^^ Journal de PItysirjuc, j" hcric, t. VIII, p. 53o; 1889.