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INTRODUCTION DU FLUX DE FORCK. i55
L'intégrale / F^dS représente en valeur absolue le flux de
force magnétique à travers la surface S. Mais nous sommes i!onvenus (p. 56) de considérer un flux de force comme positif quand il est dirigé de la face boréale vers la face australe du feuillet; dans le cas actuel, ce flux est au contraire dirigé de la face australe vers la face boréale. On a donc
rf représente, en grandeur et en signe, le flux de force total à travers la surface S. De celle équation on lire
^ ôt ^ " di' et par comparaison avec (i)
La force électromotrice d'induction due au mouvement est égale et de signe contraire à la dérivée du flux de force par rapport au temps.
Celte propriété est générale. Un champ magnétique quelconque pent en effet ôlre considéré comme produit par une distribution convenable de pcMes magnéliques. Le travail éleclromagnétique sera la somme des iravaux correspondant individuellement à chaque pôle; le flux de force total, la somme de tous les flux de force. On aura toujours
dt~~2d\ ^ôt)~^dt'
~' ôt ôt'
Pour un déplacement fini, la quanlilé d'éleclricité induite sera
i56 LES AIMANTS.
elle est égale et de signe contraire à raccroissemenl total du flux de force, divisé par la résistance.
APPUGATIOH. — Soit une bobine plate de n tours placée dans un cbamp magnétique uniforme d'intensité H parallèlement aux lignes de force du cbamp. Le flux de force ^o à travers la bobine est nul. Si Ton fait tourner le cadre de 90*», le flux de force ^1 devient HnS; la quantité d'électricité induite est
Si, pour arriver à la môme position finale, le cadre avail tourné de iSo*», les faces australe et boréale du feuillet se seraient échangées; on aurait eu ^o = ~ H/iS, c^=: H/iS et la quantité d'électricité induite aurait été
Faisons /iS = 100 mètres carrési= io®C.G.S; H = 0,1942 (intensité horizontale du champ magnétique terrestre à Paris); /• = 1°**™ = 10' C.G.S. On aurait, en valeur absolue ,
a.i.942.»oj c^Q s^^couiomb 0003884.
GÉHÉBAUTÉ DE LA LOI DE LEHZ. — La force électromotrice d'induction
est toujours négative quand le travail électromagnétique
i -y dt est positif. Le courant induit est donc toujours dans un
sens tel qu'il gène le mouvement, conformément à la loi de Lenz.
Cette proposition, prise dans toute sa généralité, conduit aux corollaires suivants, que Lenz a vérifiés par l'expérience.
i** Si un courant ï\\(t imprime un mouvement quelconque à un autre qui est mobile, il se développe dans les deux conducteurs, par suite de leur déplacement, des courants induits