TENTATIVES DE COULOMB
plus simple en confondant les sinus avec les arcs, ce qui n'introduit pas d'erreur supérieure à celles que comportent les mesures tant que l'écart n'atteint pas ^o^ :
Dans une de ses expériences, Coulomb constata que, pour amener le barreau à 2o<* de sa position d'équilibre, quand A'B' était enlevé, il fallait tordre le micromètre de deux circonférences, c'est-à-dire produire une torsion de
L'action de la terre équivaut donc à 35*» de torsion en moyenne pour chaque degré de déviation du barreau.
Après cette détermination préliminaire, Coulomb plaça le barreau A'B'; la répulsion chassa le barreau à 24". Coulomb ramena l'écart d'abord à 17**, ensuite à i2<* en tordant le fil d'abord de 3 et ensuite de 8 circonférences. Dans ces trois cas les écarts étaient de
24**, 17% 12% les torsions
24», 3.36o<»H-i7% 8.36oo-M2«;
pour avoir les forces répulsives totales, il fallait encore ajouter l'action de la terre, qui équivaut à 35« de torsion par degré de déviation. Cela donnait
En réduisant, on a pour les forces répulsives
Ces nombres, devant être en raison inverse des carrés des distances 24, 17, 12, doivent être égaux à
33i2(-t]> 33i2(-^|, 33i2, J. et B., IV, 3*. Aimants. — (4« éd., 1889.) l
(»l 1*011 trouve, en faisant le calcul,
La loi est donc vérifiée au degré d'approximation très imparfaite que comporte ce genre d'expériences.
Coulomb ne fit aucune mesure pour démontrer que les répulsions magnétiques varient proportionnellement aux quantités de magnétisme, c'est-à-dire aux actions exerQ.ées séparément par la terre sur les pôles des aimants en regard. Il admit cette loi par analogie avec celle des actions électriques.