ÉTUDE DE LA DISTRIBUTION DU MAGNÉTISME
le est proportionnelle au carré de l'intensité F, du champ, )nsidéré à rinlérieur du petit contact. On peut admeltre, icoreàlilre d'approximation, que pour un contact invariable l'on déplace à la surface d'un aimant permanent, plan ou e courbure négligeable, le champ F, à l'intérieur du contact 5l proportionnel au champ F que Ton aurait au point touché , si le contact n'existait pas. Il suffirait alors de mesurer le avail T = — E nécessaire pour arracher le contact et Técarîr à l'infini; en répétant cette épreuve pour divers points de I surface de l'aimant, on aurait
-^ =^ consl, r
>n évaluerait donc, en valeur relative, les intensités du champ ux divers points de la surface de l'aimant, par les racines arrées des travaux d'arrachement.
Au lieu de mesurer ces travaux, on s'est borné à déterîiner la plus petite force R nécessaire pour produire Tarrahement, et l'on a admis que l'on avait encore
I—- =: consl.
^n opère ainsi une approximation dont il est diffîcile de réciser la valeur; car on a, en réalité (*), en désignant par /t di normale à la surface de l'aimant,
dE , ., .)F,
an an
R = - V^ :r: A F, ^ dxdydz ,
et, si l'on admet toujours que F, est proportionnel à F, la force R est proportionnelle non plus au carré de F, mais à
on
Ajoutons que, si le contact a des dimensions Hnies, le champ
f) DuiiEM, Théorie nouvelle de V aimantation par influence^ p. 78; «ris, i888.
intérieur à raimant cesse d'être uniforme, et Ton ne peut admettre la proportionnalité de F à F,; de plus» il n'existe pis d*aimants vraiment permanents, et la réaction du cootad sur Taimant d*acier qu'il touche ne peut être négligée.
La méthode du contact d'épreuve a été appliquée en particulier par Jamin et par M. Duter.
La disposition expérimentale, employée par Jamin (0,esC des plus simples. Le contact d'épreuve AC (fig^^o^) estalta-
Fig. 207.
ché à Tun des hras d'une balance sensible BC, dontl'aulf^ bras subit l'action d'un ressort à boudin DE. L'autre exlr^ mité du ressort est attachée à un fil F inextensible, qui s'ctiroule sur un treuil KL gradue. On détermine, par des expériences préliminaires, la division à laquelle il faut amener\^ treuil pour conduire l'aiguille de la balance au zéro et fait* équilibre à un poids connu. Cela fait, on équilibre le conlaC^ A par un poids convenable. On procède ensuite aux expé' riences d'arrachement : à cet effet, le barreau M à étudier peut glisser au-dessous du contact convenablement soulevé; quand il occupe la situation voulue, on abaisse le contact, 00 agit sur le treuil et on lit la position pour laquelle le contaci
(•) Jâmin, Journal de Physique, 1" série, t. V, p. 4» cl suiv.; 18^.
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itache; on fait glisser le barreau d'une quantité égale à aar exemple, et Ton recommence les mêmes opérations
souvent qu'il est nécessaire.
Dûler (*) prend des cylindres de fer doux, assez voluux, qu'il attaque par Tacide sulfurique, jusqu'à les réi aux dimensions de très petits grains de limaille. L'un de prains de fer est fixé à l'extrémité a {fig. 208) du canal
tube capillaire; ce tube termine lui-môme un aréomètre Irique A, flottant sur l'eau. Au-dessus se trouve mainl'aimant mn à étudier, dans une situation exactement ontale.
vase cylindrique P, contenant l'aréomètre, commu- \ avec l'extrémité inférieure E d'un tube gradué ED, dont émité supérieure communique elle-même avec une poire outchouc: en exerçant, à l'aide de la vis V, une pression mable sur la poire, on fait remonter l'eau dans le vase P, 'à ce que le contact arrive dans le plan borizontal MN. >int où l'eau s'arrête dans le tube £D est pris comme on le détermine en substituant à l'aimant un corps non étique. Il suffit alors d'agir en sens inverse sur la vis V 'à ce que, le niveau de l'eau ayant suffisamment baissé le contact se détache, entraîné par le poids de l'aréo-
>DTIR, Journal de Physique, \^ série, t. VII, p. 38; 1878.
nièlre. F^a variation de niveau, dans le lube ED, esl proportionnelle à la force d'arrachement. Supposons que la section (lu vase P soit égale à ici fois celle du flotteur : quand la force (rarrachemcnt sera de ib% il passera loo** d'eau dans'le tube gradué; on peut diviser celui-ci en dixièmes de centimètre cube, et Ton mesure ainsi les forces d'arrachement à i^ près, ce qui permet d'opérer avec des contacts imperceptibles.
3*» Méthode d* induction, — On obtient des mesures douées d'une signification précise, en se servant des phénomènes d'induction comme le fit pour la première fois van Rees('). On entoure le barreau à étudier d'un anneau étroit de 61 conducteur formé de plusieurs spires et relié à un galvanomètre. Si l'on écarte alors brusquement le toron jusqu'à une distance très grande où le champ magnétique soit pratiquement nul, la quantité Q d'électricité induite est
\\ représente la résistance du circuit, ^ le flux de force loul à travers l'anneau. Si Taimantation est exactement longilodinale, par exemple au milieu d'un barreau cylindrique très allongé, on a
î T IS,
et de la mesure de O on déduit immédiatement la valeur^l** rintensilc ï de l'aimantation; mais il n'en est plus de mèinc au voisinage dos extrémités de l'aimant, et Ton ne mesure alors que la composante longitudinale A de l'aimantation.
Pour étudier, à l'aide de la méthode de van Rees, la distribution du magnétisme dans un barreau de section S aimanté d'une manière permanente, Gaugain (*) opérait de deuxro>' nièrcs différentes. On peut :
I*» Mesurer en chaque point l'intensité longitudinale
(') Vax Rees, Pogg. Ann., t. L\\.
(') Gauoain, Annales de Chimie et de Physique^ \* série, t. XXVlH. p. W\ (1873); et 5« série, t. VIIÎ, p. aSy (187^).