‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 3)Chapitre 58 sur 138 · XXXVII, p. iJiG; 1 I. XXIX, p · texte numérisé non relu

XXXVII, p. iJiG; 1 I. XXIX, p

siSi-ip. l. XXXVI. p.

[.. ÎSJi l. XXVII, p. ,(,

i6* CALORIMÉTRIE. - THÉORIE MÉGANIQUE.

nique avec un tube étroit CDF, et dans laquelle s'enfoncent un ou plusieurs moufles métalliques A, ouverts à rextérieur. Cet instrument constitue un thermomètre à très-gros ^ésc^ voir et à lige CD très-fme. Si, par un moyen quelconque, on y fait pénétrer une quantité déterminée de chaleur, le mercure se dilate proportionnellement à cette quantité, le sommet D s'avance dans la tige CD, qui est graduée, et Ton peut suivre ses mouvements avec une lunette L. On empêche le refroidissement de l'instrument au moyen d'une boîte qui Tenveloppe cl qui est remplie de duvet. Celte boîte est figurée en coupe dans la figure.

Avant de faire une expérience, on commence par amener le sommet D à l'origine de la lige en un point marqué zéro. Pour y parvenir, on a disposé au-dessus de l'appareil une deuxième tubulure rodée dans laquelle s'enfonce un piston que Ton fait mouvoir par une vis B. Quand on enfonce ou qu'on soulève ce piston, le mercure est chassé ou rappelé, et par conséquent le sommet D peut toujours être amené au zéro des divisions, quelle que soit la température de l'enceinte.

Cela posé, on gradue l'appareil de la manière suivante. Oo place dans une pipette E un poids connu xs d'eau que Ton échaulTe avec une lampe à alcool jusqu'à la température 0d*cbullilion; puis, retournant la pipette, on fait couler Veau dans le moufle, (^etle eau se refroidit jusqu'à la température ambiante 0 et perd un nombre de calories xs [@ ~ 0 \ On noie \f nombre de divisions n dont le sommet 1) s'est avancé, et

— — — y': exprime le déplacomenl qu'il éprouve pour chaque

calorie cédée à l'appareil. Soit a ce déplacement.

11 est maintenant évident que si, au lieu d'eau, on introduil dans le moufle, au moyen de la niènie pipette, un poids p d'un liquide (juelcon(|ue à T defjrés, il perd en se refroidissant j)C (T — 0] calori(»s, et s'il fait avancer le mercure de m divisions, il a cédé -- calories. On a donc

pi: 1 -0 -: "'-,

d'où on lire la valeur de C.

MÉTHODES CALORIMÉTRIQUES. 17*

a modifié comme il suit l'appareil de MM. Favre el [fig.6). Le réservoir de mercure esl en verre; les ;enA;lelubeDF,

ite la tige du ther- ^'^' ^'

l vertical. On peut le remettre par un :e D. Le piston qui nener le mercure remplacé par un '. qui communique srvoir par l'intern robinet N. Ausuvre ce robinet, le •nd dans les deux eau M qui est sen- 1 variable. Quand plir l'appareil, on irFD.eil'on verse par MN, tout en de faire jouer la iumalique; aussi- 1 niveau apparaît me le robinet N.

ionsse font comme eil précédent, et précautions sont garantir le vase du ent(').

E U FDSIOir DE Li a souvent opéré t calorimétriques, ant le poids de glace à zéro qui peut être fondu et

|ai precide, on n luppoii U colonne mercurielle immobile, au a commence une eipérienee. En réalité, celle coIoDoe éprouTe eautinuel, dont on doit teolr compte dam lei eipérianeea de i cet effet, on otuerre le> laleura k «t jB de ce déplacement rimétrit, — 11. 1* Tue. a

i8* CALORIMÉTRIE. - THÉORIE MÉCANIQUE.

transformé en eau à zéro, par l'absorption de la quantité chaleur à mesurer, i^ de glace absorbe dans ces conditic 80*^"*; il suffira donc de multiplier par 80 le poids d'eau fora le résultat sera exprimé en calories.

Cette méthode a été imaginée par Wîlcke, mais Black Irwine ( ' ] sont les premiers qui aient réalisé par son mo; des mesures précises. Black préparait un calorimètre avec bloc de glace pure et exempte de bulles. Il usait sur un { jusqu'à la rendre plane une des faces de ce bloc et creusait son milieu une cavité assez grande pour contenir les corps d il voulait mesurer la capacité calorifique. Il préparait de wi une lame de glace bien plane qui devait servir de couver puis il essuyait avec soin l'intérieur de la cavité ainsi qo surface du couvercle, et il plaçait celui-ci sur le bloc. En état l'appareil pouvait être abandonné dans Tair sans qui fondît aucune portion de glace dans la cavité ni sous le c vercle, car la chaleur extérieure était arrêtée par les par Alors on échauffait jusqu'à ï degrés la substance qu'on von étudier, puis, soulevant le couvercle, on la projetait dans cavité et l'on refermait l'appareil. Au bout de peu de temps, corps était refroidi jusqu'à zéro. Alors on ouvrait le cato mètre, ou faisait écouler Teau de fusion dans un vaseU d'avance, et l'on achevait d'essuyer, avec un linge taré aua rinlérieur du trou et 1<» dessous du couvercle, et, pesant* nouveau le linge et le vase, on obtenait le poids de glK fondue.

Soient P le poids cl C la chaleur spécifique du corps éiu(ft En se refroidissant, il a perdu PCT"^ Soit d'autre part/?lepoM de glace fondue; elle a absorbé une quantité de chaleur épif

cinq niiiiutc» avant et après l'cxpcricnce, et l'on en conclut le déplacoMil qui siî serait produit dans la durée C de l'expérience,

(*) foir Fischer, Histoire de la Physique, t. Vil. Les recherches deWDek ont été publiées dans les Mémoires de l'Académie suédoise, t. XXXIV, p*9' 1773, et t. II (nouvelle série), p. 49 de la traduction allemande.

HfiTHODES CALORIUËTRIQUES.

sn égalant la perte au gain, on a

PCT = Bop, C =

Fr

! et Lavoisier ont adopté cette méthode ( ' ) ; mais il3

lacé le bloc de glace par un caiorimètre plus complexe

c'est un vase en Ter-blanc composé de plusieurs com-

s concentriques. Au milieu on voit une grille en fils

es B, qui se ferme par

rcle et qui remplit la '^' ''

le la cavité que Black

dans la glace ; c'est

intérieur que se place

K qu'on étudie. Tout

, au-dessus de cette

"Ouve de la glace coii-

e la chaleur abandon-

: corps doit fondre, et

!t F est destiné à re-

eau provenant de la

>ftn une troisième en-

érieure DDD, qui elleremplie de glace, encompartiment mojen

pêche la chaleur exté-

lénétrer. Un deuxième

sse écouler l'eau de fusion provenant de ce manchon

:he des expériences est la même avec cet instrument précédent. H évite la difTicuIlé que l'on éprouve à se les blocs de glace assez gros et assez purs pour opé- .e le faisait Black ; mais cet avantage, relativement t, entraîne des dinicultés et des erreurs beaucoup s. L'appareil, qui était fort grand, exigeait beaucoup jn corps A de grande masse et une durée très-longue

1 al LiTOiuul, Mémoi'i \a,oùùr, t. Il, p. iS3.

1 Jt l'Jeadéniit 4ei Sciencei, 17S0, et

de l'expérience; el, comme il reste toujours une grand tité de liquide interposée et maintenue par la capillar: les interstices de fragments de glace, il n'était pas pos! recueillir la totalité de Teau de fusion. A la vérité, on a çait par remplir le calorimètre avec de la glace saturé qui restait saturée après la fusion; mais cette précauti point suffisante, car le nombre, le volume et la dispos! fragments changeant dans le cours de Texpérience, pi fondent, la quantité de liquide qui leur est adhérente demeurer constante.

Fig. 8.

GALOBmÈTBE DE BUlfSER. — Au lieu de déterminer le Teau de fusion, M. Bunsen ( * ) a eu récemment l'idée

surer la diminution de volum tant du passage de la glace liquide. L'appareil, en forme momètre {fig, 8), contient d réservoir B un mélange d'ea glace, au-dessus d'une masse cure qui occupe le fond du r ei le tube coudé CDS. Le C( dont on veut déterminer la spécifique est introduit à 'P lubo A en verre mince, lequel • do l'eau à zéro jusqu'au trai quantité do chaleur dégagée :

on mesurant le retrait de la mercurielle dans le tube S. Te pareil, à l'exception de Textré la tige, est prologé contre les extérieures de refroidissonioni ou d'échauffemeni, par rempli de neige à zéro, qui entoure le réservoir B el 1 non capillaire du tube.

Pour préparer l'appareil et éviter absolument le dégs

(* ) BuîisEN, Annales de Poggendorff^ t. CXLI; analysé par M. Be les Annales de Chimie et de Physique^ 3* série, t. XXHI, p. 5o. (*) \\ aura été chauffé à T" dans une ctuve analogue à ceUe de M. \

MÉTHODES CALORIMÉTRIQUES. 31*

{lOSsible d'une bulle d'aEr dans son inlcrieur, on procède de la ntnlère suivante : on remplit le réservoir B d'eau bouillie, en epérant à peu près comme si l'on voulait construire un thermomètre à poids, et on le redresse dans la situation indiquée pir la ligure. Il faut alors verser par le tube ouvert C du mercore bouilli; on le fera pénétrer Jusqu'en B, en inclinant le tabe de manière que l'eau passe dans la brancbe C, d'où (fle s'écoule à l'extérieur.

Cela fait, on soutire l'eau qui reste dans la brancbe C, et l'on •chève de dessécber le mercure qui en occupe la partie infélieure (' ); enfin on remplit la branche C avec du mercure que ron verse par un entonnoir capillaire, de manière à éliminer 4utube toute bulle d'air.

Pour opérer la congélation partielle de l'eau autour du tube A, on fait passer dans ce tube un courant d'alcool préalablement refroidi à l'aide de la disposition indiquée par la fig. 9.

Fie. 9.

I* phénomène de la surfusion, qui se produit toujours avec ^Mu bouillie, retarde beaucoup la formation du manchon de jUce; mais, dès que .la congélation commence à se produire «n un point, elle se propage avec une grande rapidité. Il ne reste plus qu'à placer l'appareil dans le vase protecteur

(') Ponr csU OD fuit le vide au-desiua du monure, et l'on achiieU deuicca*

rempli de neige et à adapter le tube gradué S, que Ton enfoncera plus ou moins, à l'aide d*un long bouchon, dans h garniture yD, de manière à amener Textrémité de la colonie de mercure à occuper dans le tube une situation convenable, où elle doit demeurer absolument fixe. En ayant soin de renouveler la neige dans le vase, on pourra conserver le manchon de glace pendant des semaines entières; et, comme il suffit d'o poids de glace fondu très-minime pour faire parcourir au ^le^ cure les /{oo divisions du tube capillaire, on pourra, sans renouveler la congélation, effectuer un grand nombre de nt sures calorimétriques. A chaque nouvelle expérience il faudra seulement enfoncer un peu plus le bouchon pour ramener le mercure à rexlrémilé du tube S.

Pour déterminer la valeur de la calorie en divisions du Uik S, on versera dans le tube A un poids connu p d*eau à uoe température t, ol l'on observera le nombre n de divisions M recule la colonne niercurielle avant de se fixer; une calorif

correspond à un déplacement de — divisions. Soient mainte

narii C la chaleur spécifique,/^' le poids, /' la température d*oi

corps; on l'inlroduil dans le tube A contenant de Teau à léro,

et l'on observe que la colonne mercurielle recule de n' diviskH»

/i' valant — pt calories ; on aura donc ( * )

Ce mode d'emploi de Tappareil, comparable a Tusage de h balance dans les doubles pesées, élimine toute cause d erre* résultant d'une évaluation inexacte delà chaleur latente de ftt* sion de la glace.

Il n'v a d'autre correction à faire subir aux résultats tpf celle qui provient d'un mouvement très-lent de la colonne

(') On rcnian|uora que cette méthode est identique à ceUe qu'ont eBpl<^ MVI. Fttvrc et Silberniann. La Torme de l'appareil de Buntcn est aatfl U^ ■nolof^ue à ceUe que M. Fuvre avait déjà imaginée pour son thwOM^ ' calorlet, plus de vingt ans auparavant.

MÉTHODES CALORIMÉTRIQUES. 23*

lercurielle dans le lube S, mouvement dont Famplilude ne lépasse pas ^ à 3 divisions par heure; pour éliminer celle «use d'erreur, on observe la posilion de Texlrémilé de la «lonne demi-heure avant et demi-heure après Texpérience. Soient/? et q le nombre de divisions dont le mercure a reculé MIT minute dans cet intervalle^ 6 la durée de Texpérience en ninutes : la valeur de la correction Qsi{[p -^ q)6,

liTHODES PAR COMPABAISOH. — Pour étudier la chaleur spéciîque d'un liquide, on peut fournir ou enlever à une masse M)nnue du liquide étudié une certaine quantité de chaleur, et mesurer la variation de température produite. C'est Black (*) lui a eu le premier l'idée de cette méthode. Il comparait les ichaufTements produits par une même flamme, brûlant pendant un temps déterminé, au sein d'un calorimètre qui recevait successivement des poids égaux de divers liquides. Celte manière ie produire des quantités égales de chaleur manquait évidemneni de précision, et Black ne tarda pas à l'abandonner ; mais 1 Thomsen (^) a effectué récemment des mesures plus exactes, » brûlant au sein d'un calorimètre des poids égaux d'hydrojène : il s'arrangeait de façon que la température initiale u liquide expérimenté fût inférieure à la température du milieu ambiant, d'une quantité égale à l'excès de tempéra* ire final. L'hydrogène, brûlant avec une vitesse constante, îhauffe le calorimètre proportionnellement au temps, et par iile toute correction relative au refroidissement disparaît. M. Marignac ('),'M. Hirn (*) introduisent la chaleur dans urs calorimètres en prenant comme source un gros thermoèlre, lequel indique avec beaucoup de précision sa propre inpérature au moment de l'immersion. On supprime la corciion relative au refroidissement, en faisant varier la quantité

[*) Voir FiscHEB, Histoire de la Physique, t. VH.

C*) Thomseîi, Sur ta chaleur spécifique des dissolutions aqueuses {yinnales de 'ggendorff, t. CXLII, p. 337, et Journal de Physique de M. d'Almeida, l. !•% 35).

[•) Mabignac, Archives des Sciences physiques et naturelles de Genève, 1870, Journal de Physique, l. I", p. 35.

(*) HiBJi, Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. LXX, p. Sga.

j.i* CALORIMÉTRIE. — THÉORIE MÉCANIQUE.

du liquide sur lequel on opère jusqu'à ce que réchauffement, produit par une quantité fîxe de chaleur cédée par le thenno* mètre, devienne égal à celui d'un poids d'eau connu» placédtts le même calorimètre. Les poids d'eau et de liquide sont abn en raison inverse de leurs chaleurs spécifiques.

Pour introduire simultanément dans deux calorimètres iden* tiques des quantités égales de chaleur, M. Joule ( * ) a euTîdée d'y plonger deux spirales conductrices égales, traversées simultanément par un même courant électrique. Cette méthodes été appliquée depuis par divers expérimentateurs, spécialcmeit par M. Pfaundler (^) et par M. Jamin (*). Voici commeM M. Jamin a opéré.

Le calorimètre est un vase cylindrique allongé, en cuinf mince, sur lequel on enroule environ 8" d'un fil de maillechort recouvert de soie de o"™,^ de diamètre. Ceiie spirale commence au fond du vase et s'élève au tiers de si hauteur; elle est reliée au circuit par des fils de cuivre de grand diamètre. Sa résistance a été mesurée d'avance à toutes les températures de l'expérience. On l'enveloppe d'un lépr ruban de soie pour la fixer, de duvet de cygne pour l'isoler,el on enfonce le tout dans une enveloppe extérieure de cuine mince poli. Quand le calorimètre contiendra un liquide, la chileur presque tout entière se transmettra à la paroi, pub M liquide; une portion à peine sensible sera transmise au duvet

Il faut, bien entendu, que le liquide soit continuellement renouvelé au contact de la paroi par une agitation méthodique. A cet effet, on plonge dans le calorinuHre une corbeille fonnéede deux tubes concentriques en toile métallique. Une machine t colonne d'eau l'élève et l'abaisse à intervalles égaux; un llle^ momètre marquant le j^ de degré plonge dans le tube eentnl; il est immobile, et on l'observe avec une lunette. Lorsqu'oa veut mesurer la chaleur spécifi<|ue des solides, on les fbft dans la corbeille au milieu de Teau.

( ' ) JoCLE, Memoirs of Litterarr and Philosophicnl Society of MoMciftttrt iS'ifi, t. VII, p. âJQ.

(*) Pfavmdlkr, Complet rendus de l'Académie de Vienne, t. LIX, 1869; tfi- (luit (lanH IcH Annales de Chimie et de Physique, 4* Miric, t. XXU, p. {S.

(') Jami!I, Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. LXX, p. 6J;.

MÉTHODES CALORIMÉTRIQUES. 25*

opération est d'une extrême simplicité. Après avoir versé le calorimètre le poids de liquide qu'on veut étudier, et ir agité quelque temps, on observe pendant cinq minutes irche du thermomètre. Généralement il est immobile. On Dsuite passer un courant d'intensité mesurée, pendant une ux minutes, jusqu'à produire une élévation de température ou 4''; on la note, après quoi on suit pendant cinq minutes roidissement du thermomètre. On connaît la quantité de jr versée; on a mesuré l'effet qu'elle a produit, et l'on en l la capacité cherchée par l'application des formules ordi- ; de la calorimétrie.

peut supprimer complètement la correction relative à la rature, en munissant extérieurement le calorimètre deuxième spirale, vingt fois plus longue par exemple que mière, et en plongeant le tout dans un vase qui contient fois plus de liquide que le calorimètre et qui forme en- . Le courant passe à la fois dans les deux spirales, y déles quantités de chaleur proportionnelles aux masses de e et par suite y produit des échauffements égaux. A tout ;nt le calorimètre et l'enceinte sont en équilibre de temire, et le premier, ne gagnant et ne perdant rien par nement, n'est soumis qu'à l'action du courant.

VODE DE BEFROIDISSisMfiiÉt. — Au même genre d'expérimense rapporte la méthode du refroidissement, employée par ig et Petit (*) et, plus tard, par M. Regnault(2), pour la nination des chaleurs spécifiques. Elle se fonde sur ce eux corps de même surface et de même pouvoir émissif, $à la température ^dans une enceinte à la température de perdront, en un même temps très-petit dx, des quantités aleur égales, d'où résulteront des abaissements de temjre dt et dt en raison inverse de leurs poids et de leurs urs spécifiques, lieu d'observer les abaissements de température infi- U petits produits dans un même temps très-court, on

hSLOJiG et Petit, jénnaîes de Chimie et de Physique, a* série, t. X, p. Zçp. LlGiUiiLT, jinnaies de Chimie et de Physique, 3* série, t. IX, p. 837.

aô* CALORIMÉTRIE. - THÉORIE MÉCANIQUE.

peut étendre Tobservation à des Inten'alles de temps Hnis, ei à un même abaissement de température» de 5« par exemple.

Soit, en effet, r- la vitesse du refroidissement; on a, pour

l'un quelconque des corps que Ton compare,

où 9(/) est une même fonction inconnue de l'excès /de h température du corps sur la température de Tenceinte. On tire

de là

F est une nouvelle fonction qui, ne dépendant que de 9, scn la même pour tous les corps que nous considérons.

Désignons par Xt et X2 les temps que deux corps, placés dans l'enceinte dont la température est égale à zéro, mettent pour se refroidir de /i à t^; on a

X, :PC[Fi^; -f;/.)],

X,--:VC[V{t,] -F(/2)]

et, par suite,

X2 FC

Xi ~'Tc

Celte dernière relation permet de calculer C quand on connaît C.

Voici comment Dulong et Petit ont opéré. Ils emplovaieni un polit vase d'argent très-mince D (fig. 10), formé de deux cylindres concentriques qui laissaient entre eux un espace annulaire. C'est dans cet espace que l'on plaçait, après Favoir réduit en poudre, un poids P du corps à étudier. On l'v lassait forlemenl, el l'on fermait le vase par un couvercle d'argent percé d'un trou correspondant au tube central, dans lequel on introduisait un thermomètre. Il est évident que toutes les

MÉTHODES CALOItlHËTBlQUES. v}'

loudres que l'on placera dans cet appareil auront la même urface S, qui sera celle du vase lui-même.

Ce vase d'argent était poli extérieurement et sa surface con- «nraii sensiblement le même état pendant les expériences, -'enceinte était formée par un cylindre métallique garni int(v ïeurement de noir de fumée, dans lequel on faisait le vide ur un tube CB et qui était fermé Mirun couvercle rodé A. Le ther- Domèlre était luté dans ce cou- «rcle, et le vase D j était' susvendu par deux lils de soie. Avec es précautions, le pou voir ( missif lemeurail constant.

L'enceinte était, soutenue par es supports en bois; elle était niourée dune enveloppe EF remlie de glace pilée qui mainienaii

température à zéro. Quand on >ulait opérer, on écliaulTait le ise D jusqu'à 3o ou 40"; on le ïçait dans l'enceinte, et, après

oir fait rapidement le vide, on suivait le refroidissement avec I compteur. On mettait les aiguilles eu marche quand la temrature arrivait à t\ ■=\^^'', et on les arrêtait quand elle avait «ssé jusqu'à /j = 5°, ce qui faisait connaître le temps j; du toidissement entre deux excès de température toujours les ^mes.

L'emploi du vase d'argent complique les conditions du reidissement. Si son poids était nul, ainsi que celui du tlier- >niètre, on aurait pour tes deux liquides que l'on compare

jj P'C a;, — PC ■

lis ces poids ne peuvent être négligés; comme ils sont très- Uts par rapport à celui de la substance, il suflit, pour en tecompte, d'ajouter à PC et à P'C' la somme \i. des produits -(-Ki'/ + iii"y', qu'on obtient en multipliant les poids du rcure, du verre du tbermométre et du vase d'argent par

a8* CALORIMÉTRIE. - THÉORIE MÉCANIQUE.

leurs chaleurs spécifiques respectives. Désignons cette somae par /Xy et nous aurons

X2 FC'-f-jUL

• zm —^■^^——^— •

Xi PC -t- fx

La quantité [jl devant être la même dans toutes les expériences, on la déterminait une fois pour toutes en plafifli successivement dans l'appareil deux substances dont les poi P, F et les capacités C, C étaient connues, et Ton résoM réq nation par rapport à tx.

Cette méthode offre l'avantage d'être extrêmement simple; mais elle a l'inconvénient d'être très-indirecte; et, comme be»* coup de causes tendent à faire varier le temps du refroidisse' ment, elles peuvent agir très-inégalement sur les diverses sobstances. Pour ne parler que de la plus saillante, les poudres soi en général des corps peu conducteurs, et le thermomètre dol être à tout instant plus chaud que l'enveloppe. Or, comme c«4 la surface qui rayonne, c'est sa température qu'il faudrait o^ surer, et non celle des parties centrales. De là une erreur (Tu» tant plus grande que la conductibilité est moindre, et qui w* avec la nature des poudres, leur degré de tassement, elc.

En déterminant concurremment par ce procédé ei p» h méthode des mélanges les chaleurs spécifiques de diveis» substances, M. Regnault s'est convaincu que la méthode* refroidissement ne donne pas des résultats exacts pourltf solides. Mais les causes d'imperfection disparaissent quand oi étudie les liquides; car, dans ce cas, les courants intérieurs rétablissent runiformité de la température dans toute la massfi* mesure que le refroidissement tend à le détruire. M. RegM** enfermait les liquides dans un petit vase en verre qui refe>^ un volume toujours égal de substance et dans lequel plonfrf un thermomètre. Le réservoir était placé dans une enceiai* à zéro, vide ou pleine d'air, et qui était analogue à celle de B*" long et Petit.

THERMOCALORIMÈTRE DE M. BE6HAULT. — Plus récenUPei* M. Regnault (<) a indiqué l'usage d'un appareil fondé sur k

(') foir, sur lo thormocalorimètie, une courte Kote de M. IffiM^f^

Fîg. II.

MÉTHODES CALORIMÉTRIQUES. 29*

nérne principe, mais permettant d'effectuer des déterminations tilorimétriques extrêmement variées, et à l'aide de très-petites |uantités de matière.

Son thermocalorimètre est un thermomètre à alcool [fig. 1 1 ), lontle réservoir creux, fermé par un bouchon à Témeri, peut recevoir la substance sur laquelle on veut Boqiérimenter, et dont la tige, recourbée Bt terminée par un réservoir plus petit, porte un certain nombre de divisions fiquidistantes.

L'appareil étant chauffé de manière qae l'alcool monte jusque dans le réservoir supérieur, on porte l'appareil dans une enceinte à zéro, qui ne laisse en dehors que la tige, et Ton note les temps ar, a?', œf que l'alcool met à descendre tfune division n à une autre division n' :' !• quand le réservoir intérieur est vide ; 3f quand. on y a introduit un poids P' tfcau; 3*> un poids P^ d'un liquide dont on ▼eut déterminer la chaleur spécifique C. Oo aura, en désignant par K le poids du thermocalorimètre éîalué en eau.

f où, éliminant K,

*oute détermination nouvelle n'exigera plus que l'observation lU temps x'i qui doit remplacer x'' dans la formule précéente.

On peut employer cet appareil à la mesure des chaleurs spé-

iée dans les Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. LXX, p. 665. La •eription saÎTante du thermocal or i métré est empruntée aux Notes manurites d'un cours fait par M. Bertin aux élèves de deuxième année, à l'École »niial«.

3o* CALORIMÉTRIE. - THÉORIE MÉCANIQUE.

cifiques des solides. Il suffît de prendre des fragments de ceui— cj dont on déterminera le poids, et qu'on introduira dans Fappareil avec un poids déterminé F d'eau, comme Tindique la figure; on aura alors

d'où l'on tirera C.

On étudierait aussi aisément, avec le même appareil, les phénomènes thermiques accompagnant un phénomène physicochimique quelconque, tel que dissolution, cristallisation, etc.

Qi^LEURS SPÉCMQUES DES SOUDES ET DES UQUIDES. 3i*

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