‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 3)Chapitre 59 sur 138 · ET DES LIQUIDES · texte numérisé non relu

ET DES LIQUIDES

ation de la chaleur spécifique avec la température. — Chaleur spéci-

[ue vraie. — Chaleur spécifique de l'eau. — Résultats relatifs aux

lires substances. — Influence des changements de densité et d*état

lysique.

icités atomiques des corps. — Loi de Dulong et Petit. — Loi de Neu-

ann. -^ Relation entre les chaleurs atomiques du composé et de ses

éments.

Jous savons actuellement mesurer la chaleur spécifique d'un ps solide ou liquide. Il nous reste à indiquer les résultats > expériences et à les coordonner. Nous chercherons d'abord la chaleur spécifique d'un corps est une quantité absolumt invariable ou si elle dépend des conditions dans lesquelles trouve la substance, telles que sa température, son état ysique, etc.

TABIATIOH DE LA GHALEÏÏB SPÉCmaUE AVEC LA TEMPÉBATUBE ; UEUB 8PÉCIFI(IUE TRAIE. — Nous avons appelé chaleur spé- ^ue moyenne d'un corps entre deux températures ^ et ^ le

^^enl -^ ,^ — 77 de la quantité de chaleur ^ nécessaire pour P (r — t] P

Ver de ^* à ^® Tuiiilé de poids de ce corps par la différence - /des températures.

)ulong el Petit ( * ) ont établi les premiers, et l'expérience confie, qu'en général la chaleur spécifique moyenne augmente

) DuL05G et PiTiT, jfnnalct de Chimie et de Physique, 3* série, t. Vil,

quand la limite supérieure If s*élève. La manière la plus simple de résumer les résultats obtenus consiste à fournir TexpressioD de la quantité de chaleur Q absorbée par i^' d'un corps que Ton échauffe de zéro à /**. Q est une fonction de la variable U qui se réduit à zéro pour / = o et que Ton peut développer par la formule de Maclaurin

(^ — at-^bt^-\-ct^

On devra calculer les coefficients a, b, c, ... de manière à rapprocher autant que possible la formule des résultats de Texpérience.

Si Ton veut avoir recours à une représentation graphique^OB peut figurer les valeurs de Q par les ordonnées d'une courbe OMM' (fig, 12), construite en prenant les températures pour

abscisses. Puisque — croît avec la température, cette courbe

sera convexe par rapport à l'axe des /; et si Ton considère

deux points M' et M correspondant an températures t et t, la tangente de I'idgle M' MA représentera la chaleur spéd*

fique moyenne -- — -y variable avec la

différence /' — t des deux températures

limites et avec les valeurs absolues de

chacune d'elles.

Si l'on suppose que le point M se rapproche indéfiiiimenl

Q'-O de M, la sécante MM' devient tan^'cnte au point M, et fr^

rl{\

converse vers la limite -y •• Otte limite, que nous nomme

ilt

rons la chaleur spécifique vraie à t', exprime la chaleur

qu'absorbe Funité de poids du corps pour passer de ^à ^4-i"i

si l'on suppose, ce qui est sensiblement vrai, que pour cette va- ■

riation de température la courbe se confond avec sa tangente.

On a, d'après l'équation (i).

rfQ dt

--=a + ibt-{-3ct-

ÀLEDRS SPÊanQUES DES SOLIDES ET DES UQUIDES. 33*

i borne la formule à trois termes, il faudra , pour dcterles trois coefficients, au moins trois mesures calorimés effectuées entre zéro et des températures /, t\ t". Relons d'aiUeurs qu'après avoir trouvé ces coefficients et )ir remplacés dans Féquation (i), celle-ci n'exprimera les s de Q qu'entre les limites de température zéro et f, et formule (i) ne pourra servir au calcul de la chaleur spé- 5 vraie qu'entre les mêmes limites.

2UR SPÉCmaUE de l'EàU. — M. Regnault (Ma fait les es convenables pour un grand nombre de corps liquides. |u*il importait le plus d'étudier, l'eau, fut l'objet d'expés spéciales. Sans les décrire complètement, nous nous rons à dire que l'eau était contenue dans une chaudière 3acité égale à 3oo"* environ, dans laquelle on exerçait ression inférieure ou supérieure à celle de l'atmosphère nettant en communication avec un réservoir rempli d'air ou comprimé. On put ainsi faire bouillir cette eau à des ratures constantes, ou très-faibles, ou très-élevées. Au nt de l'observation, on en faisait passer un poids délerians un calorimètre dont on mesurait le réchauffement. Lpériences furent continuées jusqu'à une température de rt l'on trouva, pour exprimer la chaleur absorbée depuis isqu'à ty la formule

séquemment la chaleur spécifique vraie est •

dt

îux formules donnent les valeurs suivantes à diverses ratures :

SGJiAULT, Eelation des expériences, t. l®*", p. 729, et Mémoires de l'Jca- 9S Sciences, t. XXI.

\, Calorimétrte, — U. 3* fasc.

34* . CALORIMÉT

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