IC0S
, tl COSQ 1 . / 1 1
ïera donc ^> et la quantité de mouvement perdue par
îeite molécule unique sera
Il ces© mi/^cos^9
m,iu cos 9
ia a
Pour Tensemble des molécules comprises entre les deux paoîs, et venant heurter la paroi MN dans un espace égal à Tu- Uté de surface, on aura de même une perte de quantité de Kiouvement
Soit maintenant p la force qu'il faut appliquer en sens ^ntraire sur Tunité de surface de la paroi pour la maintenir )n équilibre; on a, pour une unité de temps,
1 reste à évaluer la somme 2.
Nous avons admis que les molécules gazeuses sont animées le vitesses différentes en grandeur et en direction; mais, leur lombre étant pour ainsi dire infini dans la plus petite masse de (az accessible à l'expérience, on peut sans inconvénient leur illribuer à toutes la même vitesse mojenne u. De plus on exprimera que les vitesses des molécules sont» également dis-
i56* CÂLORIMËTRIE. - THÉORIE MÉCANIQUE.
tribuées dans toutes les directions ( * )> et l*on parvieodrt tiosl à une évaluation rigoureuse de 2.
Mais nous pouvons introduire dans le calcul une simpiiScition considérable, grâce à la conception suivante» due à Kr6ei|. Soit n le nombre des molécules comprises dans Tunité de volume; nous substituerons au mouvement réel des molécalei gazeuses un mouvement s'exécutant dans trois directions fe^ tangulaires choisies arbitrairement, mais de façon que Tune de ces directions soit normale à la paroi que Ton considère etqœ chaque molécule conserve une vitesse égale à ii : le nombre des molécules qui se meuvent normalement à cette paroi sen
^ ; les -^ autres molécules se meuvent parallèlement i la pi-
roi et n*ont aucune influence sur la pression exercée. Oiacue
des -^ molécules agissantes fournit alors à la somme 1 Télé-
ment > et 1 on a
pa = ^ nmu*.
(*) D'un point quelconque O pris au fein de la maase faieaia ciHBi
centre, dccriTons une sphère ayaat TwiÊt pour rayon (fy* 37). La sone «^«'f^.CiB* prise entre les directions qui font, tmt h normale OX à la paroi, lea angles f et f^^ embrasse un certain nombre de wMtkt dont la vitesse actuelle est dans la diricriia des rayons. Le nombre y de eea aalésihi est au nombre total n de moféesles, M» prises actuellement danala apbère, coaatli volume élémentaire Oah^V est aa volaat de la sphère, ou encore eomme la sailMe i* la zone est à la surfaee da U sfibèrs eatiin
y its sin 9 ^p I
sinf </f.
On a pour valeur de /», d'après Téquation (i),
J* * mif'cos* ç nmH* /'* . , j *
Cette expression concorde parfaitement avec Je résultat du calcul rigoureux.
Supposons maintenant que Ton raréfie pu que Ton com-
rfrime le gaz entre les deux plans, dont nous pouvons, pour
Ipliis de simplicité, prendre la distance a égale à i . Nous appel-
Jbrons toujours p la pression exercée par le gaz sur Tunité de
vrCice de la paroi MN [fig, 36). Le nombre n de molécules,
^i occupaient primitivement un volume égal à i , occupe main-
fimant un volume égal à Vj correspondant à une portion de
i^inrrace de la paroi MN numériquement égale à {<'. On a donc,
pour valeur de la pression exercée sur cette surface,
!^' (i) " P^=^^ nmu^ = const.
puisque n,meiu sont des quantités constantes pour un même gu; c*est justement l'expression de la loi de Mariette.
lOI DU HÉLAICrB DES CrAZ. — Considérons maintenant un mélange de plusieurs gaz. Soient /w' et m'' les masses, u' et u" les vitesses moyennes de translation appartenant à une molécule de chacun d'eux ; n' et /i" les nombres de molécules de chaque espèce contenues dans Tunité de volume du mélange : les masses de gaz mélangées sont donc n' m' du premier et ^ m' du second. En répétant le raisonnement qui précède, en trouvera
ou, en désignant par/?' et p" les pressions qui seraient exercées individuellement par chacun des deux gaz occupant seul lé vohune total v^
pv—p'V'^p"Vy p—p'-^p",
Cest la loi ordinaire du mélange des gaz.
LOI DS CrAT-Lïï8SAC. — Les lois précédentes ont été établies comme conséquences nécessaires de notre hypothèse sur la constitution des gaz et des principes de la Mécanique. Nous n'avons encore rien spécifié sur la manière dont la vitesse moyenne des molécules dépend de la température. Or la loi de Gay-Lussac, que nous considérons comme une propriété carac-
i58* CALORIMÉTRIE. - THÉORIE MÉCANIQUE, téristique des gaz, est exprimée par la formule
P^ = 2rsPo^oT.
En remplaçant /^t' par sa valeur tirée de Téquation (i), on a
L^équation {i) exprime justement que la force vive moyenoe mu^ du mouvement de translation d'une molécule gazeuse est proportionnelle à la température T du gaz, comptée à partir de — a73"C. Désignons par Uo la vitesse à zéro : on aura donc en général
TRESSE MOTOniE DU MOUTEHERT SE TBABSLATK» DIS Ht- CULES. — Pour une masse de gaz pesant i^'% on a nm = -
Soit à la densité du gaz prise par rapport à Tair; remplaçons dans réquation {1) les quantités littérales par leurs valeurs po =z I o333''*% To = 0"*=, 7733, T=: 273 H- 1; nous aurons, pour la valeur Uo de la vitesse de translation moyenne à la tempéra* ture zéro C,
Cetfe 7 'if esse t'a ne en raison inverse de la racine carrée de la densitéy et sa valeur numérique pour les gaz commun? est la suivante :
Air 485"
Oxyîîène 461
Azote .^ 492
Hydrogène 1848
CHEMIN MOYEN D'UNE MOLÉCULE. — D'après Icnormité de ces nombres, on serait porté à penser que la diffusion des gaz s'exécute d'une manière en quelque sorte instantanée; mais on voit, avec un peu de réflexion, que le chemin parcouru en ligne droite par une molécule est seulement l'espace qu'elle franchit entre deux chocs consécutifs. On est ainsi conduit à
• THÉORIE DES GAZ. iSg^
hercher combien de chocs une molécule éprouve en moyenne ans Tunité de temps.
Nous ne suivrons pas M. Clausius ( * ) dans les calculs un peu »ngs qu'entratne cette recherche, fondée sur la considération es probabilités. En voici le résultat : U^ longueur moyenne / u chemin d'une molécule est au rayon p de la sphère dans tquelle son action peut s'exercer ( ^ ) comme l'espace total ccupé par le gaz est au volume réellement rempli par les [ihères d*action des molécules. Puisqu'il y a n molécules dans
unité de volume, le volume afférent à une molécule est - ;
5 volume de la sphère d'action est jcjp', et l'on a
- = — i 1 ou ni= 7
p /i . ^ «jp*^ 4 ^P2
Pour préciser, M. Clausius suppose le rapport égal à
300, par exemple; dans ce cas le chemin moyen serait égal à 1 fois la distance moyenne de i molécules , c'est-à-dire à une uantité bien inférieure aux dernières quantités mesurables. II faut remarquer que le nombre des molécules qui parcouînl en ligne droite une longueur supérieure au chemin moyen ;t inférieur à celui des molécules qui parcourent un chemin oindre, dans le rapport de G, 3679 à 0,63-21. L'exc%sdu nombre js molécules à faible parcours est compensé par la moindre endue de leur excursion. Il n'y a qu'un nombre infmiment Hit de molécules qui puissent atteindre, en une fois, un point stant, d'une quantité mesurable, de leur position initiale.
FORCE VIVE DU MOUVEMEIIT VIBRATOIRE. — Nous avons distinlé la force vive du mouvement moléculaire des gaz en force vc de translation des molécules, et force vive du mouvement terne ou mouvement vibratoire (vibration, rotation, etc.). On
(") Voir Mémoires sur la Théorie mécanique de la chaleur ^ traduction Folie,
(*) Si l'on congidére les molécules gazeuses comme des solides agissant au ntact, c'est le rayon même de la molécule.
i6o* CALORIMËTRIE. - THÉORIE MÉCANIQUE.
arrive à déterminer le rapport des deux sortes de forces vires à Taide des considérations suivantes.
Soient a H la force vive totale de Tunité de masse dugu»il la force vive du mouvement de translation.
Quand on échauffe le gaz à volume constant, la force Tire totale de Tunité de volume subit un accroissement tel que
rfH^cErfT;
et comme on suppose nul T = o, on a
II = cET.
D'ailleurs Téquivalent mécanique de la chaleur E, évalué en fonction des chaleurs spécifiques des gaz parfaits, est (p.gi'j.
^__ I poi^o __ pv
Substituant cette valeur dans l'expression de H» on a déGnitivement
D'autre pari, nous avons démontré que la demi-force ^iveK du mouvement de translation a pour valeur
Des équations (3) et (4) on tire le rapport -rj
Ce rapport ne dépend que du quotient -^ des deux chaleurs
spécifiques, sur lequel la théorie ne nous apprend rien; mais Fexpérience établit qu'il est le même pour tous les gaz simples. On a en moyenne pour ceux-ci
Ce rapport est indépendant de la pression et de la température.
THÉORIE DES GAZ. i6i*
Toutes les relations établies précédemment entre les forces es de translation des gaz simples subsistent donc pour les ' ces vives totales H.
■OMBBE DES MOLÉCULES D'UH GAZ. — Les chocs qui se proisent de molécule -a molécule, dans une masse gazeuse, ont ur effet d'égaliser les forces vives moléculaires individuelles, ns un mélange gazeux on aura donc, en désignant par p m', . .les masses, par u, u', ... les vitesses de translan correspondantes des diverses sortes de molécules,
De plus, on sait que, pour un gaz quelconque, le produit — est proportionnel à la température T; et l'expérience ap-
end que le mélange de plusieurs gaz à la même température îst accompagné d'aucune évolution calorifique. Il faut en nclure que les vitesses de translation w, u' des molécules diverses espèces ne sont pas modifiées par le fait du méige, et que l'égalité exprimée par l'équation (6) a lieu entre i vitesses de translation propres aux molécules des gaz sérés.
Soient n, n', ... les nombres de molécules contenues dans nité de volume des divers gaz sous une même pression/?. Ile de l'atmosphère par exemple, on a, d'après l'équa- ¥i(i) (p. i57*),
/?(/ --- nmu' ^ n'm'u'- — . . . ,
, en tenant compte de l'équation (6),
Ainsi ions les gaz oni, sous le même volume ^ le même *mbre de molécules ; le rappori des densiiés des divers \z est celui des poids d'une molécule de chacun d'eux.
UTERPBÉTATION DE LA LOI DE DULONG ET PETIT. — Nous avons nonce (p. 78*) que tous les gaz simples très-éloignés de ir point de liquéfaction, c'est-à-dire obéissant aux lois de
, et B., Calorimétrie, — H. a» fasc. ii
i6a^ CÂLORIMÉTRIE. — THÉORIE MÉCANIQUE.
Marîotte et de Gay-Lussac, possèdent , à volume égal, h même chaleur spécifique sous pression constante. Puîsqu'an même volume de ces divers gaz contient le même nombre de molécules, on peut dire que la chaleur spécifique d'une de ces molécules est la même pour tous. La troisième colonne du tableau de la page 78* se rapporte à ces chaleurs spécifiqaet atomiques.
L*absorption de chaleur d'où résulte pour un gaz une élection de température de i" a pour effet d'accroître : i**la vitesse de translation u des molécules; 1^ la force vive du mouvemeat vibratoire.
Pour tous les gaz qui obéissent à la loi de Mariotte, 001 pu^ ] nmu^y c'est-à-dh'e que la force vive du mouvemeni de translation, correspondant à une unité de volume, est la mène pour tous à la même température. Nous avons dérnooM [équation (5)] que le rapport de la force vive de translaiios
à la lorce vive totale ne dépend que du rapport -% quicslk
même pour tous les gaz simples; pour ceux-ci, la force we totale et, par suite, le travail interne de la dilatation, rapportés à Tunité de volume, sont aussi les mêmes.'
Examinons maintenant le cas des gaz composés formés stf condensation. Nous avons vu (juc pour ceux-ci la chifc* spécifique atomique se conserve dans la combinaison, û^t puisque le volume du composé est égal à la somme dB volumes des composants , le nombre des particules coi^ tuantes (') contenues dans l'unité de volume demeure le mé* la force vive totale du mouvement de translation, et par s* la force vive de translation individuelle de chaque partkil^ ne .sont pas changées; enfin la force vive vibratoire deme« aussi la même, puisque le rapport des deux forces vives it
dépend que du rapport -5 qui est, pour ces gaz, le méine^*
pour les gaz simples. Ainsi s'explique la conservatkm i^^ chaleur spécifique atomique.
(*) Voir plus bas la distinction u ctjblir entre cet partlcmlet «ni ato**^ W% molécules du gaz composé.
THÉORIE DES GAZ. i63*
U n'en est pas de même pour les gaz formés avec con-
snsation. Alors, en effet, le nombre des particules consti-
antes contenues dans Funité de volume est plus grand que
mr les gaz simples composants; comme, d'ailleurs, la force
ve totale de translation, relative à Funité de volume, conserve
même valeur que pour les gaz simples, la force vive de
anslation afférente à une particule unique diminue; mais
lus avons vu (p. 79*) que, quand les gaz composés obéissent
IX lois de Mariotte et de Gay-Lussac, leur chaleur spéci-
]ue atomique demeure sensiblement invariable ; il faut donc
le la portion de cette chaleur, correspondant à la force vive
5s mouvements vibratoires, soit plus considérable que pour
s gaz simples, c'est-à-dire que — soit plus faible pour les gaz
indensés. C'est en effet ce que l'expérience enseigne, et ce le l'on trouve en calculant le rapport de C (observé), et 5 c calculé d'après l'équation
urnie par le principe de l'équivalence [voir la dernière co- >nne du tableau de la p. 74*].
ATOHBS ET MOLÉCULES. — VOLUMES ATOMIOUES. — Nous avons ^montré que tous les gaz, simples ou composés, ont le même ombre de molécules par unité de volume. Il résulte de là que,
l'on considère deux gaz simples combinés sans condensaon, comme le chlore et l'hydrogène par exemple, on est Wigé de considérer une molécule unique d'hydrogène ou de feilore comme formée de 2 atomes, et la molécule d'acide tilorhydrique comme résultant de l'union d'un atome d'hydrofene et d'un atome de chlore. Pour deux gaz qui se combinent i^ec condensation, comme l'hydrogène et l'oxygène, les choses ^ passent d'une manière différente et une molécule d'eau, par temple, réunit 2 atomes d'hydrogène et i d'oxygène. Cette lanière de voir est adoptée aujourd'hui par un grand nombre ^ chimistes.
Le nombre des atomes réunis dans une molécule est né-
i64* CALORIMÉTRIE. - THÉORIE MÉCANIQUE.
cessairement un nombre entier; par suite le poids moléculaire d*un gaz composé doit être la somme de multiples entiers des poids moléculaires des gaz simples constituants ; loi des proportions multiples.) Ces poids sont proportionnels aux équivalents admis par les chimistes, ou à des sous-multiples simples de ces équivalents.
On appelle volume atomique d'un gaz le quotient de soi poids équivalent par sa densité. Ces volumes seraient les mêmes pour tous les gaz, si les équivalents étaient identiques auxpoids moléculaires que nous considérons; comme ils peuveoia être des multiples simples, les volumes atomiques peuveU aussi être des multiples simples d'un même nombre consUuiL
rROTTEMENT INTÉBIEnB DANS LES GAZ (<). — Considérons oiM couche de gaz comprise entre deux parois planes parallèles, Tune B immobile, Tautrc A glissant dans son propre plan avec une vitesse invariable en grandeur et en direction. Les molécules en contact immédiat avec la paroi A participent à ?ob mouvement d'entraînement, tandis que celles qui sont en contact avec B sont d?ins le même état que si A était immobile.Ce fait de l'adhérence des gaz aux parois solides est démontré par' rexpérience, et nous radmcllrons sans chercher à l'expliquer.
La masse AB de gaz esl dans une sorte d'équilibre mobile: chaque tranche inliniment mince, prise parallèlement aux plan? AetB, participe d'autant i)Ius au mouvement denlraînemeni qu'elle est plus près de A. A travers un plan quelconque parairallèle aux parois passent, dans im temps donné, un certala nombre de molécules, la moitié dans un sens, l'autre dafl? le sens opposé. Ce passage, résultant du mouvement d'aptation propre du gaz, est accompagné nécessairement d'uflf perte de force vive pour les molécules qui se rapprochent (l« la paroi B, d'un gain de force vive pour celles qui se rappri>" chentde A.C'est ce qui produit \q frottement intérieur ^^^p^-
Pour simplifier les calculs, nous admettrons quelouteste
(*) La méthode cpic nous avons adoptée dans l'ctude des questions $ui"Bï«*» relatives à la tliéorie des (jaz, a été exposée avec beaucoup de soin |)ar M. ^^^ dans un article inséré au Journal de Physique de M. d'Aluieida, t. VI, p. 73eli;>'
THÉORIE DES GAZ. i65*
molécules gazeuses possèdent leur vitesse moyenne m, et parcourent en ligne droite leur chemin moyen /; de plus nous apposerons que le tiers des molécules se meut dans la direcion normale aux plans A et B entre lesquels le gaz se trouve »mpris. Cette dernière hypothèse, ainsi qu'on Ta vu, conduit
des résultats parfaitement rigoureux en ce qui concerne la cession (*).
Menons à travers la masse gazeuse un plan C parallèle aux lans A et B; les molécules qui, dans leur excursion de lonueur /, traverseront ce plan sont actuellement comprises entre eux plans D et E parallèles à AB et situés à une dislance / en vant et en arrière de C [fig, 38).
Fip. 38.
fc r —
t: ir
P z. Jui. - - I — I S-
Considérons, en particulier, une couche PQ, située à une Estance x du plan C du côté de la paroi immobile, et dans celle ouche une portion MN, de section égale à i ; l'élément de voime ainsi déterminé contient ndx molécules, dont le tiers se fceut avec la vitesse u vers le plan C. Dès que ces molécules ^Tancent, elles sont remplacées par d'autres placées en arrière, e telle sorte que la densité du gaz demeure toujours la même
Kfe chaque point. Au bout d'un temps -? toutes les molécules
m progressé d'une longueur /, c'est-à-dire que toutes les modules, comprises entre les plans C et D et dirigées normalelent à C, sont arrivées entre les plans C et E, et ont été remlacées par des molécules venant de plus loin. Lé contingent
(*) Ce mode de raisonnement a été introduit dans la question actueUe par • Von Lang {^Einleitung in die eheoreiische Phjrsik, Braanschweig, 1870}.
i66* CALORIMÉTRIE. - THÉORIE MÉCANIQUE. de molécules fourni par chaque tranche, telle quePQ» et inversant le plan C, se renouvelle donc j fois par seconde; oo peut dire que dans une seconde Télément de volume HN eovoie pour son compte ^rijdx molécules.
Soient i'o la vitesse de translation dont le gaz est animé dans le pian C parallèlement au plan, (^ la vitesse de translation daos la couche PQ. On peut développer i^ suivant la formule de Maclaurin
dx
et, à cause de la petitesse de x, arrêter le développement m second terme. Les molécules parties de la couche PQ vont s'arrêter de Tautre côté du plan à une distance / — x, el posséder à ce moment une vitesse de translation v'
La quantité de mouvement de chacune d'elles doit donc s> ||
croître de
dv
ml
dx
if
Donc les j n . dx molécules, envoyées en une seconde p«î la surface mn, absorbent une quantité de mouvement
:i mn - / -- dx = ^ mnu -j- dx.
Remarquons maintenant qu'en une seconde le planCaf*^ traversé par des molécules venant de toute la région CD;" quantité de mouvement absorbée par l'ensemble des molécules qui ont subi le passage est donc
j mnu - •* dx
dx - T mnu/
di^ dx
Telle est la quantité de mouvement absorbée par second***
r unité de surface du plan C. On appelle coejficient de frotte-
dv ent m le facteur de — dans'cette expression ; mais on le rap-
»rte à Tunité de poids du gaz, de sorte que le coefficient n a mr valeur
yj = ^ gmnul.
Mous savons d'ailleurs que
lantité indépendante de la température et de la pression, que
désignant la vitesse moyenne des molécules à zéro. La connte de frottement yj serait donc indépendante de la pression, proportionnelle à la racine carrée de la température absolue.
SPÉBIEXCES sur le FROTTEMElfT DES GAZ. — Les coefficients de Uement ont été mesurés directement par Graham (*), xwell (=^), O.-E. Meyer (3), Meyer et Springmûhl( »), Kundt Warburg (s), etc. Diverses méthodes ont été employées par » expérimentateurs.
Iraham mesurait la quantité de gaz qui s*écoule par un tube biliaire dans l'unité de temps. Cette quantité dépend du coefent de frottement e du gaz contre la paroi et du coefficient frottement intérieur tî, d'après la formule
*) Gradam, Jnnales de Poggendorffy t. XVII, p. 34», et t. XXVIII, p. 33i.
*) Maxwell, Philosopkical Transactions, p. a49> '866; et Philosophical
patine, 4* série, t. XXXV, p. 129 et i85.
') O.-E. Meter, Jnn. de Poggendorff, t. CXXV, p. 177, 4oi et 564 ; l.CXXVll,
t53 et 353; t. CXLllI, p. 14. ^oir aussi Journal de Physique, t. II, p. 268.
•) Meter et SpRi!<GMunL, Jnnales de Poggendorff, t. CXLVIII, p. 526, et
^nal de Physique, t. III, p. 296.
') KcNDT et Warbubg, Annales de Poggendorff, t. CXLV, p. 337 et 525, et
^nal de Physique, t. V, p. 118.
i68* CALORIMÉTRIE. - THÉORIE MÉCANIQUE.
dans laquelle V est le volume écoulé dans Tunité de temps et mesuré sous la pression p', L la longueur du tube, R son rayon. Si Ton admet que Tadhérence du gaz à la paroi esl absolue, c'est-à-dire que e est infini, la formule simplifiée pemHH de calculer aisément les valeurs de n. Cette méthode esiswtout avantageuse pour déterminer les valeurs relatives du coefficient de frottement des différents gaz.
0. E.-Meyer, Maxwell ont employé une autre mélhodc, consistant à observer le décroissement d'amplitude desosdllations d'un disque suspendu à un fil de torsion et plongé dins le gaz dont on veut mesurer le coefficient de frottement. Void les nombres donnés par Meyer pour le coefficient de froliemeDl à zéro :
mm
Oxygène o ,0000223
Air o ,0000220
Azote 0,0000196
Oxyde de carbone 0,0000194
Acide carbonique 0,0000168
Hydrogène .♦ o ,0000098
En admettant ces \Tileurs comme exactes, on peut calculer la longueur du chemin moyen
d'une molécule de gaz; gmn esl le poids de !' unité de volume, et les vitesses moyennes u nous sont déjà connues. On trouve ainsi :
Gaz. /.
Air 0,000090
Oxygène 0,000096
Azote 0,000089
Oxyde de carbone 0,000089
Acide carbonique 0,000062
Hydrogène 0,000169
Pour l'air, sous.ia pression de 760""", la valeur de / estàpc'* près le sixième de la longueur d'onde de la lumière jaune co^ respondant à la raie D.
Fijj. 39.
ce qui concerne la loi de variation du coefficienl yî, Texice a parfaitement vérifié qu'il est indépendant de la prèsmais ce coefficient dépend de la température, d'après oi plus compliquée que ne le fait prévoir la théorie. Il avec la température, et les formules empiriques, fournies égard par les divers expérimentateurs, ne sont pas bien 3rd les unes avec les autres.
PÏÏ8I0N DES ftAS ( * )• — Considérons deux gaz à la même ârature et à la même pression, séparés par une cloison j A [fig- 39). Nous pouvons limiter les masses gazeuses rennent part actuellement à usion, à des épaisseurs / du , et /' du gaz G'. Prenons dans n A une surface MN égale à é et sur laquelle nous apis, de part et d'autre, des les de hauteur /et /'; ^nl nombre des molécules apnant au prisme MNPQ qui •seront la surface MN avec
îsse moyenne u. Si d'ailleurs le renouvellement des mois du prisme ne s'opérait que dans le sens PM, il serait
let après une durée -> et s'effectuerait j fois par se-
î ; de telle sorte que le nombre des molécules qui passe- L en une seconde du côté G au côté G' du plan A serait ' pour la même raison il passerait en sens contraire molécules du gaz G', puisque n est le même pour tous les 3i l'on a a'> tf, il y aura accroissement de pression d'un de la cloison et diminution égale du côté opposé. C'est ivement ce qui a lieu quand, la diffusion s'exécutant ers une paroi poreuse, l'équilibre de pression ne peut se lir par un transport des couches gazeuses, effectué tout ! pièce et indépendant du mouvement d'agitation des