TURE
i5°ài6«
COEFFICIENT de
TiSCOSité.
o,oi;83 o,oi3o9 o , 00694 o,oi54o 0,01993 0,03797 0,01602 42,18
EXPERI- MENTATEUR .
Poiseuille.
Id.
Rellstab.
Id.
Id.
Id.
Warburg.
Schôttner.
Obermayer.
Id.
Nous considérons ici le storax et la poix comme des liquides visqueux. Bien que la poix soit assez dure pour ne pas être rayée par Tongle, un bloc de poix abandonné à lui-même, à température constante, s'affaisse peu à peu et s*écoule dans tous les sens comme un liquide. Nous citerons à cet égard une expérience bien curieuse. On place au fond d'une rainure creusée dans un bloc de bois quelques débris de liège; on ferme ensuite la rainure par un morceau de poix sur lequel on dépose de petites pierres; au bout de quelques jours la poix s'est moulée sur la rainure, le liège est à la surface et les pierres sont au fond; ces solides ont donc traversé la poix de part en part sous l'influence de forces aussi médiocres que l'action exercée sur eux par la pesanteur. Le résultat final est le même que si la poix était un liquide dont l'équilibre serait régi par les lois ordinaires de l'Hydrostatique (*).
DOUBLE RÉGIME DU HOUVEHEHT DES UttUIDES. — On doit à M. Couette (') de belles recherches comparatives sur le mouve-
(*) Obermayer, Wiener Anzeiger, 1877, p. 90, et Beiblàtter, t. I, p. 336. (») Couette, loc, cit.
l36* PHYSIQUE MOLÉCULAIRE,
ment des liquides visqueux dans des limites de vitesses très étendues : elles ont été réalisées soit par la méthode de Poiseullle, soit par une méthode spéciale consistant à faire tourner d'un mouvement uniforme un cylindre solide vertical dans un cylindre creux de rayon un peu plus grand, et à observer l'entraînement du cylindre extérieur quand rintervalledes deux cylindres est rempli par le liquide étudié. En admettant comme ci-dessus la proportionnalité de la composante taDgentielle de la pression, à la vitesse relative, c'est-à-dire l'invariabilité du coefQcient de viscosité y), les équations du mouvement slationnaire du liquide s'intègrent et permettent de déduire le coefficient y) de la mesure du couple de rotation développé sur le cylindre extérieur.
Les recherches de M. Couette ont mis en lumière un fait important déjà observé par Darcy ( *) et par M. O. Reynolds ('), c'est que le mouvement des liquides peut s'effectuer suivant deux régimes entièrement distincts, l'un correspondant aoi faibles vitesses, conforme aux hypothèses qui ont servi de base à nos calculs et fournissant, quel que soit le procédé employé, des valeurs de yî constantes; l'autre, relatif aui grandes vitesses, auquel nos hypothèses ne s'appliquent point et qui fournit des valeurs de yj croissant avec la vitesse. Par exemple, avec des tubes de verre de o*^"*, o5 de rayon et pour un débit de q centimètres cubes d'eau par seconde, M. Couette a obtenu les valeurs suivantes de y) à la température de lo»;
q, T|. Mo.enne.
0,9911 0,0l3ll
1,344 o,oi3io