‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 16 sur 185 · EFFET D'UNE FORCE CONSTANTE · texte numérisé non relu

EFFET D'UNE FORCE CONSTANTE

GOHPABAISON DES FORGES AUX POIDS. — On vérifie, par la flexion d'un ressort, que le poids d'un corps dans un même lieu et à des hau^teurs peu différentes est absolument invariable. La pesanteur est donc une force constante.

On pourra comparer les poids entre eux à l'aide d'un appareil quelconque fondé sur les lois de la Statique, par exemple à l'aide d'un levier, d'une balance, etc. Nous choisirons provisoirement comme unité de poids le gramme-poids : c'est, par définition, le poids que possède à Paris et au niveau de la mer i*=° d'eau distillée prise à la température de son maximum de densité; mais pratiquement on appelle gramme-poids la millième partie du poids que possède dans les mêmes conditions le kilogramme étalon construit par ordre de la Convention nationale, et qui est déposé au Conservatoire des Arts et Méiiers.

Toutes les forces peuvent être évaluées en poids. La comparaison des forcés aux poids s'effectue par des phénomènes d'équilibre, à l'aide de dynamomètres appropriés, tels que ressorts, balance de torsion, balance bifilaire, etc. La forme des appareils change d'ailleurs suivant la nature et la grandeur des forces à mesurer, et devra être étudiée à part dans chaque cas.

EFFET D'UNE FORGE CONSTANTE SUR UN GORFS. PRINCIPE DE L'INDÉ- PENDANCE DE L'EFFET D'UNE FORGE SUR UN CORPS ET DU MOUVEMENT ANTÉRIEUREMENT ACaUIS PAR CE CORPS (< ). — L'effet d'une force sur un corps libre de se mouvoir ne peut être que de faire varier la grandeur ou la direction de la vitesse dont il est animé, c'est-à-dire de produire une accélération. On admet que i^effet d'une force sur un corps est indépendant du mouvement antérieurement acquis par ce corps, ce qui revient à dire qu'une force constante en grandeur et en direction produit aussi une accélération constante.

(*) Ce principe est dû à Galilée; ses recherches sur la pesanteur, qui ont fait faire de si grands progrès à la Mécanique, sont exposées dans ses Discorzi e demostrazioni matematiche intorno a due nuove scienze attenenti alla Mecanicaj etc., publiés pour la première fois à Leyde en i638 ( Poggendorff, Geschichte der Physiky p. aSj).

J. et B. — i (4«édit., 1888). i«' fasc. 3

Si le corps est sans vitesse initiale ou animé d'un mouvement de translation de même direction que la force, le mouvement sera uniformément varié. La formule générale de ce mouvement (p. 16) est

(i) e=f{û)=:a-^bt-^ }

d'où

(2) {fz=f{t) = b-hct.

Quand la vitesse initiale b est nulle ou de même sens que la force, le mouvement est uniformément accéléré; quand elle est de sens contraire, le mouvement sera d'abord uniformément retardé, puis, pour une valeur du temps déterminée par la relation

la vitesse changera de signe et le mouvement deviendra uniformément accéléré. A ce moment le mobile est à une distance de l'origine égale à

Quand on suppose aetb nuls, les formules (i) et (2) deviennent

Ç =zct.

Éliminant ^ entre les équations (3), on obtient encore la relation intéressante

ne

Considérons un point matériel soumis à une force constante dont la direction ne coïncide pas avec celle de la vitesse initiale, le mouvement produit peut être considéré comme résul-

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