‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 24 sur 185 · BB · texte numérisé non relu

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donc le point C est en un moment quelconque le centre de gravité des deux corps, et il reste immobile.

Il résulte de là que, si une pièce de canon et le boulet qu'elle lance étaient libres de toute résistance, leur centre de gravité commun resterait indéfiniment le même. Cette conséquence se généralise : ainsi l'on démontre qu'une bombe dont le centre de gravité décrii une parabole dans le vide, éclatant pendant sa course, se divise en divers fragments.

dont le centre de gravité commun continue à décrire la parabole.

CHOC DES COBPS (*). —Faisons maintenant Tapplication du principe à l'un des cas qui intéressent le plus le physicien, celui du choc des corps. Je supposerai deux masses homogènes, nty m! ifig. -23 ), ayant reçu des vitesses constantes Vy v' dirigées Fig. 23.

de A vers B. Lorsque v sera plus q 0

grand que if' y les corps arrive- a b

ront à se rencontrer, ce qui constitue le phénomène du choc. Alors les deux corps sont, au premier instant, pressés Tun contre Tautre, leur élasticité entre en jeu ; la vitesse de B augmente d'une quantité x', celle de A diminue d'une quantité x qu'il s'agit de déterminer.

Nous étudierons théoriquement deux cas : i** celui de corps absolument dénués d'élasticité ; 2*» celui de corps parfaitement élastiques. Bien entendu, aucune substance ne peut être rigoureusement classée dans l'une de ces catégories, mais le plomb d'une part, l'ivoire ou l'acier de l'autre, se rapprochent suffisamment des conditions théoriques pour se prêter à des vérifications approchées. Tous les corps donneront, à des degrés différents, des résultats intermédiaires à ceux que nous allons trouver.

Premier cas : Corps dénués d'élasticité, — Si les masses ne sont pas élastiques, elles s'écrasent par le choc et restent ensuite déformées. Elles ne se sépareront pas et continueront à marcher avec une vitesse constante commune.

(') Le problème du choc des corps ayant été mis au concours en 1668 par la Société Royale, trois Mémoires, l'un de Christophe Wren, les autres de Wallis et de Huygens, répondirent à cet appel. Wallis n'avait traité que le choc central de deux corps dépourvus d'élasticité, tandis que Wren et Huygens n'avaient considéré que le choc de corps parfaitement élastiques. Ces savants donnèrent les formules que l'on emploie encore aujourd'hui.

Plus tard, Huygens développa complètement la théorie du choc dans un Mémoire publié en 1708, sous le titre De motu corporum ex percussione (Pog- GEKDOBFF, Gcschichte der Phyaih, p. 63o-634 ).

En venu du principe de T égalité de Taclion et de la réaction, X et x^ sont des vitesses résultant d*une même force appliquée pendant le même temps à des masses différentes ; on a donc la relation

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