‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 65 sur 185 · BAROMÈTRE FIXE · texte numérisé non relu

BAROMÈTRE FIXE

bons qui sont à la base du tas B pour les porter à son sommet, ce qui arrête TébulUtion en bas pour la faire naître plus haut, et, en continuant peu à peu ce transport des charbons tout le long du tube, on fait successivement bouillir toutes les parties du mercure qu'il contient, et Ton balaye par la vapeur qui se forme toute Thumidité et tout Tair qui étaient primitivement restés en adhérence avec le verre.

Après cette opération, le mercure a complètement changé d'aspect. Non seulement les bulles ont disparu, mais la surface a pris réclat vif et métallique du miroir le plus parfait : c'est à ce signe que Ton reconnaît si le baromètre est bien purgé.

Après le refroidissement, on coupe Tampoule qui terminait l'extrémité ouverte du tube, on achève de remplir avec du mercure sec et chaud, jusqu'à ce que le sommet liquide dépasse les bords du tube par un bouton convexe ; on ferme avec le doigt en écrasant le bouton, et l'on retourne l'appareil pour le plonger dans le bain comme le faisait Torricelli. 11 faut s'assurer qu'au moment où Ton enlève le doigt aucune bulle d'air ne remonte dans la chambre barométrique.

Quand un baromètre a été construit comme nous venons de le dire, il faut le munir d'une échelle divisée en millimètres pour mesurer à chaque moment la distance verticale des deux niveaux ; or, comme le mercure ne peut s'élever dans le tube sans baisser d'une quantité correspondante dans la cuvette, il faudra que l'échelle soit disposée pour que l'on puisse à la fois observer les positions des deux sommets, puisqu'ils sont tous deux variables. Cette nécessité complique l'appareil, et l'on a inventé pour y satisfaire différentes dispositions que nous allons faire connaître.

BAROMÉTBC FIXE. — Si le baromètre est destiné à des expériences précises de laboratoire, et qu'il ne doive pas être déplacé, on emploie pour cuvette une auge de fonte qui a la forme d'un parallélépipède rectangulaire droit ( * ) {Jig- 91). On

(*) Les baromètres fixes ont parfois une section de plusieurs centimètres carrés, et, en ce cas, on ne pourrait procéder au remplissage et au retourne»

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la fixe contre une planche épaisse scellée dans le mur; on soutient le tube barométrique par des tasseaux Ç et C, et les mesures des bauteurs sont prises avec un cathétomètre réglé à l'avance et immuablemeni établi en Tace de l'appareil. Pour obtenir ces mesures avec toute l'exactitude possible, on a disposé au-dessus de la cuvette une vis verticale à deux pointes A que l'on manœuvre au moyen d'un bouton lileté, et qui monte ou descend dans un écrou immobile. Au moment où l'on veut opérer, on fait descendre la pointe inférieure jusqu'à toucher le mercure, et l'on réalise ce contact avec une extrême précision, car l'observateur voit à la fois la pointe et son image réflécbie par le mercure marcher l'une vers l'aulre quand on approche de l'affleurement, se toucher quand on l'alteini, et la surface de mercure se déprimer en ombilic quand on le dépasse. Une fois le contact obtenu, on vise avec le cathétomètre le niveau du mercure dans le tube d'abord, puis la pointe supérieure de la vis, et, pour avoir la hauteur cherchée, on ajoute à la course de la lunette la longueur de la pointe aflleurante, qui est constante et que l'on mesure une fois pour toutes. De tous les baromètres, celui-ci est le plus simple, et de toutes les méthodes pour mesurer les hauteurs, celle que nous venons d'indiquer est la meilleure, car, pourvu que le cathétomètre soit bien réglé, et l'on peut toujours . vérifier ce réglage, on trouve directement la différence verticale des niveaux ; ensuite on obtient l'affleurement de la pointe

msDt du tuba suas dangor presque ialBillible de rupture. Après avoir dreuê le tulM ouvert sur la cuvelle ut l'avoir I1>é, on se borne alors à faire le vide à Ea partie supérieure à l'nido de la machine pneumatique à mereure quiien décrite ultérieure ment. Cette opération est répétée tous leajours, jusqu'à ce que l'on observe qu'après un repon prolongé la machine pneumatique à mercure ne produit plus aucun effet. On rsm'illit alors à la lampe la partie supériene, précédeminent el&lée, du tube ; la presaion almospliérique rapproche les paroû du verre qui se soudent d'elles-mêmes.

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