‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 66 sur 185 · BAROMÈTRE DE FORTIN · texte numérisé non relu

BAROMÈTRE DE FORTIN

avec une grande rigueur, el, en troisième lieu, la mesure esi faiie parla plus exacie des mélhodes connues, au moyen d'une lunette qui grossit les objets visés, et avec une précision qui dépasse ^ de millimètre. Ce boromèire est dû à Itegnaull.

BABOllËTBfi DE TOBTn. — Mais il n'est pas toujours possible d'installer le baromètre comme nous venons de le faire. Puisqu'il doit servir à '''B- O'mesurer la baiiteur des montagnes, il faut le rendre portatif, et, sans diminuer la précision des mesures, il faut simplifier le mojen de les faire. Le baromètre de Fortin, que nous allons décrire, satisfait pleinement à ces nécessités. La cuvette, représentée en coupe dans la Jïg. 93, est fonnée : 1° par un couvercle de buis CC, doublé de cuivre extérieurement et sui^ monté d'un tube central BB pour laisser passer le baromètre ; 2" par une lanterne cylindrique de verre DD mastiquée à ses deux bouts, et maintenue par trois tiges de cuivre à vis dont l'une se voit en CH; 3" par un large tube vissé EFGH qui porte une vis ascendante Q ; 4" par un cylindre de buis MNMN qui est composé de deux bagues vissées l'une sur l'autre, la première MM fixée à l'enveloppe, et la seconde NN qui peut se démonter et qui se prolonge par un sac de peau de chamois lié sur-son contour : ce sac est le fond de la cuvette ; il soutient le mercure qu'elle renferme, et il est lui-même appuyé sur l'extrémité de la vis Q. Toutes ces pièces sont figurées en perspective, démontées et renversées, dans \afig. 95.

On conçoit qu'en élevant ou en abais- ^

sant la vis Q on fait monter ou descendre le fond mobile, et par suite le mercure qu'il renferme; on

peut, dès lors, profiter de cetie disposition pour amener à un point invariable le niveau dans la cuvette. A cet effet, le couvercle ce est percé d'un trou latéral qui donne accès à une pointe d'ivoire A invariablement fixée et dont l'extréinité marque le niveau constant où l'on ramène ie mercure au moment de chaque observation, en faisant jouer la vis Q. L'affleurement se régie avec la même précision et par le même moyen que dans l'appareil précédent.

Il nous reste à décrire ie tube barométrique qui vient plonger dans la cuvetle à travers l'ouverlure centrale BB {fig. 93), Une pièce de peau de chamois, liée d'une part sur le tube et de l'autre sur le prolongement BB, Tixe ces parties l'une à l'autre, laisse pénétrer l'air sans obstacle dans la cuvette; mais, étant imperméable au mercure, elle l'empêcherait de s'échapper s'il arrivait jusqu'à elle. Pour garantir le lube des chocs qu'il pourrait recevoir, on le couvre d'une enveloppe cylindrique de cuivre que l'on visse en BB et sur laquelle est tracée en millimètres une division dont. le zéro correspond à la pointe d'ivoire, c'est-à-dire au niveau constant où le mercure est ramené a chaque observation. Dans le haut, l'enveloppe est coupée iongitudinalement par deux fentes opposées (Jts. 93), à travers lesquelles on voit le sommet A du mercure et où se meul un curseur annulaire D que l'on fait monter ou descendre au moyen d'un pignon G' le long d'une crémaillère. Si l'on veut faire une mesure, on descend le curseur en tenant l'œil dans le plan horizontal qui passe par ses bords antérieur et postérieur, Jusqu'au moment où ce plan devient tangent à la surface supérieure du mercure. Ce curseur porte un vernier dont les divisions courent le long de celles qu'on a marquées sur le tube. Le zéro fait connaître le nombre de millimètres, et le numéro de la division coïncidente exprime les dixièmes.

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