‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 69 sur 185 · BAROMÈTRE MÉTALLIQUE · texte numérisé non relu

BAROMÈTRE MÉTALLIQUE

de soie enroulé sur l'axe de la poulie G. Celle-ci porte l'aiguille F mobile sur un cadran divisé; un petit ressort antago-

niste agit sur la poulie en sens contraire du cordon, de manière à le maintenir tendu.

La fig. 102 montre une disposition moins avantageuse, due â Bourdon. CAB est un tube en laiton de section ovale, recourbé en cercle, fixé par son milieûÂ, libreenB et Cet dans lequel ^"^' "'^'

on fait le vide; quand la pression augmente, le tube se recourbe davantage, ses extrémités B, C se rapprochent; elles s'écartent quand la pression diminue : leur mouvement, amplifié par le levier EDF et le pignon G, se transmet enfin à l'aiguille HI.

Il est nécessaire de comparer de temps à autre ces instruments au baromètre normal pour rectifier leurs indications, car le point où s'arrête l'aiguille quand la pression

est de 76^" se déplace à la longue, par suite d'une déformation lente de l'organe métallique sensible.

i88 HYDROSTATIQUK.

USlCrE DES BAROHÈTBES. — La recherche de toutes les modifications que subit l'atmosphère est un des problèmes qui nous intéressent le plus, et le baromètre, en nous montrant des pressions variables et en les mesurant à chaque moment, nous permet d'envisager un des côtés de la question. Aussi les météorologistes enregîstrent-ils les indications de cet instrument, et voici quelques-uns des résultais généraux que Ton peut extraire da leurs observations.

Le baromètre est soumis dans chaque lieu à des oscillations continuelles; mais, en notant sa hauteur à chaque heure du jour et de la nuit et en faisant la moyenne de toutes les mesures, on a ce que Ton nomme la moyenne du jour; delà on passe aux moyennes des mois et de Tannée de la même manière.

On trouve qu'en chaque lieu la moyenne annuelle est constante; mais elle varie d'un point à Tautre du globe» ce qui tient à deux causes, à la différence des altitudes d'abord et à celle des latitudes ensuite. La première de ces causes de variations suit des lois connues et assez bien établies pour qu'on puisse en calculer l'effet, comme nous le ferons bientôt, et réduire, comme on le dit, les observations au niveau dé la mer. Quand on fait cette correction aux moyennes des divers lieux et qu'on les compare ensuite entre elles, on saisit la variation qui dépend de la latitude; or on a remarqué que cette hauteur moyenne du baromètre augmente de Téquateur jusqu'à 36% pour diminuer ensuite en s'éloignant vers le pôle.

Si les moyennes annuelles de chaque lieu sont constantes, il n'en est pas de même des moyennes mensuelles, qui varient dans le cours de l'année et qui sont généralement plus grandes en hiver qu'en été.

Quant aux observations faites dans la même journée, elles sont soumises à des oscillations très régulières ; ce sont les seules qui affectent le baromètre à l'équateur, où elles atteignent une valeur plus grande qu'ailleurs. Suivant de Humboldt> il y a deux minima, à 4** du soir et à 4*" du matin, et ils sont séparés par deux maxima qui se remarquent à lo*' du matin et à lo*" du soir. L'amplitude de l'oscillation du jour est égale à a™'", 55, celle de l'oscillation de nuit, entre 4** du soir

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