MACHINE PNEUMATIQUE A MERCURE
HACIIIHE PHEUKATIAUE A HERGUBE. — Le vide barométrique étant bien plus parfait que celui que Ton peut obtenir avec un piston se mouvant dans un corps de pompe, l'idée de faire une machine pneumatique fondée sur Texpérience de Torricelli a été mise eh pratique par divers constructeurs, et en particulier par Geissler (*). Nous allons donner une description de cette machine, telle que M. Alvergniat Ta modifiée et perfectionnée.
Un réservoir B {fig- i33) communique par un tube de caoutchouc I suffisamment long avec un tube barométrique terminé à sa partie supérieure par un renflement oblong A qui forme la chambre barométrique. Le réservoir B est la cuvette. La chambre barométrique A est terminée par un robinet à trois voies D, qui permet d'établir la communication soit avec l'atmosphère extérieure au moyen du second robinet E et de l'entonnoir R, soit avec l'appareil dans lequel on veut faire le vide, lequel est mis en communication avec le robinet G. Sur le trajet, on a placé un petit réservoir H contenant de l'acide sulfurique concentré, destiné à dessécher le gaz; celte précaution est indispensable si l'on veut arriver à un vide parfait. Enfin un manomètre tronqué indique la pression.
Donnons maintenant la manœuvre de l'appareil. La cuvette B, soutenue par une chaîne sans fin et équilibrée par un contrepoids qui descend dans le bâti de l'instrument (^), est élevée par le jeu d'une manivelle jusqu'à un niveau plus élevé que la chambre A, laisse couler du mercure dans cette chambre et en chasse l'air à travers le robinet D par le tubeE. Cela fait, on met la chambre barométrique en communication avec l'appareil dans lequel on veut faire le vide au moyen du robinet à trois voies D. On fait alors descendre la cuvette B au moyen de la manivelle ; le mercure descend, et le gaz se répand dans la chambre barométrique. On tourne alors le robinet D, de manière à rétablir la communication avec Tat-
(') En 1875. L'idée d'employer le baromètre comme machine pneumatique est très ancienne.
(') Cette disposition pour .la manœuvre de la cuvette est due à Poggendorff (^Antt. der Phjrsik, t. CXXV, p. i5i; i865).
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mosphère, on ouvre le robinet E. ei l'on remonte la cuveiie
pour la replacer dans sa première position et expulser le gu
Fil». i33.
dans l'atmosphère. On a alors effectué l'équivalent d'un coup de piston, et la manoeuvre se répèle autant de fois qu'elle c*' nécessaire pour que le vide soit complet. Cette machine ftii aisément le vide à moins de j^ de millimètre.