‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 93 sur 185 · MACHINE PNEUMATIQUE A MERCURE · texte numérisé non relu

MACHINE PNEUMATIQUE A MERCURE

On oblient des effets plus rapides et une manœuvre moins fasiidieuse à l'aide de la disposiUon suivante imaginée par J3inin(<) (yî^. i34). Elle exige le secours d'une machine pneumatique P auxiliaire, par exemple d'une machine de Deleuil ou de Bianchi.

Fie- m-

1" L'aspiration dans le récipient U (non figuré) où l'on veut faire le vide est produite par l'écoulement d'une grande masse (10''') de mercure s'écoulant d'un réservoir R'{/ïg-. i34) dans un autre R, où la machine pneumatique P a précédemment fait le vide par l'intermédiaire du robinet à trois voies n Le récipient R' est en communication par le tube c et le flacon à acide sulfurique S avec le récipient II.

i'* Pour refouler à Texlérieur Je gaz ou Fair aspiré, on exécute deux opérations distinctes :

a. On ouvre un robinet r' sur un tube qui fait communiquer la partie supérieure de R et la partie inférieure de R* par rintermédiaire d'un flacon V et d*un tube e pourvu d'un second robinet r" que Ton doit préalablement fermer. On fait alors agir la machine pneumatique auxiliaire P, jusqu'à sa limite.

b. On ferme r' et Ton tourne le robinet à trois voies rde manière à laisser entrer l'air en R ; le mercure, chassé par la pression atmosphérique, remonte dans le conduit c, qu'il obstrue, et dans la capacité R', qu'il remplit, refoulant le gaz, aspiré précédemment, contre le robinet r"; il suffit d'ouvrir ce robinet pour le refouler complètement en V, d'où il sera extrait dans l'opération suivante. Enfin on ferme r', on rétablît en r la communication avec la machine pneumatique» et l'appareil se trouve disposé pour produire une deuxième aspiration dans le récipient.

Celte disposition permet d'atteindre rapidement les épuisements extrêmes qu'une machine à mercure à petit réservoir ne donnerait qu'au bout d'un temps fort long.

DE COMPRESSION (*). — Après avoir décrit en détail la machine qui raréfie les gaz, nous allons faire connaître celle qui servira à produire l'effet opposé, la machine de compression. On peut dire qu'il suffira de changer le sens de toutes les soupapes pour transformer la pompe pneumatique en pompe de compression. Supposons , par exemple , que les soupapes s et s' {fig, i35) s'ouvrent de haut en bas. Quand on soulèvera le piston, le vide se fera dans le cylindre, ^'se fermera par la pression P du gaz enfermé dans le récipient, s s'ouvrira par l'effort de l'atmosphère, et toute la capacité A du corps de pompe se remplira d'air. Quand on viendra ensuite à baisser le piston, ce gaz exercera une pression plus grande, fermera ^, ouvrira s' çt s'introduira dans le récipient B. La

(') La pompe de compression a été imaginée par Boyle ( Poggekdobff, Gesch. der Physih^ p. ^^72 ).

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