‹ Cours de physique de l'École polytechniqueChapitre 122 sur 260 · CONTRACTION DE LA VEINE · texte numérisé non relu

CONTRACTION DE LA VEINE

-niic <lr rentralnementque les diverses parties du \"ii f'iii los unes sur les autres, ce mouvement ne peut

ii«' iiii c\lin(ire vertical ayant pour base Torifice ÀB . routes les molécules placées au-dessus de ForiOce

. mS i doivent se presser à la fois pour s'échapper, mais

Fig. >.

dans des directions dlfîérentes : contre les bords suivant MM', NN', au centre suivant RQ, et aux parties intermédiaires dans les directions PS, P'S'. Si cette explication est vraie, on voit : I* que le véritable orifice n*est pas AB, mais la section contractée menée parle point Q,ce qui justifle la correction que Ton a faite à la formule de la dépense ; -i"* qu'un ajutage moulé sur la veine doit à peine changer la direction extérieure des jets, ainsi (|ue la quantité de liquide écoulé, ce qui est vrai; 3° qu'un ajutage cylindrique, déterminant par adhérence la formation d'une veine à peu près cylindrique, doit, malgré les frottements, augmenter la dépense et la rapprocher de l'expression théorique, dans laquelle on ne tient aucun compte des adhésions.

HrLDBCE DB LA TEW8I0H SUPERFICIELLE DU UaUIDE. ~ Ainsi l'effet de l'adhésion du liquide est mis hors de doute par l'observation de la contraction de la veine. Son influence sera manifestée d'une manière encore plus sûre si nous parvenons à démontrer expérimentalement une relation entre la contraction de la veine et la constante capillaire du liquide, (lirard ( * )

I *; GitA«D, Mémoires de l'.4ctuiéfnir, t. 1, i8HJ.

constata en effet que Falcool coule plus rapidement que Feau à travers des orifices percés en mince paroi : la section contractée de la veine doit donc être plus grande pour Talcool, et c'est en particulier ce qui résulte de mesures directes de M. Isarn (<). Ainsi Tinfluence de Tadhésion est moindre pour l'alcool que- pour Teau et nous savons précisément que la constante capillaire de ce dernier liquide est plus de trois fois supérieure à celle du premier. Il suffît, d'après M. Isarn, de vaporiser de l'alcool ou de l'éther à peu de distance d'un orifice par lequel de l'eau s'écoule pour que le liquide à faible tension superficielle, en se dissolvant dans l>'eau, diminue sa constante capillaire et augmente la dépense de l'orifice dans une proportion appréciable.

COHSTXTUnOH DE LA TOHE UaUIDE. — £n examinant de plus près la constitution de la veine, nous n'aurons pas de peine à nous convaincre de l'importance des actions moléculaires dont elle est le siège. A partir de la section contractée, elle est d'abord limpide comme une tige de cristal ; sa forme est celle d'un cylindre ou plutôt d'un cône très-aigu. Elle arrive bientôt à un point où elle change complètement d'aspect : elle devient trouble, plus grosse et semble être bosselée; tout indique qu'elle cesse d'être continue, et c'est ce que nous allons d'abord prouver. Prenons une feuille de carton, tenons-la horizontalement et faisons-la mouvoir rapidement, de manière à couper normalement la veine trouble; nous verrons ensuite sur le carton, non une trace mouillée continue, mais seulement quelques taches séparées. La veine est donc formée par une pluie de gouttes liquides qui se poursuivent, mais ne se touchent pas, et dont quelques-unes rencontrent la feuille de carton dans son passage. Une seconde preuve de ce fait se tire de l'observation d'une veine de mercure qui intercepte la lumière comme un filet opaque à sa partie supérieure, mais qui permet de lire à travers sa portion inférieure; celle-ci est donc discontinue.

Éclairons ensuite une veine descendante avec un faisceau

('} Is.viix, Journal de Physiqucy t. I\, p. 1G7J i?7j.

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