CONSTITUTION DR LA VEINE LIQUIDE
solaire; plaçons derrière elle un écran noir, pourla voir se déinclier plus neilemenl sur le fond, et en la regardant altenlivemonl nous verrons la partie trouble renHée de distance en 'IJstance [ftg. %). Entre ces ventres siiccessîTs qui paraissent immobiles, nous distinguerons des étranglements qui pig, ^^ les réunissent et que Ton nomme des nœuds. Les ventres paraissent lamelteux, comme s'ils étaient Tormés de plaques imbriquées, et il semble qu'un canal continu s'étende dans l'aice de la veine de haut en bas. Ileiie apparence singulière n'est évidemment qu'une illusion d'oplîque dont il faut chercher la cause.
Remarquons d'abord que, les gouttes successives dont le jet se compose passant l'une après l'autre d<>vant nos jeux avec une grande vitesse, chacune d'elles doit infailliblement produire l'impression d'une traînée lumineuse verticale, par la même cause qui fait qu'un charbon rouge tournant avec rapidité nous montre un cercle rouge. Aussitôt qu'une goutte a passé, une autre la remplace, et la traînée lumineuse se perpétue, dessinant sur le fond noir de l'écran l'enveloppe des (tosîtions occupées successivement par toutes les gouttes. Si nous distinguons des ctranglemenis et des ventres le long de la veine, c'est sans doute parce que ces gouttes s'allongent et s'aplatifiseni alternativement pendant qu'elles tombent. Pour nous en assurer, il laui chercher un procédé pour voir la veine comme si elle était immobile.
Il y a pour cela plusieurs moyens très-simples : le premier consiste à employer un carton circulaire que l'on fait tourner très-rapidementautourde son centre etqui est percé de fentes rayonnantes étroites, comme le carton du phénakisticope. On se place vis-à->i8 de la veine, on interpose le carton entre l'œil el le jei, puis on le fait tourner. AussiiiJt qu'une fente passe devant l'œil, on voit chaque goutte de la veine dans la position qu'elle occupe; mais on la voit pendant un temps si court, qu'elle ne change sensiblement ni de position ni de forme |H?ndant ce temps. Quand une deuxième fente passe, on revoit le phénomène, et, si la vitesse est convenable, on revoit d'autres
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constata en effet que Talcool coule pin à travers des orifices percés en mine tractée de la veine doit donc être i et c'est en particulier ce qui résul M. Isarn (*). Ainsi Tinfluence de 1 Talcool que- pour Feau et nous constante capillaire de ce dern fois supérieure à celle du preni de vaporiser de Talcool ou ûo orifice par lequel de Teau sV" tension superficielle, en se • constante capillaire et au^^i; une proportion appréciai '
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près la constitution de i nous convaincre de Tin elle est le siège. A i d'abord limpide conn d*un cylindre ou plu.
à un point où elle i trouble, plus pro qu'elle cesse dV*i
1rs, on réussit donc à voir • lii' (|u elle est constituée à an i.iii.s un état d'immobilité com- .Hivre alors des gouttes distinct^:
,'* MOUS savions déjà, et qui sont dr . : les unes très-petites, ce sont elles ^ : l'apparence du canal intérieur; le$ :....iup plus grosses, qui alternent avec vs qui sont régulièrement espacées el.
bord prouver. Pr >,iiun|iiable, qui ont la forme d'ellipsoïdes talement et fai- .uuoii» aplatis ou allongés suivant le lieu per normaleni' ^ «.^tipeat. Voici comment ils se succèdent.
^ jMAeur déterminée se voit une goutte aplatio
•• descendant on trouve les globules n* 2,
;, «• 3, sphérique, n** 4» allongé, et enliii
J^offlre le maximum d'allongement; aprè«
ei e« descendant encore, on repasse inverse-
ptf les mêmes formes jusqu'au n** 9, el If
tto te veine est composé comme cette pre-
Miriie. A mesure qu'ils tombent, ces globules
^x-èdeiil aux mêmes places et y prennent tou-
jL les mêmes formes, et il est évident que ces
iit Tapparence de la veine, puisque son con-
faMekHH>^ dos points occupés successivement par
carton, non ii" ques taches • de gouttes I pas, et dor dans son \ robser\ini comme " met dc*l discon§K Écl-.
CONSTITUTION DE LA VEINE LIQUiDE. 97
les diamètres horizon taux lies gouttes. Il j a donc des ventres aux lieux où sont les aplatissements et des nœuds où se placent les allongements.
l! reste à se ileraander comment se forment ces gouttes. Savart avait disposé un réservoir avec un tube d'écoulement muni d'un robinet; en l'ouvrant très-peu pour laissenomber le liquide goutte à goutte, il voyait l'eau s'amasser à l'orlûce, s'allonger en larme et se détacher; mais, comme cette goutte tend it reprendre la forme sphérique, elle oscille en tombant et passe alternativement de la Torme allongée à la forme aplatie. Chacune de ces gouttes était immédiatement suivie d'une autre petite, et l'on avait, par la succession de ces mâmes elTets, une véritable veine trouble dès son origine.
M. Plateau ( ' ] a complété cette explication en parlant de ses expériences sur l'équilibre des liquides sans pesanteur. Quand on forme dans l'eau alcoolique un cylindre d'huile très-long par rapport à son diamètre, il devient instable, et il s'y produit une transformation spontanée : on voit des étranglements se former dans toute la longueur, puis aussitôt la masse se diviser, chaque étranglement pi'oduirc une petite sphère, chaque ventre en donner une grosse, et le tout se résoudre en une série de grosses gouttes séparées par une série de petites, absolument comme on les observe dans la veine trouble. C'est que la veine liquide, constituant une figure très-allongce, doit éprouver cette même transformation ; mais, comme chaque portion qui se convertit graduellement en sphère est emportée pendant ce temps par le mouvement du liquide, elle n'arrive à l'état de masse isolée qu'à une assez grande distance de l'orifice; jusque-là, la veine est continue, et plu» loin elle se trouble. M. Plateau déduit également de sa théorie l'explication d'autres faits qui s'observent sur la veine, et dont le plus frappant est, sans doute, cette circonstance qu'une goutte est alternativement allongée ou aplatie en passant dans un nœud ou dans un ventre, qu'elle change périodiquement de forme dans sa chute: c'est, en un mot, qu'elle est en vibration. Celte
(* I PuTUC, Sur lei ihéoriei rcceniet de la eoniiitulion de la vtîne Hfuide l-incér par (M orifice circulaire.
J. el B., Phjtique ntoUculaire. — I. I- f4M:. ^
9<5 PHYSIQUE MOLÉCULAIR!
gouttes qui ont succédé aux premières ei dans les mêmes positions. On reçoit ainsi
Fig. Go.
parées, mais identiques, et ii persistante de la veine telle aux moments très-courts pv aperçue. Le deuxième mo> core : il consiste à opérer d:
rer avec une étincelle éle»
instant et qui montre lo temps, qu'elle semble iv reçue par Tœil persisio tous les détails du jet ^ laisserons de côté i!
plexes.
Par ces diverses i se dessiner la vein< instant donné et plète. On y déc»
(fi8'^)f cequ« deux espèces :
qui produiseiH autres beauct les première chose rem;i de révolu i!
qu'ils oct' A uneh:i>
.:ii entende ' . 1 1 étal irrég*'^
luisait sa not0 ^ oi des nœuds se fi^ ils étaieat longs ^ i en même temps, ^ ^ :juand le violon se taisait, tooi MiiMicait à parler» les divisions sff il successivement de petits coups i a chaque fols des mouvements co^
iiMli
(Ni
moins \k .0.
le n*" >, .' Ion doit les intéressantes études qas
quoi, < iau5 leur ensemble. On voit qu*il a dimeni ^ ^oue devient discontinue, ce qui expliqua reste : .ie^c amble; a* que les gouues s*alIongentcl
se r
formes explfq,^^^ tour est l'eii^
d'où Ton conclut Tapparence es-
.MT ^ t9ÊÊttinitiom des 'veines liquides lancées per à^ {JmiuUes de Chimie et de P^siqt», 2* iM