TEMPÉRA- TURE
COEFFIQENT
de frottement (•).
0,00001816 0,00001 335 0,0000070^5 o,ooooi556
o,oo5o4
KXPiBl-
MEnTATSUI.
Poiseuille.
Id.
Rellstab.
Id.
Id.
Id.
Warburg.
^Schôttner.
Obermayer.
id.
(*) O.-E. Meter, Journal de Crelle, t. LIX, et Annales de Poggendorff, t. CXIII, p. 55, 93, i83.
(*) Pour transformer ces coefficients en unités britanniques, il faudrait tenir compte de ce que le gramme (poids) que nous employons iei Taat
FILTRATION. m
Nous considérons ici le siorax ei la poix comme des liquides visqueux. Bien que la poix soil assez dure pour ne pas èlre rajée par l'ongle, un bloc de poix abandonné à lui-même, & température constante, s'affaisse peu à peu et s'écoule dans tous les sens comme un liquide. Nous citerons à cel égard une expérience bien curieuse. On place au fond d'une rainure creusée dans un bloc de bois quelques débris de liège; on ferme ensuite la rainure par un morceau de poix sur lequel on dépose de petites pierres; au bout de quelques jours la poix s'est moulée sur la rainure, le liège est à la surface el les pierres sont au fond; ces solides ont donc traversé la poix de part en part sous l'influence de forces aussi médiocres que l'action exercée sur eux par la pesanteur. Le résultat Tmal est le même que si la poix était un liquide dont l'équilibre serait régi par les lois ordinaires de l'IIydroslalique ( ' ).
FILTUTIOH. — Graham ( ^ ) et Tate [ * ) ont étudié le passage ' des liquides ù travers des couches filtrantes et montré que l'écoulement se produit comme à travers un système complexe de tubes capillaires de forme et de diamètres variés : la vitesse d'écoulement, a partir d'une certaine épaisseur minimum de la couche rdtranie, demeure proportionnelle a la pression et en raison inverse de l'épaisseur de la couche; elle croU ircs-rapidemeni avec la température, On sait que les chimistes ont observé depuis longtemps que la llltration à travers le papier est d'autant plus rapide que le liquide est plus chaud.
(|B(i,8g djnte*, «t muItîplïGr q (qui Mt une force) pur 980,89. Dans un gnnd nombre Ae Mémoire* oHginaui (par eiompla rem de MM. O.-E. Heyer, SchnSIIer, etc.]. on ■ fuik uu^f de cci unîtes [cciitiméire, iccondc, ^mme (nuMC)]. P'oirk ce lujct l« premier fntcicule de ce Volume, pageiSi et lui-
!t Beiildltrt
[85o, p. 1 el Soi
(') OKuaATia, Ilicner Aiaeigtr, .8-7, p
()) Oh tke diffuiioi, 0/ liquidt [Philiiioph. ■S3i,p. 83).
{ ') KrprriBieHIal reiearthei ou ike lawi 0/ aliiurptioii of Uquidi by porout ni&Ua»ca IPhilotophicat Magatine, t. \K, p. 3d4. Soo (iBCo), t. XXI, p. ~ ■ i5 (iSOi]-, 1. XXtIl, p. lïG et iSî [iB63)].
110 PHYSIQUE MOLi -^AlRE.
M. O.-E. Meyer ( • ) a mesun'^ par une méthode tout à fait dii. )£^ qxl. rlécroissement de ramplitiirir'
pendu à rintérieur du li(]iiiu . - «AifSEl EH MUGE PABOI. -^ L'écou- La résistance que le disijii' . sins variation bien notable desi geable, tandis que ses 1: c ^roidit en passant d*une prèscouches liquides parallt ■ ^l*ii plus basse, et il en résulte poa; datrice peut être détei .. -s^ v.'omplications que nous ne pou^ réciproquement, Toi» .•^^ principes de la théorie mécanique surer celte force, '
valeurs trouvées | » ii><traction de ce refroidissement, on
celles qui se déd . .Muttenant cette proposition, d'ailleurs M. Meyer donn uf>«!« d'écoulement des différents gaza
de 0,00001 33*^ . , .Milice paroi varie en raison inverse delà
Le Tableai] 1». iensité. Nous aurons recours â un rai-
ron possède- .. .*jiitî fondé sur l'emploi de la règle de Tor-
. dateur d'une colonne gazeuse, de densité ^,543iAk équilibre à la pression atmosphérique H. ^^:MAUi par D la densité du mercure,
d/i = DH,
^^.*a^ la loi.
0,0010193, et l'on a, en prenant le mètre pour i.ï^uoar.
^t^a la vitesse d'écoulement d'une masse d'air main- .. de part et d'autre de Torifice et s'écoulant de l'aimo-
\ •>* Jiitioile de mesurer directement la vitesse d écoule- ^. u un iiii«; on préfère évaluer la dépense d'un orifice percé
.^. i. Il, î* iMciculC; p. ii8*.
ÉCOULEMENT DES GAZ. iiS
• pnnû. D'après d'anciennes expériences de d'Aubuls-
'onfirmées depuis par divers expérimentateurs (>)»
^^ ^az comme pour les liquides la dépense pratique est
.ir-fiiMire à la dépense théorique^ et sensiblement dans le
iii<*me rapport. Les ajutages accroissent la dépense.
IN»ur reconnaître si la loi des densités est exacte» M. Bunsen .1 déterminé le temps nécessaire pour qu'un volume fixe de liitrérents gaz s'écoule dans des conditions identiques, et il a vérifié que ces durées sont bien proporUotpnelIes i la racine carrée de. la densité. L'apparefi qu'il a employé {fig. 65 el66) est formé d'une cloche de verre allongée /(/îg*. 65], munie d'un robinety . A l'extrémité de cette cloché se trouve rodé un petit ajutage ghj fermé par une mince lame de platine soudée à la lampe d'émailleur à son extrémité et portant un orifice d'écoulement aussi petit que possible. Un trait de repère nn est tracé sur la cloche; deux autres repères, h et c, sont placés sur un flotteur e placé à Tintérieur de l'appareil ['].
Pour faire une expérience, on remplit la cloche de gaz, on la dispose sur une cuve à paroi de verre [fig- 66) de manière que le trait nn affleure au niveau du mercure, et l'on s'installe avec une lunette en face de l'appareil ; on ouvre ensuite le robinet / et l'on note les instants où les repères b et c passent devant le repère nn. Dans rintervalle, un même volume de gaz s'est écoulé dans l'atmosphère sous une série de pressions décroissantes, toujours les mêmes. Si l'on fait deux expériences consécutives, la première avec de l'air, la seconde avec un gaz quelconque, le rapport des carrés des durées d*écoulement donne la densité. M. Bunsen a trouvé ainsi :
{*) VAiiUtnêon, j4/i/ialei de Chimie et de PAyst^ur, 2* scric, t. XXXII. Le corIHciflnt de dupen te serait de o,65 d'après d'Aiibuisson.
(') Nt»Umiiiciit Weisbach, Expérimental H}dratii/c, p. i8î (/» ^o/»7.'>), («. ScBMiDT, GUbert's Annaleny t. LXVI (/« == o,53 j, et Kocu, Fertuche iitid tleohmchtungett ueber die Geschti'ittdigfteit und Quantitàt 'venlichteter Luft^ ^veieke aus Oeffnungen, etc., aiutrëmte Gôttittg, 1834.
('; BcjitftJi, Méthodes gazométriques, p. i3i. TraductiuD Schueider. Paris,
J. et B., Pkjrsique moléculaire, — I. 'J* fasc. 8
PHVSIOUK MOLÉCUr