LOI DES ATTRACTIONS
On commencera par électriser négativement la balle mobile, puis on l'écartera de sa position première d'un angle c, en lournanl du même angle le micromètre supérieur; ensuite on éleclrisera positivement la balle fixe, en la louchant avec la tète d'épingle isolée. L'allraciion se manifestera aussitôt de Taçon à réduire l'angle de déviation â une valeur plus petite a et à tordre le fil d'une quantités — a. Si nous admettons: i° que la distance est proportionnelle à i'arc a ; 1° qu'on peut conToiidre la direction de la corde et celle de la tangente à l'arc; 3" enfin
que l'attraction est en r:
1 inverse du carré de la distance, -
représentera la force qui tend à réunir les balles, et, K (c — a] étant celle qui agit pour les écarter, l'équilibre aura lieu quand
On connaît c, on mesurera a et l'on calculera a^(c ~ a]. Ensuite on fera varier c, on répétera la même mesure de a et le même calcul, et l'expérience prouvera que a''{c — a] est sensiblement constant; d'où l'on conclura que ta force attractive entre des balles chargées de fluides de noms contraires varie suivant la même loi que la force répulsive entre deux corps chargés du même fluide.
F Pour que l'expérience réussisse, H faut que-zr- puisse devenir
égala a=(c — a), ce qui ne sera possible que lorsqu'on aura donné à c une valeur suffisamment grande. En elfet, lorsque a augmente, o*ic — a) rrott d'ubord, puis diminue, en atteignant un maximum quand lu difTérentieile de cette expression est nulle, c'est-à-dire quand ia [c — a] — a* = o. Ce maximum a
lieu pour a = =r, et sa valeur est — c'. Si donc on adonné à a
une valeur telle que -^ c' soit plus grand ijue •. l't'quiljbre
pourra se réaliser; si au contraire — c' est plus petit que rr» cet équilibre ne sera pas possible et la balle mobile se préci-
pilera sur la balle fixe. C'est pour empêcher celte réunion que
l'on tend un fil de soie dans la balance.
■ÉTH09E SES OSOUATIOIIS. — Pour confirmer ces résultats, Coulomb fit une nouvelle série d'expériences, par un procédé tout 3 fait diiïérent et qui est une application d'une méthode générale que nous avons indiquée précédemment {']. Il prit une sphère métallique S, de i pied de diamèti'e, parfaitement isolée et chargée d'électricité [/(g-, lo). Il plaça ensuite vis-à-vis
de celle sphère un pendule a formé par une aiguille horizontale en (;onime laque, Icnnince par un disque de papier dorî> de 7 lignes de diunièire et soutenue par un fil de cocon do 8 pouces att.iché ù un support A, de telle sorte que le prolongement de l'niRUÎIIe passât sensiblement par le centre de la sphère S; il cli.tr{;ea le pendule avec une électricité opposée» celle de S, et il le fit osciller. Nous démontrerons ulicrieurement (^]que, si la loi des rapports inverses des carres de li
(') Chniiilre ,lu l'oienliel.