CONDUCTECR ARMÉ DE POINTES
charge libre. On pourra déterminer la charge que possède un ' forps P quelconque, conducteur ou non, susceptible d'être ^^intpoduil dans son intérieur. Nous supposerons A isolé et à *' l'état neutre. Le corps P appellera par influence sur la cavité ^ intérieure de A une charge égale et de signe contraire à la sienne, tandis qu'une quantité égale et de môme signe se distribuera à la surface externe et produira un potentiel qu'on pourra mesurer.
Quand le corps P est conducteur, on peut aussi l'amener on contact avec la surface interne de A; la charge qui s'y trouve appelée par influence neutralise la charge de P, et il ne reste sur A que la charge, égale à celle de P, qui était distribuée librement à la surface extérieure. Dans le langage ordinaire on résume ce phénomène complexe en disant que l'électricité de P s'est portée à la surface extérieure de A.
On peut profiter de la même propriété pour ajouter algébriquement les charges électriques de corps quelconques. On les plonge simultanément dans l'intérieur de A, et alors une quantité d'éleclricitc égale à la somme algébri(|ue de leurs charges apparaît à la surface extérieure de ce corps; en particulier, si cette somme est nulle, la surface de A demeurera à l'état neutre. Ce dernier cas se présentera, par exemple, avec deux corps isolés que Ton a frottés Tini contre l'autre pour les électriser (<).
On peut donner au corps A la forme d'un cylindre trèsallongé, ouvert aux deux bouts. IMiysiquement, ce cylindre peut être considéré comme un conducteur fermé, dès (|ue sa longueur dépasse quatre à ein(| fois son diamètre. Nous utiliserons ultérieurement celte curieuse propriété.
nninaicE sua mr coimucTEUE aemé de poihtes. pouvoir des
ffiUTBS ET DES FLAIDOSS. — Nous avons vu que, quand un conducteur éhîctrisé présente une pointe, la densité él(»clrique à rextrémité de celle-ci est théoriquement infinie, (|uelle que
(') C'est même la maniôro la plus rxacto i\o montror que les» ileiii cloclrîcitét contraires se produisent on quantités cquivnlrnlos; il nVst pns néeet- Mire do faire de mesure, il siil'lU de coiisUitcr, à l'aide d'un olectruicopc scn- •Uile, que la surface citéricure de \ est et demeure à l'état iieutn*.
u:* ÉLECTRICITÉ STATIQUE.
<«oit la charge. Pratiquement, la déperdition à Textrémité d'une poinle est extrêmement rapide, et, par suite, la totalité de la charge du corps se perd presque subitement dans Tair ennronnant.
Quand un conducteur B armé d'une pointe est soumis à l*inftuence d*un corps Aélectrisé,par exemple positivement, Téleo Incité négative appelée par influence à la pointe s*écoule sur le conducteur A, et une quantité équivalente d'électricité positive se distribue sur la partie opposée de B. Il n'y a donc pis d*électrtcité négative libre sur le système des conducteurs, et les charges positives de A et de B ont une somme égale i la charge primitive de A.
Si le conducteur B est en communication avec le sol et h pointe très^rapprochée de la surface de A, la pointe laissera écouler une quantité d'électricité négative équivalente à h charge positive de A, et ce corps se trouvera déchargé cooune sll avait été mis en communication directe avec le sol, ou s3 était lui-même armé d'une pointe.
Toute disposition qui active la déperdition d'une manière suffisamment énergique produit le même effet qu'une pointe. Ainsi, un conducteur isolé, muni d'une mèche que Ton enllamme, se décharge presque subitement : mise en communication métallique avec le sol, cette mèche déchargera, comme le ferait une poinle, tout conducteur électrisé que la flamnoe viendra lécher.
Il est intéressant de connaître le mécanisme de la déperdition dont les pointes sont le siège ; on y parvient par des expériences aussi simples que curieuses. Une pointe étant placée sur le conducteur d'une machine électrique en activité, il suffit d'en approcher la main pour éprouver la sensation d'un souffle partant de la poinle. Une bougie dont on présente la flamme à la pointe est rapidement éteinte, et la fumée qu'elle produit encore pendant quelques instants est vivement repoussée. L'air électrisé au contact de la pointe s'écoule donc rapidement; il est aussitôt remplacé par d'autre, et il s'étabfit une circulation rapide qui dure aussi longtemps que l'on fournit de réleciricité au conducteur.
Les flammes sont le siège d'une circulation gazeuse très-
icUve; Tanalogie de leur effet avec celui des pointes se trouve insi tout naturellement expliquée. On conçoit encore que l'on suisse remplacer Fécoulement de Tair par celui de Teau, par txemple. Nous en verrons plus tard des applications.
TOUIMIAUBT ÉLEGTBIAUB. — Puisqu'une pointe électrisée re- K>usse les couches d'air avoisinantes, elle doit subir de leur lan une réaction égale. On vérifie :ette conséquence à l'aide du tourni- ' ^'
[uet électrique. Cet appareil [Jig. 34) ie compose d'une chape centrale sur aquelle sont fixés des rayons diver- [ents en fil de laiton; tous sont relourbés dans le mème.sens à leur exrémité et terminés en pointe aiguë; a chape se place en équilibre sur un ûvot communiquant à une machine lectrique, et, quand on charge cellei, les reculs de toutes les pointes concourent pour faire tourler le moulinet.
Cet appareil marche indéfiniment dans l'air libre; mais, s'il si placé sous une cloche, il ne tourne que pendant un cerain temps, après lequel il s'arrête, quoique la machine con- Inue de fonctionner : c'est qu'à ce moment les parois de la loche sont éleclrisées et que le potentiel de Téleclricité répandue sur la cloche, évalué aux pointes du tourniquet, est gai au potentiel du conducteur de la machine. L'équilibre est onc établi dans la cloche; la densité électrique aux pointes u tourniquet est nulle, et celles-ci, n'étant plus le siège d'auune déperdition, ne peuvent plus tourner. Mais, si l'on vient à pprocher la main des parois de la cloche, l'électricité de om contraire appelée sur la main par infiuence diminue le otentiel à Tintérieur de l'appareil; le potentiel de la machine si de nouveau le plus fort, de nouvelle électricité s'écoule ar les pointes et le tourniquet se remet en mouvement.
Aimé a constaté que l'aiguille recourbée ne tourne ni dans eau, qui n'est pas conductrice, ni dans le vide, qui ne peul vrer passage à réleclriciié, comme nous le verrons par la
i48 ÉLECTRICITÉ STATIQUE.
soit la charge. Pratiquement, la déperdition à rextrémité d'une pointe est extrêmement rapide, et, par suite, la totalité de la charge du corps se perd presque subitement dans Taîr en?!ronnant.
Quand un conducteur B armé d'une pointe est soumis à Tinfluence d'un corps Aélectrisé,par exemple positivement, l'électricité négative appelée par influence à la pointe s*écoule sur le conducteur A, et une quantité équivalente d*électricité positive se distribue sur la partie opposée de B. Il n'y a donc pas d'électricité négative libre sur le système des conducteurs, et les charges positives de A et de B ont une somme égale à 1j charge primitive de A.
Si le conducteur B est en communication avec le sol et la pointe très-rapprochée de la surface de A, la pointe laissera écouler une quantité d'électricité négative équivalente k la charge positive de A, et ce corps se trouvera déchargé comne s'il avait été mis en communication directe avec le sol, oasi était lui-même armé d'une pointe.
Toute disposition qui active la déperdition d*une manièrf suflisamment énergique produit le même effet qu'une pointe. Ainsi, un conducteur isolé, muni d'une mèche que l'on enflamme, se décharge presque subitement : mise en communication métallique avec le sol, cette mèche déchargera, comme le ferait une pointe, tout conducteur éleclrisé que la flamme viendra lécher.
II est intéressant de connaître le mécanisme de la déperdition dont les pointes sont le siège ; on y parvient par des expériences aussi simples que curieuses. Une pointe étant placée sur le conducteur d'une machine électrique en activité, il suffît d en approcher la main pour éprouver la sensation d'un souffle partant de la pointe. Une bougie dont on présente la flamme à la pointe est rapidement éteinte, et la fumée qu'elle produit encore pendant quelques instants est vivement repoussée. L'air éleclrisé au contact de la pointe s'écoule donc rapidement; il est aussitôt remplacé par d'autre, et il s'établit une circulation rapide qui dure aussi longtemps que l'on fournit de réieciricité au conducteur.
Les flammes sont le siège d'une circulation gazeuse très-
active; l*analogie de leur effet avec celui des pointes se trouve ainsi tout naturellement expliquée. On conçoit encore que Ton puisse remplacer Técoulement de l'air par celui de Teau, par exemple. Nous en verrons plus tard des applications.
TCUUIfliUET ÉLEGTRIftVE. — Puisqu*une pointe électrisée repousse les couches d'air avoisinanles, elle doit subir de leur pan une réaction égale. On vérifie cette conséquence à Taide du tourni- '^* ^'
quet électrique. Cet appareil {fig. 34] se compose d'une chape centrale sur laquelle sont fixés des rayons divergents en fil de laiton; tous sont recourbés dans le méme.sens à leur extrémité et terminés en pointe aiguë; la chape se place en équilibre sur un pivot communiquant à une machine électrique, et, quand on charge celleci, les reculs de toutes les pointes concourent pour faire tourner le moulinet.
Cet appareil marche indéfiniment dans l'air libre; mais, s'il est placé sous une cloche, il ne tourne que pendant un certain temps, après lequel il s'arrête, quoique la machine continue de fonctionner : c'est qu'à ce moment les parois de la cloche sont éleclrisées et que le potentiel de l'électricité répandue sur la cloche, évalué aux pointes du tourniquet, est égal au potentiel du conducteur de la machine. L'équilibre est donc établi dans la cloche; la densité électrique aux pointes du tourniquet est nulle, et celles-ci, n'étant plus le siège d'aucune déperdition, ne peuvent plus tourner. Mais, si l'on vient à approcher la main des parois de la cloche, l'électricité de nom contraire appelée sur la main par influence diminue le potentiel à l'intérieur de l'appareil; le potentiel de la machine est de nouveau le plus fort, de nouvelle électricité s'écoule par les pointes et le tourniquet se remet en mouvement.
Aimé a constaté que l'aiguille recourbée ne tourne ni dans l'eau, qui n'est pas conductrice, ni dans le vide, qui ne peut livrer passage à l'éleciriciié, comme nous le verrons par la
i48 ÉLECTRICITÉ STATIQUE.
soit la charge. Pratiquement, la déperdition à Textrémité d'une pointe est extrêmement rapide, et, par suite, la totalité delà charge du corps se perd presque subitement dans Tair environnant.
Quand un conducteur B armé d'une pointe est soumis à Tinfluence d'un corps Aélectrisé,par exemple positivement, Télectricité négative appelée par influence à la pointe s*écoule sur le conducteur A, et une quantité équivalente d*électricité positive se distribue sur la partie opposée de B. Il n'y a donc pas d'électricité négative libre sur le système des conducteurs, et les charges positives de A et de B ont une somme égale a la charge primitive de A.
Si le conducteur B est en communication avec le sol et h pointe très-rapprochée de la surface de A, la pointe laissen écouler une quantité d'électricité négative équivalente k h charge positive de A, et ce corps se trouvera déchargé comsie s'il avait été mis en communication directe avec le sol, ou s9 était lui-même armé d'une pointe.
Toute disposition qui active la déperdition d'une manière suffisamment énergique produit le même effet qu'une pointe. Ainsi, un conducteur isolé, muni d'une mèche que l'on enflamme, se décharge presque subitement : mise en communication métallique avec le sol, cetle mèche déchargera, comme le ferait une pointe, tout conducteur électrisé que la flamme viendra lécher.
Il est intéressant de connaître le mécanisme de la déperdilion dont les pointes sont le siège ; on y parvient par des expériences aussi simples que curieuses. Une pointe étant placée sur le conducteur d'une machine électrique en activité, il suffit d'en approcher la main pour éprouver la sensation d'un souffle partant de la pointe. Une bougie dont on présente la flamme à la pointe est rapidement éteinte, et la fumée qu'elle produit encore pendant quelques instants est vivement repoussée. L'air électrisé au contact de la pointe s'écoule donc rapidement; il est aussitôt remplacé par d'autre, et il s'établit une circulation rapide qui dure aussi longtemps que l'on fournit de rélectricité au conducteur.
Les flammes sont le siège d'une circulation gazeuse très-
active; Fanalogie de leur effet avec celui des pointes se trouve ainsi tout naturellement expliquée. On conçoit encore que Ton puisse remplacer Técoulement de Tair par celui de Teau, par exemple. Nous en verrons plus tard des applications.
TOVmfliUET iESGTBIMJE. -~ Puisqu'une pointe électrisée repousse les couches d*air avoisinantes, elle doit subir de leur part une réaction égale. On vérifie celle conséquence à Taide du tourni- ' ^'
quel électrique. Cet appareil (Jig. 34) se compose d'une chape centrale sur laquelle sont fixés des rayons divergents en fil de laiton; tous sont recourbés dans le méme.sens à leur extrémité et terminés en pointe aiguë; la chape se place en équilibre sur un pivot communiquant à une machine électrique, et, quand on charge celleci, les reculs de toutes les pointes concourent pour faire tourner le moulinet.
Cet appareil marche indéfiniment dans l'air libre; mais, s'il est placé sous une cloche, il ne tourne que pendant un certain temps, après lequel il s'arrête, quoique la machine continue de fonctionner : c'est qu'à ce moment les parois de la cloche sont éieclrisées et que le polenliel de Téleclricité répandue sur la cloche, évalué aux pointes du tourniquet, est égal au potentiel du conducteur de la machine. L'équilibre est donc établi dans la cloche; la densité électrique aux pointes du tourniquet est nulle, et celles-ci, n'étant plus le siège d'aucune déperdition, ne peuvent plus tourner. Mais, si l'on vient à approcher la main des parois de la cloche, l'électricité de nom contraire appelée sur la main par influence diminue le potentiel à Tintérieur de Tappareil; le potentiel de la machine est de nouveau le plus fort, de nouvelle électricité s'écoule par les pointes et le tourniquet se remet en mouvement.
Aimé a constaté que l'aiguille recourbée ne tourne ni dans l'eau, qui n'est pas conductrice, ni dans le vide, qui ne peut livrer passage à réleclricilé, comme nous le verrons par la
soit la charge. Pratiquement, la déperdition à rextrémité d'une pointe est extrêmement rapide, et, par suite, la totalité de la charge du corps se perd presque subitement dans Fair en?!ronnant.
Quand un conducteur B armé d'une pointe est soumis à Tinfluence d'un corps Aélectrisé,par exemple positivement, Télectricité négative appelée par influence à la pointe s*écoule sur le conducteur A, et une quantité équivalente d'électricité positive se distribue sur la partie opposée de B. Il n'y a donc pas d'électricité négative libre sur le système des conducteurs, et les charges positives de A et de B ont une somme égale à b charge primitive de A.
Si le conducteur B est en communication avec le sol et la pointe très-rapprochée de la surface de A, la pointe laissera écouler une quantité d'électricité négative équivalente i It charge positive de A, et ce corps se trouvera déchargé comne s'il avait été mis en communication directe avec le sol, ousi était lui-même armé d'une pointe.
Toute disposition qui active la déperdition d'une manière suffisamment énergique produit le même effet qu'une pointe. Ainsi, un conducteur isolé, muni d'une mèche que Ton enflamme, se décharge presque subitement : mise en communication métallique avec le sol, cette mèche déchargera, conune le ferait une pointe, tout conducteur électrisé que la flamme viendra lécher.
Il est intéressant de connaître le mécanisme de la déperdition dont les pointes sont le siège ; on y parvient par des expériences aussi simples que curieuses. Une pointe étant placée sur le conducteur d'une machine électrique en activité, il suflîl d'en approcher la main pour éprouver la sensation d'un souffle partant de la pointe. Une bougie dont on présente la flamme à la pointe est rapidement éteinte, et la fumée qu'elle produit encore pendant quelques instants est vivement repoussée. L'air électrisé au contact de la pointe s'écoule donc rapidement; il est aussitôt remplacé par d'autre, et il s'établit une circulation rapide qui dure aussi longtemps que l'on fournit de réiectricité au conducteur.
Les flammes sont le siège d'une circulation gazeuse très-
active; l'analogie de leur effet avec celui des pointes se trouve ainsi tout naturellement expliquée. On conçoit encore que Ton puisse remplacer l'écoulement de Tair par celui de Teau, par exemple. Nous en verrons plus tard des applications.
TCUUIfliUET ÉLEGTRIftVE. -~ Puisqu'une pointe électrisée repousse les couches d'air avoisinantes, elle doit subir de leur part une réaction égale. On vérifie ^. ,,
cette conséquence à l'aide du tourniquet électrique. Cet appareil [fig. 34) se compose d'une chape centrale sur laquelle sont fixés des rayons divergents en fil de laiton; tous sont recourbés dans le méme.sens à leur extrémité et terminés en pointe aiguë; la chape se place en équilibre sur un pivot communiquant à une machine électrique, et, quand on charge celleci, les reculs de toutes les pointes concourent pour faire tourner le moulinet.
Cet appareil marche indéfiniment dans l'air libre; mais, s'il est placé sous une cloche, il ne tourne que pendant un certain temps, après lequel il s'arrête, quoique la machine continue de fonctionner : c'est qu'à ce moment les parois de la cloche sont électrisées et que le potentiel de l'électricité répandue sur la cloche, évalué aux pointes du tourniquet, est égal au potentiel du conducteur de la machine. L'équilibre est donc établi dans la cloche; la densité électrique aux pointes du tourniquet est nulle, et celles-ci, n'étant plus le siège d'aucune déperdition, ne peuvent plus tourner. Mais, si l'on vient à approcher la main des parois de la cloche, l'électricité de nom contraire appelée sur la main par influence diminue le potentiel à Tinlérieur de l'appareil; le potentiel de la machine est de nouveau le plus fort, de nouvelle électricité s'écoule par les pointes et le tourniquet se remet en mouvement.
Aimé a constaté que l'aiguille recourbée ne tourne ni dans l'eau, qui n'est pas conductrice, ni dans le vide, qui ne peut livrer passage à l'électricité, comme nous le verrons par la
soit la charge. Pratiquement, la déperdition à rextrémité d*une pointe est extrêmement rapide, et, par suite, la totalité de la charge du corps se perd presque subitement dans Tair environnant.
Quand un conducteur B armé d*une pointe est soumis à Vinfluence d'un corps Aélectrisé,par exemple positivement, l'électricité négative appelée par influence à la pointe s'écoule sur le conducteur A, et une quantité équivalente d'électricité positive se distribue sur la partie opposée de B. Il n'y a donc pas d'électricité négative libre sur le système des conducteurs, el les charges positives de A et de B ont une somme égale à la charge primitive de A.
Si le conducteur B est en communication avec le sol et la pointe très-rapprochée de la surface de A, la pointe laissera écouler une quantité d'électricité négative équivalente i la charge positive de A, et ce corps se trouvera déchargé comme s'il avait été mis en communication directe avec le sol, ou sï était lui-même armé d'une pointe.
Toute disposition qui active la déperdition d*une manière suffisamment énergique produit le même effet qu'une pointe. Ainsi, un conducteur isolé, muni d'une mèche que Ton enflamme, se décharge presque subitement : mise en communication métallique avec le sol, cette mèche déchargera, comme le ferait une pointe, tout conducteur électrisé que la flamme viendra lécher.
Il est intéressant de connaître le mécanisme de la déperdition dont les pointes sont le siège ; on y parvient par des expériences aussi simples que curieuses. Une pointe étant placée sur le conducteur d'une machine électrique en activité, il suffit d'en approcher la main pour éprouver la sensation d'un souffle partant de la pointe. Une bougie dont on présente la flamme à la pointe est rapidement éteinte, et la fumée qu'elle produit encore pendant quelques instants est vivement repoussée. L'air électrisé au contact de la pointe s'écoule donc rapidement: il est aussitôt remplacé par d'autre, et il s'établit une circulation rapide qui dure aussi longtemps que l'on fournit de rélectricité au conducteur.
Les flammes sont le siège d'une circulation gazeuse très-
Fig. 34.
active; Tanalogie de leur effet avec celui des pointes se trouve ainsi tout naturellement expliquée. On conçoit encore que Ton puisse remplacer Técoulement de l'air par celui de Feau, par exemple. Nous en verrons plus tard des applications.
TCUUIfliUET iESGTBIftVE. -~ Puisqu'une pointe électrisée repousse les couches d'air avoisinantes, elle doit subir de leur pan une réaction égale. On vérifie cette conséquence à l'aide du tourniquet électrique. Cet appareil [fig, 34) se compose d'une chape centrale sur laquelle sont fixés des rayons divergents en fil de laiton; tous sont recourbés dans le méme.sens à leur extrémité et terminés en pointe aiguë; la chape se place en équilibre sur un pivot communiquant à une machine électrique, et, quand on charge celleci» les reculs de toutes les pointes concourent pour faire tourner le moulinet.
Cet appareil marche indéfiniment dans l'air libre; mais, s'il est placé sous une cloche, il ne tourne que pendant un certain temps, après lequel il s'arrête, quoique la machine continue de fonctionner : c'est qu'à ce moment les parois de la cloche sont électrisées et que le potentiel de Télectricité répandue sur la cloche, évalué aux pointes du tourniquet, est égal au potentiel du conducteur de la machine. L'équilibre est donc établi dans la cloche; la densité électrique aux pointes du tourniquet est nulle, et celles-ci, n'étant plus le siège d'aucune déperdition, ne peuvent plus tourner. Mais, si l'on vient à approcher la main des parois de la cloche, l'électricité de nom contraire appelée sur la main par infiuence diminue le potentiel à Tintérieur de l'appareil; le potentiel de la machine est de nouveau le plus fort, de nouvelle électricité s'écoule par les pointes et le tourniquet se remet en mouvement.
Aimé a constaté que l'aiguille recourbée ne tourne ni dans l'eau, qui n'est pas conductrice, ni dans le vide, qui ne peut livrer passage à l'éleclriciié, comme nous le verrons par la
i5o ÉLECTRICITÉ STATIQUE.
suite. Mais Taiguille tourne dans Thuile ou dans l'essence de térébenthine, pourvu qu'on tienne près de la surface libre une pointe conductrice en communication avec le sol.
Au lieu de poser le tourniquet sur la machine électrique, il revient au même de le mettre en communication avec le sol et de le disposer au voisinage du conducteur de la machine. L'expérience ainsi réalisée est connue sous le nom de tourniquet par influence,
MESURE DU POTENTIEL EN UN POINT DE L'AIR. — La propriété des pointes fournit un procédé pour mesurer le potenliel en un point P de l'air. Nous supposons que Ton établit en P une pointe conductrice en relation avec la boule fixe a de la balance de Coulomb, supposée à Fétat neutre, tandis que la boule mobile b a reçu une charge déterminée. L'influence exercée sur la pointe fait écouler de l'électricité qui se dissipe dans l'air jusqu'à ce que la force exercée sur la pointe soit nulle, c'està-dire jusqu'à ce que celle-ci soit au potentiel de P ( * ). Ce potentiel étant alors celui de la boule a, la répulsion mesurée dans la balance permet d'en déterminer la valeur.
Théoriquement, le même procédé peut servir à trouver la forme des surfaces équipotentielles au voisinage d'un corps électrisé. En effet, si l'on déplace la pointe sur une surface équipotentielle, le potentiel de la boule a de la balance, et par suite la répulsion qu'elle exerce sur la boule b à distance constante de 3o°, par exemple, demeure invariable. Cette expérience pourrait même servir à donner une définition expérimentale des surfaces équipotentielles et du potentiel en un point de l'air. Ce potentiel est la charge que devrcut posséder une splière conductrice de rayon i placée à une grande distance et communiquant par un fil de masse négligeable à une pointe située en P, pour que la pointe ne laissât écouler ni électricité positive, ni électricité négative.
(*) Bien onteudu, la capacité de la boule de la balance est supp<Mée auri faible pour que la quantité d'électricité versée par la pointe et entraînée an loin par les courants d'air ne puisse modifier d'une manière senaîble la rakar du potenUel primitif en P.
ATTRACTION DES CORPS LÉGERS. i5t
ÉLLCTHISATION PAB OrFLUEHCE FBÉCÉDAUT LE MOmrXIIEIlT DSS COBFS LÉGERS. ~ l.e premier |ilii'nomi'ne électrique qui;' nous avons éiudië esl iailraciion dps corps légers; nous Invons accepté comme un fail ei nous n'en avons Tourni aucune explication. Nous devons maintenant revenir sur ce sujet pour montrer comment iinlluence électrique s'exerce d'abord entro les corps en présence, et comment, une fois accomplie, elle détermine les attractions que nous avons constatées.
Le premier et le plus simple des cas que nous a^ons à étudier est celui où le pendule est mauvais conducteur. Quand il est charge d'une électricité quelconque, elle est adhérente à sa surface et fixée sur ses molécules sans pouvoir le:j quitter; vient-on à lui présenter un corps électrisé d'une manière semblable ou inverse, l'éleclricilé du pendule sera repoussée ou attirée, et le pendule lui-même s'écartera ou se rapprochera du corps électrisé. Quand ce pendule, toujours mauvais conducteur, est à l'état naturel, il subit, comme nous le verrons, une influence d'espèce particulière, mais dont l'effet extérieur est analogue à celui de l'influence exercée sur un conducteur. Le pendule sera ilotic atliré pour des molirs analogues à ceux que nous allons développer pour ce dernier cas.
Mais, une fois le contact élabh entre le pendule et le corps inducteur, il n'^v a pas de répulsion immédiate, car la balle non conductrice possède et conserve pendant quelque temps une électricité contraire à celle de l'inducteur sur les points qui le louchent, et, si l'on fait l'expérience dans la balance de Coulomb, il faut tordre le fil de plusieurs degrés pour vaincre cette adhérence. A la longue, le pendule finit par se chanjer par communication de la même électricité que l'inducteur, et alors il esl repoussé-
Quand le pendule est formé d'une substance conductrice isolée, il convient de distinguer trois cas : le premier, où il est chargé d'électricité contraire à celle de l'inducteur ; le second, où il possède la même électricité; le troisième, où il esl à l'état oalurel.
Le corps fixe étant en A [Jig. ST) et positif, le pendule étant en B et négatif, les lluides s'attireront et, se dislribuani inégalement sur les deux corps, s'accumuleront sur les faces qui se
i5a ÉLECTRICITÉ STATIQUE.
regardent. Cela se fera instantanément, et alors les couches électriques comprises entre l'air qui les retient et le corps dans lequel elles ne peuvent pénétrer tendront à se rapprocher et ne pourront le faire sans entraîner le pendule. Aussitôt le mouvement commencé, la distribution change; l'influence
Fig. 35.
augmente, Taccumulation des fluides contraires s^accroît sur les parties les plus voisines, et Tattraction augniente, aussi bien par l'effet du rapprochement des corps que par celui de Taccumulation plus grande des fluides. Aussitôt que le contact a eu lieu, le pendule B a pris du fluide positif et il est repoussé, comme nous allons le voir.
Représentons toujours par A et B ( fig, 36) le corps inducteur et le pendule, mais supposons-les celle fois chargés de la même
Fiç. 3(î.
électricité : leurs charges se repousseront tout d'abord et s'accumuleront sur les surfaces les plus éloignées des deux conducteurs. Une fois qu'elles seront ainsi disposées et confinées sous les enveloppes d'air qu'elles ne peuvent franchir, leur répulsion entraînera le pendule que sa charge ne peut quiuer. Mais là ne se bornent pas les effets que l'on peut avoir à observer. Supposons que Ton force le pendule à se rapprocher jusqu'en B'; on déterminera par une action d'influence plus énergique une décomposition secondaire du fluide neutre, et l'on aura en D' de l'électricité négative qui sera attirée ei
ATTRACTION DES CORPS LÉGERS. i53
en C du fluide positif qui sera repoussé. Ce dernier est à la v^érité plus abondant que le premier; mais, d'un autre côté, sa distance au corps inducteur est plus grande, et il y aura une position pour laquelle, attraction et répulsion devenant égales, le pendule sera en équilibre. A partir de là, si le rapprochement continue fort peu, la répulsion se change en attraction.
L'expérience confirme entièrement cette conséquence importante, car, si nous touchons un pendule conducteur isolé avec un bâton de verre électrisé, il est d'abord repoussé : en approchant lentement le bâton, nous voyons d'abord le pendule se relever de plus en plus, mais sa distance au bâton diminue et bientôt il se précipite sur le verre, après quoi la répulsion recommence plus vive qu'auparavant. On conçoit que, si celte inversion dans l'effet observé avait été décrite au commencement, elle aurait pu nous laisser des doutes sur les lois de répulsion que nous avons admises, tandis que maintenant elle les confirme.
Il nous reste à examiner le cas où le pendule serait à Tétat naturel, mais il n'est pas plus obscur que les autres, car l'influence du corps inducteur, décomposant le fluide neutre, transporte aux deux faces du pendule les éleclricilés séparées ; toutes deux sont en égale quantité, mais la plus rapprochée, étant plus attirée que l'autre, entraînera le pendule vers le corps inducteur.
tes ÉLECTRICITÉ 5TATIQDB.
d'où
Km— -^ > o,
La détermination des charges résiduelles MoHa» ..., M',, M2, ... dépend de la solution des équations
Kf f M I H- KisM' î::^ o, KisMf^^ Kt)M| = o» (18) [KnH,+ K„M',=:o, KMMt+Knli;=o,
on en tire
M2 = -wr M| -ZT Z7 Ml,
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A.II A.11 IV32 L'*-H*^22j
et de même