DE LA MESURE DES LONGUEURS
Pour obtenir des mesures exactes, la condition indispensable e^l d'abord de savoir reproduire, autant de fois qu'on le désire, el avec une exactitude extrême, l'unité que l'on doit employer.
On peut comparer une règle métallique au mètre étalon, à l'aide d'un appareil nommé comparateur, et qui a été construit par Fortin.
l'ne large plaque en fonte rabotée sert de base à tout l'ap-
Fig. aj.
pareil {ftg- 37}; elle porte à une extrémité un talon en acier C, Rxé invariablement par des vis : c'est une pièce en saillie qui
avancera d'un pas devis, c'esl-à-dire de o^iooi ; si elle décrit un dixième, un centième, un millième de tour, il marchera d'un dixième, d'un centième ou d'un millième de millimètre : il sullll donc de mesurer la fraction de tour parcourue par la manivelle
pour avoir la fraction de millimètre franchie longitudinalement par le burin. A cet effet, la partie antérieure de la vis est munie d'un cercle 1) qui tourne avec elle et qui est divisé en i oo parties égales; puis un index immobile C, fixé à la base de l'appareil, indique le déplacement du cercle.
Veut-on maintenant tracer des divisions équidistantes sur lin tube de verre par exemple, on le dispose, comme la figure le montre, dans des coussinets uù il est appujé par deux cordes a bovau L, K, et dans lesquels il peut tourner sans avancer ou reculer;, on prend un burin do diamant, et on l'amène à l'un des bouts du tube où l'on trace la division initiale en tournant le tube d'une main et appuyant sur le burin de l'autre. Ensuite on décrit avec la manivelle un arc de n divisions, ce qui fuit marcher le burin de dr millimètre , et
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l'on tra<'e un second Irait; on répète ensuite la même o))ération jusqu'à la tin du tube.
Telle était iu maciiine à diviser dans sa simplicité primitive, complète tli<-uriquement, mais laissant beaucoup à désirer sous I.! rapport de la commodité dans l'emploi qu'on en faisait. Un verra dans Idfig.içf un appareil plus perfectionné. La base M est en fonte et constitue un chemin de fer dont les rails supérieurs sont bien rabotés; la vis se voit en F, et l'écrou qu'elle met en mutivenient est lié à la plaque (j, qui avance avec lui en glissant sur les rails. Sur celte plaque on tixc l'objet LL' que