MESURE DES LONGUEURS
fi veut diviser. Quant au burin, il est placé en II et demeure
fise; c'est f'objet qui se déplace et présente successivement (ws divers points à l'action du traçoir. Pour plus de commodité, la mariivelle placée en A imprime ie mouvement à la vis par l'iniemiédlalre de deux roues dentées qui se rencontrent à
Vig. ïg.
angle droit. Telle que nous la décrivons, la nouvelle machine se comprend aisément; mais il y a deux points particuliers sur lesquels nous allons insister : c'est la disposition du burin d'abord, et la mesure de la rotation de la vis ensuite.
On ne trace pas sur une règle que l'on divise de traits également allongés : le premier est long, les quatre suivants sont courts, le cinquième est intermédiaire entre le premier et les suivants; puis viennent quatre divisions courtes et une dixième qui est égale à la première. Or, dans l'ancienne machine, c'était à la main de l'opérateur qu'on laissait le soin d'aligner convenablement les traits : cela exigeait de l'habileté et une attention continuelle, sans produire toute la régularité désirable pour la commodité des lectures. La nouvelle disposition du burin, représentée en perspective dans la fig. 29 et en proOI fig. 3o, charge un mécanisme spécial de ce soin. On lient à la main le petit crochet U, on le tire d'abord vers soi en le soulevant; ensuite on le pousse en appuyant légèrement, et le tra-
celel H pénètre dans la plaque à diviser où il marque le (rail :
pour donner à ce Irait la longueur convenable, il sullit donc
de limiter par des butoirs la course des pièces qui portent le
burin.
Il y a au-dessus du burin une roue 1V\ qui peut tourner autour d'un axe fixe ; cette roue est composée de deux plaques circulaires, l'une I qui est dentée sur son contour, l'autre VX qui est entaillée d'échancrures alternativement profondes et peu creuses, séparées par des espaces qui forment le contour
ne- 3c.
circulaire de la roue. A chaque écbancrure correspond une dent de la roue dentée, et quatre dents à chaque partie pleine. Au moment où l'on tire le crochet U, une pièce saillante \ avance vers la roue, pénètre dans une échancrure et, arrivée au fond, termine le mouvement du burin. Quand après cela on pousse le iracclet, il marche jusqu'à ce que l'on rencontre un butoir T qui ne permet pas d'aller plus loin.
Mai.':, pendant que ce mouvement se fait, un crochet K, qui engrène dans la roue extérieure, la fait tourner d'une dent, déplace les échancrures de la roue voisine \', et, quand ensuite on tire de nouveau le burin, la pièce \ rencontre, non l'écbanrrure qui s'est abaissée, mais le contour extérieur qui a pris
MESURE DES LONGUEURS, sa place: la course est donc moins longue el le l cnurtque précédemment. A chaque mouvement, la nit^ ubcHi des roues directrices se produit, et, quand arrivi quième division, la saillie X pénètre dans une seconde crure qui iillonge le Irait, mais qui, étant moins p *''"i la première, le fail moins long. En résumé, l'opér pus ù s'occuper de la longueur de ces trails ; ils alignés, et toutes les divisions multiples de 5 ou < coUDatlronl par des longueurs spéciales.
Le deuxième mécanisme que nous allon limé par le même besoin de simplifier ta manœu> flant loul entière à l'appareil. Quand on opérait av> machine, il Tallatt enlre le tracé de chaque division la vis du même angle; cela exigeait à chaque fois > opération d'Arithmétique. On tournait, par exemple, uc vision o à la division i-i, ensuite de 11 à i4> puis de ' loul cela evigeait du travail d'esprit, et il fallail à chaque lois se préoccuper d'arréier la roue divisée à la division voulue, sans la dépasser tout en l'atteignant. C'est toute cette peine et louies ces causes d'inexactitude que nous allons éviter.
La vis micrométrique M ( /ïg*. 3[] s'appuie sur le collet NN,
Fie- :ii
que l'on a figuré démonté ; c'est là qu'elle tourne sans déplacemeni. Elle se prolonge ensuite par une roue a rochei R et se termine par un axe rodé AA.
Autour de cet axe AA est une pièce CCDE que la figure montre en [coupe ; elle reçoit le mouvement de la manivelle par les roues d*angle B, B' ; elle porte un plateau circulaire E large et épais, sur le contour extérieur duquel est taillée une vis dont nous verrons bientôt Tusage. Cette pièce, étant folle sur l'axe AA, peut tourner autour de lui sans faire mouvoir la vis.
Mais il y a un ressort UF, fixé d'une part sur le contour du cercle E et venant appuyer de Tautre sur les dents de la roue à rochel. Si par la manivelle on fait tourner le cercle de F vers U, le ressort glisse sur les dents sans entraîner la roue, et la vis demeure immobile; mais^ quand le mouvement se fait de U vers F, le ressort s'engage dans les dents, les chasse devant lui et imprime à la vis une rotation égale à celle qu'il a reçue. Par ce mécanisme, la vis micrométrique cesse de pouvoir marcher dans les deux sens; tout mouvement qui va deO vers F lui est transmis; tout mouvement qui est dirigé de F vers U la laisse en repos. On peut tourner la manivelle dans un sens sans produire aucune action; mais dans le sens inverse elle communique sa rotation à la vis M.
Cela posé, nous ferons remarquer un pignon denté K placé près du cercle E et qui engrène avec la vis tracée sur ce cercle. Quand celui-ci fait un tour, le pignon marche d'une dent, dans un sens ou dans l'autre. Or il y a sur le cercle un butoir I et sur le pignon un arrêt Z, efle mouvement des deux pièces que nous examinons s'arrête quand le butoir I et cet arrêt Z se rencontrent; c'est là un point de départ fixe, et, arrivés à ce moment, nous traçons une division. Nous faisons alors mouvoir le cercle E de U vers F; la vis marche, le pignon denté se déplace angulairemenl de \ vers Z, et il arrive bientôt qu'un second arrêt X du pignon rencontre un deuxième butoir D du cercle; alors le mouvement s'arrête, et la visa marché d'une quaniilo déterminée par les positions respectives des deux systèmes d'arrêt : on marque un deuxième trait. Ensuite on tourne la manivelle en sens contraire, ce qui ne déplace pas la vis, mais ramène en contact les deux butoirs I et Z, comme ils y étaient au point de départ, et l'on peut recommencer indéfiniment sans avoir à se préoccuper de me-