MACHINE A DIVISER
surer la mUtion. Dison^i, pour Lermincr, que les arrêts 1 et Z «>nl lises ei les deux autres X et D mobiles ; c'esi en plaçanl convenablemenl ceux-ci, au moyen d'uno graduation faite sur Ip contour ce du cercle, qu'on règle la fraction de tour que l'oii Tait d'un arrêt à l'autre.
Sans insister sur les nombreux usages de la machine à di" vteer, revenons à Is question qui nous a amenés à la décrire. >tms avons une règle de métal qui a la longueur du mètre, et nous voulons la diviser en millimètres. S)i ta machine à diviser que nous possédons était parraîte, cette opération serait bien simple : on réglerait la course des butoirs de manière k faire tourner la vis dune cipconférence complète à chaque fois, les divisions tracées seraient égales à D'atout, et, la première étant à l'un des bouts du mètre, ta millième arriverait nécessairement là l'atiire extrémité; mais dans la praiiijue cela n'arrive pas, ei il finii rommencer par étudier la machine avant de l'employer^ "11 |i\.> w (i]''ln> ~\iv lii |)!i'iiiir- niii!>il(' p;>riilli'>|piiii>ni à la vis, on place au-dessus un microscope portant des fils croisés, et l'on vise l'extrémité, puis on fait marcher la machine; le mètre se déplace, et l'on compte le nombre de tours qu'il faut faire pour amener l'autre extrémité sous la croisée des fils du microscope. Celte opération ne peut se faire en une seule fois, parce que la vis micrométrique n'a pas 1" de longueur; mais on fractionne le mètre en parties successives sur lesquelles on fait séparément cette opération. On trouvera généralement que le nombre total des pas de vis contenus dans la longueur du mètre ne sera pas égal à 1000,' par exemple, il sera égal à 998. Cela voudra dire qu'un pas de vis est égal en moyenne
il — — do millimètre ou i™",ooa, et, par suite, si l'on veut
tracer 1000 divisions sur la règle, il faudra les espacer d'une fraction de pas de vis représentée par 0,998 et faire tourner la vis de cette fraction de tour entre deux divisions consécutives; dans ce cas, on est sur que la millième division tombera exac tement au second bout du mètre, si la division initiale coïncide avec le premier.
mura WSUMtïUnst. — La machine à dl-
viser ne sert pas exclusivement à diviser des règles; on Tem* ploie aussi à mesurer des longueurs, par exemple la distance de deux traits tracés sur un tube de verre, etc. C'est précisément à des mesures de ce genre que Ton a recours pour vérifier la vis micrométrique de la machine à diviser : à cet effet, on dé* termine le nombre de tours et la fraction de tour qu'il faut faire effectuer à la vis pour transporter la croisée de fils d'un microscope, placé à poste fixe sur le chariot de Tappareil, d'une longueur égale à la longueur à mesurer; puis on répète successivement cette opération en utilisant des portions de plus en plus éloignées de la vis, de manière à reconnaître les endroits défectueux. Au reste, il n*est pas nécessaire, et il serait à peu près impossible d'amener la vis à un degré de perfection tel que toutes les mesures fournissent des nombres identiques : il sufQtque ces nombres varient très-peu et d'une manière continue. Quand ce résultat est atteint, on utilise les mesures précédentes pour dresser une Table de correction indiquant en regard de chaque nombre de tours exact la longueur correspondante que fournirait la lecture de l'appareil s'il était parfait. On aura recours à cette Table pour corriger toutes les mesures ultérieures.
(*].—- Grâce à la machine à diviser, nous savons maintenant diviser les règles en millimètres et adapter ces règles à tous les appareils qui devront mesurer les longueurs; mais cela ne suffit pas encore : il faut pouvoir pousser plus loin la division du mètre et apprécier des fractions de millimètre. Il y a pour atteindre ce but un appareil fort simple : c'est le vernier.
Prenons une règle de cuivre d'une longueur totale de o"', 009; divisons-la en 10 parties égales au moyen de la machine précédente. Puis disposons cette règle le long du mètre de manière à pouvoir aisément la faire glisser contre son arête divisée :
(*) Cet appareil porta le nom de son iorenteur Pierre Vernier, qui Ta décrit en lG3i (La construction, l'usage et les propriétés du quadrant y Rruxenet). Ou l'attribue quelquefois à tort à Pedro Nu nez, professeur de Mathématiquee à Coimbre, d'où le nom de nonius par lequel cet instrument est encore désigné en Allemagne ( PoccuiDOKFr, Geschichte der PhysiAj p. a65.)