HT
Cette quantité de chaleur est dégagée pendant le temps trèscourt de la décharge. Elle est très-grande, parce que V et par suite M sont très-grands.
Le coefficient K ne pourrait varier qu'avec la nature des diverses substances employées; mais, si tous les conducteurs qui composent le circuit sont formés d'un même métal, on aura pour chacun d'eux
et la somme de ces quantités, ou la chaleur totale développée dans le circuit, sera
Elle sera indépendante de la résistance du circuit et ne variera qu'avec la charge et la surface de la batterie.
Quand une batterie est formée de bouteilles égales, sa surface S est proportionnelle au nombre de bouteilles^ et la quantité de chaleur Q, développée par une charge fixe M, est d'autant plus faible que le nombre des bouteilles est plus grand.
Mais si, au Heu de charger diverses batteries avec le même nombre d'étincelles, on les charge au même potentiel, les choses ne se passent plus de la même manière. En effet, le potentiel est proportionnel à -^9 et par conséquent la quantité de
a58 ÉLECTRICITÉ STATIQUE.
drant varient par la rotation proportionnellement à Fangle a
âC|2=" — (JCC.
C22) Cl 2 sont les charges de Taigullle et d'une paire de quadrants lorsque cette dernière est au potentiel i» Tautre paire de quadrants et Taiguille elle-même au potentiel zéro. Or Je système ainsi formé est un condensateur, et quand la surface de Taiguille recouverte par le quadrant au potentiel i augmente par suite de la rotation a, les charges contraires de Taiguille et du quadrant croissent de petites quantités égales, proportionnelles à a, donc p-iq^
0C22 - ~ — oC|2 '~~ pOL,
Par suite
3W.---^/?a[V2-V'2-2Vo(V-V')]
-/^«(Vo-— ■;— )(V'-V).
Mais
àW —Ha,
H -;,(Vo-— ^— )(V~V').
C*est la formule dont nous avons annoncé la démonstration
DÉGHAEftES ÉLEGTBIdUES. — Ce n*est pas seulement par le déplacement des masses matérielles que peut varier Ténerpe électrique d'un système : elle est aussi modifiée par Técoulrment de Télectricité d'un corps sur un autre.
Dans le premier cas, les corps déplacés acquièrent une force vive sensible, équivalente au travail dépensé, c*est-i-dire à l'abaissement de Ténergie électrique.
Dans le second, et sous la condition expresse que l'écoulement de l'électricité ne soit accompagné d'aucun effet mécanique proprement dit, la diminution de l'énergie électrique a pour équivalent la production d'une certaine quantité de chaleur^ et, conformément aux principes qui seront exposés ultérieurement (voir Théorie mécanique de la chaleur, t. II«
DÉCHARGE DISRUPTIVE. 269