BAROMÈTRE BALANCE
baromètres qui n'ont guère plus d'utilité que de précision : baromètres à cuvette large, où le niveau varie peu ; baromètres à cadran ( ' }> ^ù le mouvement du mercure se transmet par un contre-poids & une poulie qui porte une aiguille [Jig, 96). Nous nous dispenserons de décrire ces instruments imparfaits.
lâUHtni-BALAICE. — On a cherché par divers moyens à mesurer avec plus de précision la hauteur barométrique ou plutôt ses variations. On y parvient par le baromètre-balance.
Un tube vertical BC [fig. 97), en fer battu, est réuni à sa partie supérieure avec un tube plus large AB, fermé par le haut, et qui sert de chambre barométrique. La partie inférieure du tube porte un manchon DD'EE', ouvert par le haut et dont le rayon est un peu plus grand quo celui de la chambre barométrique. Le tube elle manchon plongent dans une cuvelle MPQ remplie de mercure qui s'élève à peu près jusqu'au milieu de AB. L'appareil est suspendu à rexlrcmité du fléau d'une balance, et on l'équilibre à une pression moyenne. Si la pression vient à changer, le tube s'enfonce plus ou
moins dans la cuvette, et Ton va voir que son déplacement est proportionnel à la variation de la pression atmosphérique.
Le système étant en équilibre, supposons que la pression varie et .que le tube s'enfonce de la quantité EF = a; le mercure sera chassé dans le réservoir inférieur, oii il s'élèvera de la quantité £(r ~ b^ et dans la chambre barométrique, où son élévation sera HK — j:. La partie immergée aura donc varié de
^^EF-f-EG^i-a-t-Z^.
Dans chaque position du tube, la pression atmosphérique est toujours équilibrée, et nous pouvons considérer le tube et le mercure qu'il renferme comme formant un système solide. Soient r le rayon de la chambre barométrique, R celui du man-
B' C Vf
chon et R' celui de la cuvette. Le poids du tube sera augmenté de zr'dlr et la poussée de bas en haut de izJi^dx, et, comme il j a équilibre» on doit avoir
Mais la hauteur barométrique a varié de
on a donc
Par conséquent, la partie immergée y est proportionnelle à la variation de la pression atmosphérique. On voit de plus que R doit être plus grand que r, et que Tappareil sera d*autant plus sensible que R et r seront moins différents.
Il nous faut maintenant prouver que le niveau extérieur du mercure ne change pas. En effet, le manchon descendant de a enverrait dans la cuvette le volume de mercure R-a; mais une partie r^x passe dans la chambre barométrique, et dans le réservoir inférieur le volume augmente de "R'- — R^jè, de sorte que Ton a
(R'2-Rî)6=:R2a-rî»a?.
Mais r^x = K^x ^^ ^ ~-X ' ^> ^^ sorte que l'équation précédente devient
ce qui exige que b soit nul et que le niveau du mercure reste constant dans la cuvelie.
D'où il suit que^>' = a, que le déplacement vertical du tube est égal à celui de la partie immergée et qu'il est proportionnel à la variation de pression. On peut le mesurer soit directement par une graduation tracée sur le tube, soit en observant rinclinaison du fléau.
On peut aussi suspendre le tube barométrique AR à poste fixe et faire reposer la cuvette C sur Tune des extrémités d'un fléau de balance CDE dont les déplacements sont enregistrés
BAROHÈTbB MÉTALLIQUE. 173
sur un cyliodre.K enduit de noir de fumée et mù par un mouvement d'horiogerie, i l'aide d'une longue aiguille gh mise en
iiiuu\emenl par le fléau. Cesbaromèlres enregistreurs ( /îg". tp) b>int aujuui-d'liiii d'un grand usage dans les observa luires.
BABOMtTBZ MÉT&LLIBUE. — On emploie souvent pour la dcl'iiralion des appariements ou pour les observations de voyage des appareils qui mesurent la pression almo5pbéri(|ue par la dérormalion élastique d'une botte close, vide d'air. Le principe en a été indiqué par Vidie, auquel on doit d'ailleurs la disposition la plus heureuse de baromi'tre métallique.
L'organe sensible de ce baromètre est unebolteplate A, vide
BAROUËTRE.
(l'air [fig. 95' , dont la face supérieure est pliesée et porte en son centre un pilier métallique. On enregistre tes déplacements de ce pilier à laide d'un ressort B très solide et d'un système de leviers articulés CDFT qui agissent sur un cordon de soie «1roulé sur l'a^e de la poulie G. Celle-ci porte l'aiguille F mobile sur un cadran divisé; un petit ressort antagoniste agit sur la poulie en sens contraire du cordon, de manière à le maintenir tendu.
Fis- M-
l.aji^ç. 1(111 nionlro une disposition moins avantageuse, due i Bounliin. CAR est un liilifl en laiton de section ovale, recourbé en cercle, fixé par son milieu A, libre en B et C et dans lequel on a fuit le vide; quand la pression iniiniK'iitc, le tube se recourbe da- \ iiiitn»;!', SCS extrémités B, C se rapprOclioiil; pIU's s'écartent quand la prcssioiuliminuc: leur mouvement, iiniplillv pur lo levier EDF et le pi- I ti>i»ii <<< ^<-' transmet enlin à l'ai- I finillo III.
Il osl m'-cessaire de comparer
(l<> loinps à autre ces insiru-
monis au baromolrc normal pour
nvlillor lours indications, car le
rrète laiguilU' quand la pression est de 760"""