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USAGE DES BAROMÈTRES

se déplace & la longue, par suite d'une déformation lente de Torgane métallique sensible.

nâtt US lAimttTBSS. — La recherche de toutes les modifications que subit Tatmosphère est un des problèmes qui nous intéressent le plus, et le baromètre, en nous montrant des pressions variables et en les mesurant à chaque moment, nous permet d*envisager un des côtés de la question. Aussi les météorologistes enregistrentF-ils les indications de cet instrument, et Yoici quelques-uns des résultats généraux que Ton peut extraire de leurs observations.

Le baromètre est soumis dans chaque lieu à des oscillations continuelles; mais, en notant sa hauteur à chaque heure du jour et de la nuit et en faisant la moyenne de toutes les mesures, on a ce que Ton nomme la moyenne du jour; de là on passe aux moyennes des mois et de Tannée de la même manière.

On trouve qu'en chaque lieu la moyenne annuelle est constante; mois elle varie d'un point à l'autre du globe, ce qui tient à deux causes, à la diiTérence des altitudes d'abord et à celle des latitudes ensuite. La première de ces causes de variations suit des lois connues et assez bien établies pour qu*on puisse ^x\ calculer TeiTet, comme nous le ferons bienloi, et réduire, comme on le dit, les observations au niveau de In mer. Quand on fait cette correction aux moyennes des divers lieux et qu'on les compare ensuite entre elles, on saisit la variation qui dépend de la latitude; or, on a remarque que cette hauteur moyenne du baromètre augmente de l'équateur jusqu'à 3G°, pour diminuer ensuite en s'cloignant vers le pôle.

Si les moyennes annuelles de chaque lieu sont constantes, il n'en est pas de même des moyennes mensuelles, qui varient dans le cours de l'année et qui sont généralement plus grandes en hiver qu'en été.

Quant aux observations faites dans la même journée, elles sont soumises à des oscillations très-régulières; ce sont les seules qtii affectent le baromètre à Téquateur, où elles atteignent une valeur plus grande qu'ailleurs. Suivant M. de Ifumboldt, il y a deux minima, à 4" du soir et à 4** du matin, et ils

sont séparés par deux maxima qui se remarquent à lo'' du matin et à lo*" du soir. L'amplitude de Toscillation de jour est égale à 2""", 55, celle de Toscillation de njuit, entre 4** du soir et 4** ^u matin, n'étant que de o'»"',84. Les mêmes phénomènes se constatent dans toute l'étendue de la zone torride; mais, quand on arrive dans les climats tempérés, ils diminuent d'intensité et se compliquent de variations accidentelles qui les masquent. On a pu cependant, en comparant les moyennes d'un grand nombre d'observations longtemps continuées, reconnaître qu'ils existent encore et à peu près aux mêmes heures; on a même constaté que leur amplitude es^ variable aux diverses saisons et plus grande en été qu'en hiver.

Outre ces oscillations régulières, le baromètre éprouve des perturbations continuelles dans les climats tempérés; elles ont un remarquable rapport avec l'état du ciel, et Ton peut dire d'une manière générale que le beau temps est accompagné par une grande hauteur barométrique, tandis que la pluie tombe le plus souvent au moment d'une dépression considérable. De là un des plus fréquents usages de l'instrument, auquel on adapte une graduation spéciale qui, sans mesurer la hauteur barométrique, indique Tétat de l'atmosphère [fig. loo). Tous ceux qui ont suivi ces indications savent qu'elles sont généralement exactes, bien qu'elles se trouvent aussi quelquefois en défaut ( ' ) ; on ne doit donc leur attribuer qu'une valeur de probabilité. Pour expliquer ce fait, Deluc admettait que la vapeur, qui est moins dense que l'air, diminue le poids de l'atmosphère d'autant plus qu'elle est plus abondante; mais la meil leure raison pour prouver que cette explication n'est pas fondée, c'est que la pluie ou le beau temps n'affectent pas le baromètre entre les tropiques, bien que la même explication n'y soit pas devenue fausse. La seule chose qu'il y ait à rerafarquer est une relation habituelle entre la hauteur barométrique

(') Torricelli avait déjà observé celte concordance, et Olto de Cucricke prédisait les tempêtes au moyen d'un baromètre à eau dans lequel il avait fait le vide par le haut h l'aide do sa machine pneumatique. Un petit personna(je flotteur indi<{uait du doi(jt le temps probable sur une échelle divisée (Pocc, Ceschichte dcr Phj'sikj p. 429).

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