MACHINE DB COMPRESSION
s'ouTiira plus, et la pression du gaz dans le récipient sera - H :
ce sera la liinlte de la compression. On voit, de plus, que l'effort qu'il Taudra exercer pour faire pénétrer l'air Ira en augmentant; car il faudra ouvrir la soupape B, et l'air confiné qui la ferme résistera d'autant plus qu'il sera plus comprimé. Plus le piston aura d'étendue, plus la difllculté de- >iendra grande, il faudra donc lui donner la plus petite section possible.
On ne peut d'ailleurs espérer de diminuer le travail de la
Flg. i33.
compression en accouplant deux corps de pompe dont l»r* pistons se meuvent en sens inverses comme dans une macliii** pneumatique, car la pression de l'atmosphère n'intervient pha ici pour gêner le mouvement, et la totalité du travail déj^^Uk^ est utilisée. Aussi, maigre l'analogie de leurs fonctions, les 4nn ■Ofies d'appareils devront avoir des formes très < ne oucfalne de compression telle que celle qui eit n lée fig. 133, et que l'on Irouve encore dans qutifw* *3fu- J. «t B. — I. I- tue.
a58 MACHINES A RARÉFIER ET A COMPRIMER L'AIR.
nets de Physique, serait aussi mauvaise que la machine pneumatique du même modèle est bonne; elle n'aurait pas de solidité et serait une cause de danger sans être un instrument utile.
POUPE A MAIN. — La machine de compression la plus employée est une simple pompe à main [fig. i34). Elle se
place sur le sol où elle repose par une masse métallique E, dont la base est large; elle n'a qu'un corps de pompe P, et le piston, qui est plein, se termine par un manche horizontal de bois tourné M. L'expérimentateur pose les deux pieds sur le rebord de la base, saisit le manche à deux mains et le soulève ou l'abaisse alternativement. Il y a deux clapets
POUPE A UAIN. 359
A et B {fig. 135); tous deux soat placés à la base du cylindre et iHleurent avec sa surface : l'un A se meut de bas en haut et communique avec un tube d'aspiration ac, il s'ouvre quand on élève le piston; l'autre B est disposé en sens inverse, il ouvre le conduit bd quand on descend le piston. En résumé, si deux réservoirs, sont mis en rapport avec c et d, l'un
Flg. i35.
recevra à chaque coup de piston le gaz qui sera pris dans l'aiiire; le premier se videra, le second s'emplira. Cet appareil est à la fois une pompe de compression cl une pompe aspirante. Dans le trajet des deux conduits ac cl bdsonX placés deux robinets C et D, qui les ferment au besoin, et un (roisième robinet E, placé entre eux, sert, quand on l'ouvre, soii -A rendre l'air dans le récipient c, soit à le laisser sortir ilu rt^servoir d.
Slinni KâGBmi a COlIFItESBIOll. - Avec une extrême sim- |ilicilé de forme et une grande modicité de prix, l'appareil précédent suffit dans la plupart des cas. Si l'on veut une machine plus puissante, destinée à comprimer ou à dilater les gaz dans de grandes enceintes, on ne change rien à cette construction; seulement on réunit deux ou trois corps de pompe semblables \Pi. I, ftg- 3). On les fixe solidement, on met tous les conduits d'aspiration en rapport avec une sphère 0 et tous les lubes de compression avec un autre réservoir pareil J. Toutes
26o MACHINE A RARÉFIER ET A COMPRIMER L*AIR.
les tiges de piston reçoivent le mouvement d*un axe commun, et une manivelle munie d*un volant sert à faire tourner régulièrement cet axe. Tout cet appareil est établi sur le sol, où il est boulonné, et toutes les parties sont reliées solidement entre elles par de forts madriers; il est construit comme une machine industrielle, avec plus de solidité que d^élégance, et l'on peut s'en servir pour obtenir des pressions de 3o**». C'est l'appareil qui a servi à Regnault quand il étudiait la loi de Mariolte, et que nous retrouverons quand nous parlerons des vapeurs.
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