‹ Cours de physique de le̓́cole polytechniqueChapitre 20 sur 34 · CUIVRE · texte numérisé non relu

CUIVRE

CDIE

Ce tableau prouve que les pouvoirs ahsorbans varient avec Torigine des rayons cUorifiques. Mais il serait (axa d'en conclura que les pouvoirs, ^missif et absorbant d'une même substance cessent d'être ëgaux. lorsque la température de la source dépasse 100**. Car on ne peut rapprocher la puissance d'absorber la ohaleur rayonné^ par la lampe, de la faculté' d'émettre celle du cube à 100^-, il faudrait, pour déduire des conséquences exactes d*un rapprochement semblable , avoir un moyen de mesurer 1^ quantité de chaleur émises par différentes surfaees ayant précisé-* ment la température de la lampe > moyen qui parait d'ail-^ leurs très difficile à réaliser.

Les séries des pouvoirs absorbans et émissiÊ obtenues par M. Melloni, d^s le cas d'une source ayant la teoo^ rature de i oo"* , étant coniplétement identiques , on ne saiir rsdt contester l'exactitude du moyen de mesure proposé -, il résulte alors de cette identité une démonstration directe de T égalité des pouvoirs éi^ssif et absorbant d'une même substance^ la température de ioo°.£tconuneMM.Dulong et Petit ont constaté que cette égalité siibsistait à toute tem-

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piSrature^ on dpit conclure des rësultats (roùvéspar M. Melloni que les pouvoirs ânissif et absorbant d'une même substance quoique toujours égaux entre eux , varient avec Tori-. gine des-rayons calorifiques ou 1^ température de la source.

Le pouvoir absorbant parait varier avec Tespèce des rayops qui tombent sur une même surface ; car.en inti^po* sant un écran de verre entre la lampe et les disques métalliques placés devant la pile, les 4^viations stationnaires'ont donné y pour représenter les pouvoirs absorbans des diverses substances qui recouvraient ces disques , les nombres suivans : noir de fmnée 100, carbonate de plomb 24? colle de poisson 4^9 encre de Chine loo, gomme laque 3o, surface métallique 17 *, et cette série comparée à celle obtenue pour la même source sans Tinterposition du verre, indique qvie la chaleur rayonnée à travers cette substance est abaorbéa , par les^mêmes surfaces , plus ou moins facilement que^la chaleur venue directement de la soui^ce. En outre M. Melloni, se servant d'une pile thermo-électriqùe dont une des faces était recouverte de blanc d'Espagne et Fautre de noir de fumée , a trouvé que le rapport d'absorption de ce» deux faces variait beaucoup avec la nature de Técran diaphane que la chaleur rayonni^e de la lampe était obligée de traverser -, sans aucuii^écraù ce rapport était ^ , il cons^vait la même valeur pour un écran de sel gemme, un verre noir opaque Télevait à ;^, un verre diaphane incolore rabaissait à ^ , une plaque d'aluû à ,^. Ainsi la chaleur rayoïinée à travers différens écrans est plus ou ' moins fadlement absorbable par une surface donnée.

Toutefois les surfaces métalliques ayant a très peu près le même pouvoir absorbant pour la (Chaleur provenant de toutes les sources , il en résulte comme conséquence que

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