RÉSUMÉ DE LA QUINZIÈME LEÇON
Dans la dernière séance,, nous avons examiné quelques propriétés de la chaleur ou du calorique. Ces propriétés semblent rapprocher le calorique de la lumière , avec laquelle il a réellement quelques rapports; mais elles ne sont pas suffisantes pour nous donner une idée exacte de la nature de ce que nous avons désigné par le nom de calorique. Nous savons seulement qu’un corps échauffé lance autour de lui, dans toutes sortes de directions, quelque chose qui vient frapper les corps, qui les augmente de volume, les dilate 9 qui fait éprouver la sensation de la chaleur; c’est la cause qui produit ces divers effets qu’on a désignéç par le nom de calorique. Nous avons reconnu que le calorique, lorsqu’il vient frapper un corps et qu’il peut être réfléôhi par lui, l’est en faisant l’angle de réflexion égal à l’angle d’incidence. Nous avons vu que le mouvement du calorique n’était pas altéré par, le mouvement de l’air; nous avons cité à cet egard des expériences extrêmement simples; nous avons vu également que le calorique n’est point absorbé sensiblement parce fluide élastique; nous avons aussi constaté qu’il peut se transmettre très vite; enfin, nous avons indiqué comment on pouvait constater qu’il n’était pas pesant, ou, pour mieux dire, qu’il était si subtil, que les balances les plus exactes ne pouvaient en déterminer le poids.