‹ Cours de physiqueChapitre 103 sur 173 · NON-COERCIBILÏTÉ DU CALORIQUE · texte numérisé non relu

NON-COERCIBILÏTÉ DU CALORIQUE

J’ajouterai à ces diverses propriétés que je viens de rappeler, que le calorique n’est point eoërcible. On renferme de

l’air dans des vases, on y renferme des liquides, des corpssolides; mais nous n’avons aucun vase qui puisse conserver le calorique. Lorsqu’on met un corps chaud dans l’intérieur d’un vase, le calorique qui s’échappe du corps échauffé échauffe successivement les parois , de manière qu’il s’échappe ensuite par les surfaces extérieures. Ce n’est pas comme la lumière, qui traverse immédiatement le corps, si c’est du verre, par exemple, ou se fixe à sa surface , si c’est un corps opaque.

Telles sont les propriétés générales que nous avons reconnues à la chaleur. Ces propriétés, comme vous voyez, ne sont pas suffisantes pour donner une idée exacte de sa nature; et toutes les fois que par l’ensemble des propriétés qu’on peut remarquer, on ne peut suffisamment définir un corps, il est permis de faire des hypothèses sur la véritable nature de ce corps.

Page 1