‹ Cours de physiqueChapitre 139 sur 173 · SUITE ©E LA CAPACITÉ ©ES FLUIPES ÉLASTIQUES · texte numérisé non relu

SUITE ©E LA CAPACITÉ ©ES FLUIPES ÉLASTIQUES

Indépendamment de ces propriétés générales relatives à la capacité , il reste à faire quelques observations sur le changement de capacité que les fluides élastiques peuvent éprouver quand ils sont exposés à des températures différentes et à des pressions différentes. Jusqu’à présent, nous avons pris tous les fluides élastiques dans les mêmes circonstances ; nous avons supposé leur température d’un même nombre de degrés. Maintenant la question s’agrandit, et on se demande si la capacité d’un fluide élastique échauffé à ioo°, diffère du même fluide élastique échauffé simplement à zéro ; c’est-à-dire , s’il ne faut pas plus de chaleur pour porter la température d’un fluide élastique de o° à i°, que pour le porter de ioo°à 101°,

Quoique les expériences à ce sujet n’aient pas été très multipliées, on peut cependant en conclure ce résultat général que la capacité des fluides élastiques augmente avec leur température; résultat qui est conforme à la loi que nous ayons admise pour les corps solides ; de sorte que si l’on prend deux masses d’air égales en poids, quel une soit echauffee A 4o , et que l’autre le soit à zéro ; si les capacités étaient égales, on devrait trouver, en les mêlant, une température moyenne de 20 degrés, puisqu’il faudrait autant de chaleur pour porter la masse de o° à 20° que pour abaisser celle de 4o° à 200. Or on ne trouve pas cette moyenne ; la moyenne se rapproche toujours davantage du corps qui est échauffe; elle sera, pai exemple, de degrés. Je me borne à vous citer le résultat o-énéral, parce que les expériences ne présentent pas assez de certitude pour donner des nombres exacts.

Nous avons pris les fluides élastiques sous la pression de centimètres ou à peu près, et nous avons supposé cette pression constante pour tous les gaz. iNous allons maintenant supposer une pression beaucoup plus élevée, et nous demander alors comment variera la capacité. MM. La Roche et Bérard ont fait à cet égard des expériences et les ont laites avec beaucoup de soin. Ainsi ils ont pris un volume d’air dont la capacité était représentée par l’unité, sous la pression de G? mètr.„405# Ils ont pris ensuite de l’air qui était sous la pression de i,oo58, et ils ont déterminé la capacité de cet air ainsi comprimé par le même procédé que celui qui a été indiqué. Ils ont trouvé que cette capacité était égale A 1,2096, celle de l’air sous la pression de om* 74°^ étant égale a l unité. Il s’agissait de voir comment la capacité variait îelati veinent à la pression. Le rapport des pressions, qui s obtient enylivisant la plus grande pression par la plus petite, est 1,0080, le rapport des capacités , qu on obtient en divisant aussi la plus grande des capacités par la plus petite, est 1,2096. D où il résulte que le rapport des pressions est plus grand que celui des capacités. Ce résultat ayant été vérifié plusieurs lois par l’expérience, on peut regarder comme démontré qu’en général la capacité n’est point proportionnelle à la pression, elle reste plus petite. Réciproquement si vous prenez un certain volume d’air qu’on suppose dilaté, la capacité augmente; mais elle ne sera pas non plus proportionnelle au volume.

Si l’on prend ensuite un volume constant, au lieu d’une masse constante, alors la capacité de ce volume ira continuellement en diminuant; lorsque nous serions parvenus à nvoir de l’air qui ne pourrait soutenir qu’un millième de la

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pression, la capacité serait même plus faible et ne serait pas égale au millième de la capacité de l’air qui est mille fois plus dense. Par conséquent, en allant jusqu’au vide, nous trouverions une capacité nulle. Nous reviendrons plus tard sur cet objet. Nous avons cru devoir en attendant indiquer ce résultat curieux, savoir que le vide n’a pas de calorique spécifique. Et en effet, il n’y a dans le vide cî’autre calorique que celui qui, comme la lumière , traverse l’espace et qui n’est pas susceptible de mesure.

Voilà ce que l’expérience a appris de plus positif relativement aux variations de capacité dans les fluides élastiques , d’après la température et d’après les pressions.

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