‹ Cours de physiqueChapitre 14 sur 173 · RÉSUMÉ DE LA PREMIÈRE LECÛFS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA PREMIÈRE LECÛFS

Dans la dernière séance , nous avons parlé des propriétés généiales que 1 on peut considérer dans la matière. Parmi ces propriétés nous avons considéré l’étendue qui appartient à tous les corps, mais que l’on peut aussi concevoir sans les corps, et l’impénétrabilité, qui est le vrai caractère de l’existence de la matière. Nous avons aussi considéré une autre propriété qui appartient à tous les corps : c’est la divisibilité Nous avons été conduits à une question sur laquelle nous avons dit qu il était parfaitement inutile de s’arrêter : celle de savoir si la. matière est divisible à l’infini. Nous avons fait voir que, physiquement parlant, un corps est divisible dans des limites très étendues. Nous l’avons prouvé en mettant une matière colorante dans de l’eau. Nous avons cité également les odeurs, et ce sont même les odeurs qui nous ont présenté exemple de la divisibilité la plus parfaite que l’on puisse voir. Les particules des corps sont alors tellement ténues

qu’elles échappent , pour ainsi dire, à nos sens; si l’on n’en considérait qu’une seule, nous ne pourrions la voir; ce n’est que lorsqu’on les considère en masse qu’elles deviennent perceptibles à la vue. Mais les molécules de la matière peuventelles être divisées indéfiniment? Nous avons dit que nous ne savions rien de bien positif à cet égard. Seulement nous avons fait remarquer qu’il était probable que cette division s’arrêtait à un certain terme.

Nous avons cité une expérience qui consiste à enfermer du gaz hydrogène dans un vase qui aurait une petite fêlure par laquelle l’air atmosphérique ne pourrait passer; et nous avons dit que ce vase, dans lequel l’air atmosphérique resterait ainsi confiné, pourrait néanmoins laisser échapper le gaz hydrogène.

Nous avons dit enfin que l’on ne pouvait concevoir que les corps pussent être divisibles à l’infini; car, si ce qu’on appelle les atomes d’un corps pouvaient encore être divisés ou altérés de quelque manière que ce soit , il en résulterait que ces atomes ne pourraient plus former le corps dont ils sont dérivés. Du reste, nous ne sommes plus au temps où l’on peut s’arrêter à des discussions de cette nature.

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