RÉSUMÉ DE LA CINQUIÈME LEÇON
Dans la dernière séance, nous avons commencé à nous occuper des corps sous le point de vue des divers états dans lesquels ils se présentent à nous. Nous avons distingué l’état de solides, l’état de liquides, et l’état de fluides élastiques.
Nous avons dit que l’état solide se distinguait pour ainsi dire, au premier aspect, par une propriété qui en entraîne beaucoup d’autres; savoir, l’adhérence réciproque des molécules, qui est plus ou moins grande, et en vertu de laquelle les corps opposent plus ou moins de résistance à la séparation. Nous avons dit que c’est en vertu de cette adhérence que les corps conservent leurs formes, et qu’ils transmettent la pression exercée sur eux, dans le même sens qu’ils l’ont reçue. Nous avons dit que cette pression exercée sur les solides tendait à être transmise dans toutes les directions, mais que l’adhérence des molécules s’opposait à ce que cette transmission fût sensible, et qu’il n’en résultait qu’un gonflement de ces molécules. Cependant, si l’on supposait qu’un solide dont l’adhérence des molécules n’est pas très grande fût soumis à une pression considérable, dans ce cas, la force résultant de la pression l’emportant sur la force d’adhérence , le solide se briserait nécessairement par suite des pressions latérales qu’il éprouverait.