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RÉSUMÉ DE LA SIXIEME LEÇON

Dans la dernière séance , nous avons examiné les pressions qu’un liquide enfermé dans un vase exerce contre les parois de ce vase. En concevant que ce vase soit cylindrique et rempli de liquide, il est évident que les diverses particules matérielles qu’il renferme étant soumises à la pesanteur, chaque molécule pèse sur celles qui sont immédiatement audessous d’elle , de manière qu’en raison de la résistance qu’opposent les diverses molécules, le fond doit supporter les actions de toutes ces molécules. C’est ce qu’on exprime en disant que la pression exercée sur le fond d’un vase cylindrique est égale au produit de la base par la hauteur.

Ce premier fait, qui ne présente aucune espèce de difficulté, étant admis, nous avons cherché à démontrer quelle est la pression que le fond supporte lorsque les parois, au lieu d’être verticales, sont inclinées en-dedans ou en-dehors. Nous avons vu que le fond supporte toujours une pression qui est exprimée par le produit de la base pour la hauteur ; de sorte que cette pression est absolument indépendante de la forme du vase, le fond restant le même. Nous avons dit que cette propriété résulte de ce que dans les liquides le mouvement se transmet dans tous les sens.

Nous avons dit que, par une conséquence de celte propriété dans les liquides, on pouvait, avec une très petite quantité de liquide, faire crever le vase le plus résistant; qu’il suffisait pour cela d’avoir un vase dont la paroi supérieure et la paroi inférieure fussent très rapprochées, et qui serait terminé par un tube vertical très étroit , qui, en raison de sa capillarité pourrait être prolongé à une très grande hauteur et ne contenir néanmoins qu’une très petite quantité

de liquide. Dans ce cas la pression sur le fond du vase serait égale au poids d’une colonne cylindrique ayant pour base la base du vase, et pour hauteur la hauteur du liquide.

Je vous ai fait remarquer qu’il fallait bien distinguer le poids d’un liquide de la pression exercée par ce liquide. Le poids est toujours déterminé par la quantité de matière que le liquide renferme ; tandis que la pression peut être modifiée par la forme du vase. Cette remarque nous a conduits à expliquer une espèce d’anomalie. Si, par exemple, on conçoit que le plateau d’une balance soit formé par un vase ayant la paroi supérieure et la paroi inférieure très rapprochées l’une de l’autre, et terminé par un tube étroit, il semble, au premier abord, qu’il faudra, pour faire équilibre à ce vase, mettre dans l’autre plateau de la balance un poids égal à celui d’une colonne de liquide qui aurait pour base la base du vase, et pour hauteur la hauteur du liquide. Nous avons démontré que cela n’était point, et qu’il suffisait, pour établir l’équilibre , d’un poids égal à celui des molécules liquides contenues dans le vase.

Quant aux pressions exercées sur les parois latérales , nous avons vu que la pression dans chaque point de la paroi est toujours exprimée, quelle que soit la forme du vase, par une colonne d’eau qui aurait pour base la partie de la paroi que l’on considère, et pour hauteur la distance de son centre à la surface du liquide ; et que si l’on considère la pression totale, elle est égale à une colonne liquide qui aurait pour base la paroi que l’on considère, et pour hauteur la demihauteur du liquide, ou, pour mieux dire, la moyenne entre la plus grande et la plus petite profondeur.

Nous avons dit que ces pressions latérales tendaient à écarter les vases et à les ouvrir, mais qu’elles ne leur donnaient aucun mouvement, et qu’en supposant ces vases librement suspendus ou posés sur des roulettes, ces vases restaient parfaitement en équilibre. Nous avons fait voir qu’en effet les pressions horizontales, les seules qui pourraient déterminer le mouvement des vases se détruisaient réciproquement, et que si l’on détruisait une seule de ces pressions, alors le vase se mettait aussitôt en mouvement, en vertu de la pression opposée qui n’était plus contrebalancée. C’est ce que nous avons démontré par l’expérience , au moyen d’un petit appareil qu’on appelle tourniquet hydraulique.

Nous avons terminé en examinant quelle était la pression d’un liquide sur un corps qui serait renfermé dans ce liquide, pour parvenir à la démonstration d’un principe très simple .

connu sous le nom cle principe ci* Archimède , et qui est d’un très grand secours pour déterminer le volume des corps et connaître leur densité,

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