‹ Cours de physique (volume 2)Chapitre 74 sur 113 · VERGES VIBRANTES. — VIBRATIONS COMPLEXES, CALÉIDOPHONE · texte numérisé non relu

VERGES VIBRANTES. — VIBRATIONS COMPLEXES, CALÉIDOPHONE

Tautre à une distance du bout libre égale à celle qui Ten séparerait sur une lame entièrement libre et de pareille longueur; les deuxièmes nœuds sont à mêmes distances des extrémités voisines ; au delà, les nœuds sont également espacés.

4** Un bout libre^ un bout appuyé. — Une verge libre-appnyée équivaut à la moitié d'une verge libre-libre vibrant avec un nœud au milieu.

Ghladni trouve en effet :

re'a sij, t sij^— sol^ « ré^ #-h la^ . , . , 5» 9^ i32 if 21^ 25^ ... ,

le son fondamental étant à celui de la même verge libre-libre comme 5^ : 6^; le rapport exact est 5^ : 2^ (3,oi i)^.

De son côté, Lissajous a vérifié que la position des nœuds est la même que dans une lame libre aux deux bouts et de longueur double. La condition de Tappui est pratiquement assez difficile à réaliser : il pressait la lame contre un mur en interposant un liège d'un centimètre d'épaisseur.

5** Un bout fixé^ un bout appuyé. — L'expérience a de même prouvé qu'une' verge fixée-appuyée se comporte identiquement comme chacune des moitiés d'une verge fixée-fixée de longueur double à nœud médian, et par conséquent donne les mêmes sons et présente les mêmes nœuds que libre-appuyée.

6° Les deux bouts appuyés. — Ghladni a confirmé dans ce cas les résultats de l'analyse d'Euler, aussi bien quant à l'équidistance des nœuds que quant à la hauteur des sons, pour lesquels il obtint la série suivante :

en remarquant que le son fondamental est à celui du premier cas comme 2^ : 3^.

379. Vibrations complexes ; caléidophone. — Les vibrations d'une verge ne s'effectuent généralement pas dans un plan ;

mais son mouvement peut être considéré comme résultant de la superposition de deux mouvements vibratoires rectangulaires, obéissant aux lois que nous venons d'établir. Wheatstone ('), à qui l'on doit la découverte de ce fait, employait un appareil très iagénieux et très simple, le caléidophone (xaXd; beau, s'So; forme, et fu'^ voix), série de verges implantées verticalement dans une planchette solide, et portant à leur extrémité supérieure une petite sphère (perle étamée, boule d'acier poli) sur laquelle la lumière forme tm point brillant. Vient-on à ébranler une de ces vergues, son point lumineux dessine une courbe qui semble continue et qui, en général, se déforme graduellement d'après une loi déterminée. Avec des verges longues et déliées, favorables aux sons supérieurs, des sinuosités variées se superposent k la courbe principale et donnent des effets curieux. Mais c'est cette courbe même qui est particulièrement intéressante; nous l'étudîerons en détail au prochain chapitre.

380. Instruments à. verges. — Les verges libres aux deux bouts se rencontrent dans un instrument fort primitif, le claquebots, série de planchettes ab, a'b', de longueur et d'épaisseur

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convenables, soutenues aux nœuds du son fondamental par des ficelles cd, c'd', ou des tresses de paille {il prend alors le nom de violon de paille), et que l'on frappe avec une baguette terminée

{') WaBATSTosE, Quartetly Journal o^ science, 1; 1827.

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