‹ Cours de physique (volume 3)Chapitre 110 sur 169 · PROPACATION RECTILIGNE DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

PROPACATION RECTILIGNE DE LA LUMIÈRE

ftll. Propagation reotlllgne. — Quand une source de nière S est cachée à notre œil 0 par un écran opaque E, il suffit carter Técran de façon à découvrir la ligne droite SO pour ii'œil voie la lumière. Ce fait d'expérience vulgaire a été érigé

Fi^. iG'i

^ipe. Nous admettrons donc, sous réserve d'une discussion *t^, que datis un milieu homogène la lumière se meut en ^cite. Toute droite suivant laquelle se meut la lumière ^ nom de rayon.

ÎQcipe explique aisément les phénomènes bien connus des et de la chambre obscure.

»5. — On voit immédiatement que sur un corps mis en

d'un point lumineux la partie éclairée est limitée par la

e contact d'un cône partant du point et circonscrit au

que la portion de Tespace comprise à Tinlérieur de ce

JI2 OPTIQUE GEOMÉTHIOCE.

cône d'omhre au delà Je la coiirbc de contact avec le coi^ ej

tout eatiëre dans l'obscuritti.

Lorsque la source Iiiniiiieiise a dos diiiieusious sensibles, ouin l'ombre régnant dans toute la partie postérieure du cône cîrcons crit extérieuremenl, il y a une pénombre, limitée par le cônecir

conscrit intérieurement au corps et à la source : pour uD pài| ([uelconque du champ situé dans ce cône ait delà de la courbct contact avec le corps et en dehors de l'ombre, un érlaininii partiel forme traasition entre l'obscurité complète et la plàl lumière.

PBOPAC.ATIO^ BECriLIGNE DE LA LUMIÈRE.

lire ibfi montre k dislributioii de l'ombre et de la pé- ^pour deux sphères éclairiies par un globe lumineux. ■ sphères est plus grosse que le giobe, l'autre plus petite. Bpremier cas, qui se présente Tréquemment avec nos lu- «rliliciels, l'œil placé en un point P de l'espace compris Qtre les deux cônes voit la partie mnpn' de k

jUn écran établi en P reçoit la lumière de cette portion : j^re sera d'autant moins large, par conséquent l'ombre nieu\ accusée, que la source sera plus petite et l'écran Poché.

îème cas se rapporte l'éckiremcnt par le soleil. L'ombre

te soleil sur un objet terrestre se limite très nettement.

icorc très distincle sur un écran rapproche de l'objet;

jTup et à mesure que l'écran est éloigné, la pénombre

fombre se rétrécit et finit par s'effacer. Comme tout

l'œil placé entre les deux cônes voit une portion de

9 d'autant plus grande qu'il s'écarte davantage de l'om-

■constance nouvelle, la partie visible de la source peut

la forme d'un anneau lumineux entourant le corps opaque :

a l'apparence pour l'œil placé en Q au delà du sommet S

d'ombre.

BBÎdérations s'appliquent aux éclipses.

^ la terre se projette un cône d'ombre beaucoup plus lon|^

314 OPTIQUE GËOHËTRIQUE.

que le rayon de l'orbile lunaire : la luae (lorsqu'elle est | être rencontrée par ce cône d'ombre, et comme il est su large, elle peut y disparaître en entier. Ainsi l'inter] la terre entre le soleil et la lune produit les éclipsi

éclipses partielles quand la lune ne pénètre qu'en par c6ne d'ombre de la terre, éclipses totales quand elle y plèlemeot.

La lune entraine aussi derrière elle un cône d'ombre,

peut rencontrer la terre {à la nouvelle lune), la poin dépassant notre planète ou restant en deçà selon les cin Si l'ombre arrive jusqu'à la terre, il y a éclipse total pour tous les points que cette ombre vient à couvrir : le

est momentanément masqué comme par un nuage qui rait rapidement d'un bord :i l'autre de l'Iiémisphèr éclairé. Si c'est seulement le prolongement du cône d rencontre la terre, l'éclipsé est annulaire pour tous

PBOPAGATION RECTtLIGNB DE U LUHIËRE. 31S

successirement atteints par ce prolongement. De part et d'autre de U bande étroite sur laquelle l'éclipsé est totale ou annulaire, s'élend d'ailleurs un large espace où l'on observe une éclipse partielle, de plus en plus faible h mesure qu'on s'approche de la surface du cône de pénombre, en dehors duquel tout phénomène disparait.

Chambre obscure. — Quand la lumière venant d'objets extérieurs convenablement éclairés pénètre dans une chambre obscure par une ouverture étroite, elle donne sur un écran blanc opposé à l'ouverture un tableau renversé de ces objets. Si l'on coDsidère chaque point extérieur comme le sommet d'un cône de nvoDs circonscrit h l'ouverture et marquant sur l'écran une petite liche lumineuse, on comprend immédiatement et la formation

et les itn perfections du tableau. On conçoit aisément que la forme de I ouverture, supposée toujours très petite, n'a pas d'effet sensible, hormis sur les bords {').

T»*sanciennementconnue sans doute, lachambre obscure fournit à LéoQard de Vinci (') l'indication exacte du rôle de l'œil dans la

' I ^1 dans ce lableau on veut distinguer les c

""*• SttuBtion, grandeur, clarté el nellelé,

y^^'ée, que m grandeur est à celle de l'objel

j- ''ouYerture, que la clarté est directement proportionnelle à la surface de

^^ . j^*"^ et ioTenement proportionnelle uux carrés des distances de l'image ,0^ ^bjet à l'ouTerture, tandis que la netteté est d'autant plus grande que la «Ce de rou?erture est plus petite et la distani w *<-vci (Leonardode)(1452.1ji9) ""

iq qualités d'une image optique, l'image est réelle et distances respec-

3ie OPTIQUE GEOMÉTRIOUE.

visioQ. Porta (') remplaça l'ouverture étroite par une large lentille, ce qui augmenta à la fois la clarté et la netteté de l'image, comniï on le verra plus loin.

Un cas particulier du phénomène précédent est l'apparence du 1 pinceau soUiirf tiariMmh pfir unr oiiverturr tUroite. Quelle que sW'

la forme de cette ouverture, k section du pinceau par UD l'I'" perpendiculaire à sa direction est un cercle légèrement esloinp; siur les bords ; si le plan est oblique, la section est une ellipse. Tout le monde sait que la lumière du soleil, tamisée par te feuillage d'un arbre, dessine sur te sol des taches lumineuses circulaires ou eïïiftiques. Pendant une éclipse de soleil, ces taches se changent ta croissants d'autant plus accusés que l'éclipsé est plus couipW'''

(< PoBTÀ [Giambattiata délia), Miiyia naluralli édition Je ce livre, écril par Porta fi l'âge de <[iiii en IS53, avait été réimprimée en t5o8, reproduit' dans toutes les langues.

2« édil., 1389. La pwmiW le ans, avait paru i >*f^ àAnveiaeii 136* el traJuii*

Page 1