RÉFLEXION DE LA LUMIÈRE. — MIROIRS PARABOLIQUES
deux nappes de la caustique de A. L'image ainsi vue ne se confond pas avec celle que Ton recevrait sur un écran.
420. Miroirs paraboliques. — D'après la propriété bien connue de la parabole, il est manifeste qu'un miroir parabolique donnera dans le plan focal une image particulièrement nette d'un objet éloigné, de petites dimensions angulaires, situé sur l'axe. La construction d'un miroir exactement parabolique est donc très importante pour les astronomes. Déjà, en 1777, un opticien angolais, Mudge, avait perfectionné beaucoup les miroirs sphériques en les creusant légèrement vers le sommet, de façon h augmenter la courbure dans cette région et à rapprocher le foyer des rayons centraux de celui des rayons marginaux. La netteté croissante des images était le seul guide dans cette opération, que pratiquèrent iord Ross, Lassell et d'autres astronomes; encore risquait-on fort <le dépasser le but. On ne pouvait d'ailleurs juger de la netteté qu'en mettant chaque fois le miroir en place dans le télescope.
Procédé de Foucault ('). — Foucault a réalisé un grand progrès
en dirigeant le travail par une série d'épreuves qui, sans exiger
le montage du miroir, permettent de marcher sûrement vers la
forme géométrique. En outre, il remplaça le métal des miroirs,
lourd, cassant et altérable à l'air, par le verre argenté, dont la
eooche métallique, déposée chimiquement sur une épaisseur
riTioime, peut être renouvelée quand on veut, sans qu'il soit
nécessaire de procéder à un nouveau polissage, c'est-à-dire à un
nouveau travail complet du miroir.
Carie dressage portesur des quantités trèsfaibles. La portion utile du paraboloide de révolution que l'on se propose d'obtenir diffère extrêmement peu d^une calotte sphérique. Soient en effet (fig. 238) ^^ ia parabole
^^ Oa. le cercle tangent au sommet *-* x*ayon CA différant à peine de la normale à la parabole en B,
^') F*<:>ucAULT, C. R., XLIV, 339; XLVII, 2o5 et 9^8; XLIX, 85; LIV, i; 185-- ' ^^ -annales de V Observatoire de- Par iSy \, 197; 1859.
SflS OPTIQUE GËOHKTRIQUB.
l'épaisseur « de matière à eotever sur le bord est très sensîb]
CB— CA; on adooc
Fig. 33»
Dans le grand miroir de lord Ross, 011/= 54 pieds anglais ( 1 et ^' = 3 pieds (o^igi), e vaut à peioe ^,5. Ainsi, d plus énorme miroir, la quantité de matière à enlever p rendre parabolique est de l'ordre de celles qui se détachi polissage.
On cherchera donc d'abord à obtenir rigoureusement la sphériquc. Soit AB un miroir sphériquc vérifié au sphéroi
tel que les fournit aisément l'industrie. Dans le plan cent dispose un écran percé de deux trous C et C, symétriquemenl à très petite distance du centre 0'. Un miroir sphérique,
RBFLBXION de la LUHIÉRB. — MIROIRS PARABOLIQUES. 3S3
Tigoureusemeat aplanétique pour son centre, le sera encore très içproximativement pour les trous C et C Si donc, au moyen de la lentille L et du prisme à réflexion totale MNP, on dirige sur le petit Irou C la lamière venant d'une source S de façon à réaliser en C un point lumineux, Toeil (armé d'une loupe) Terra en C une tache blaache, eatoarée d'anneaux qui seront parfaitement réguliers quand la surTace sera de révolution autour de l'ase 00'. S'il y n une dérormation, elle indique un défaut de symétrie que l'on corrigera eo usant convenablement le verre par frottement sur sa mafrice.
Cette première condition satisfaite, on disposera en MN un petit réseau à mailles rectangulaires, que l'on éclairera comme précédemment, et dont OD examinera Tîmage à l'aide d'un microscope placé en regard de M'N' et portant en avant de son objectif un dia-
phragttie percé d'un très petit trou I, de sorte que l'image de la pirUe IM (lu réseau proviendra des rayons réfléchis sur la portion cd du miroir, tandis que l'image de la partie N sera due aux rayons ndéchis sur la petite portion ab. Grâce à cette localisation des n^oas réfléchis, les défauts que présealeront certaines parties de l'image indiqueront immédiatement les défauts des portions correspondantes de la surface. Si le miroir était parfait, l'image serait identique à l'objet (fig. 341}. Si le miroir est défectueux, l'image fen déformée (lig. 343], les mailles étant agrandies là où le rayon (Je courbure est trop grand, et rctrécies là où il est trop petit ; et la ^ndeur de ces déformations montrera si le miroir doit encore être
reporté sur sa matrice, ou s'il peut être corrigé par la m
des retouches locales, véritable trait de génie de Foucault.
KiK- ri-.
CItungeant le mode d'épreuve, ou met le poiat lumin centre 0'; les rayons réllccliis viennent former au mèmi une image que l'on cache avec un écran DO' : l'œil placé d cet écran ne doit donc recevoir aucun ra^fon réfléchi ; il <)< la surface du miroir uniformément éclairée par cette lumii
fuse que liiissc subsister le plus beau poli. Mais si certain! PP' font saillie, les rayons rcHéchisen ces points viendront l'axe entre 0 et 0' et passant au-dessous de l'écran arriveront la région PP' paraîtra éclairée. Au contraire, une portion en semblera obscure. Après cette épreuve, Foucault prenait e un polîssoir recouvert de rouge d'.\nglelerre et frottait lespai lui avaient paru brillantes; puis il soumettait le miroir à un examen optique ; et il contin uait ses relouches jusqu'à ce (
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remeat se raoDlMl unirormc. Le miroir était alors sphérique. 10 la sphère on passe à rellipsoïde ea modiiiant progressivement irface. du centre vers les bords, de manière que, la lumière étant u a des foyers, l'œil placé derrière l'écran à l'autre Toyer voie la ace UDiforoiément éclairée. En écartant graduellement les
fen. On allonge de plus en plus l'elUpsoïde; et quand la dislance cale a atteint une vingiaine de mètres, on est bien près du para- >|oiae. Pqui- y arriver, on remplace le point lumineux par un MUDisleup qui envoie sur le miroir un faisceau de rayons parolleset, çiijj^ toujours par la même règle, on enlève sur les bords ptuiQ mx^j^m^ de matière dont l'ablation est commandée par "^""e i réaliser.
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