‹ Cours de physique (volume 3)Chapitre 152 sur 169 · DISPERSION. — UBSURE DES INDICES A L'AIDE DU PRISME · texte numérisé non relu

DISPERSION. — UBSURE DES INDICES A L'AIDE DU PRISME

les mesures relatires aux vapeurs à l'aide d'un appareil tout semblable à celui de Biot et Arago, sauf que le prisme était enfermé dans une enceinte pouvant être chauffée jusqu'à 5oo°. Le prisme, 6tait formé parun tube en fer, que terminaient deui glaces inclinées de ia5', et qui se prolongeait de chaque côté par un tube en fer étroit.

■orlant de l'eoceinte et refroidi h sa partie extérieure : les deux faces du prisme se trouvaient ainsi en contact avec deux colonnes d'air lui, l'équilibre établi, se composaientrespectivemeni d'une série de tranches à température constante (la température variant d'une ti^nche à l'autre depuis la température de l'enceinte jusqu'à celle 'e l'air extérieur), de sorte que la dévialion observée était due iniquement (on l'admeltaitdu moins}à la différence des indicesde '* "Vapeur et de l'air considérés tous les deux à la température de "enceinte. Le prisme, mobile autour d'un axe vertical, était installé ^tre un collimateur fixe et une lunette également immobile, mais POQrrue d'un micromètre oculaire que l'on pouvait déplacer de '^ÇOD à mesurer le déplacement angulaire de l'image ('} quand '^'k faisait tourner le prisme de 180° autour de son axe.

Ces expériences ont montré que les vapeurs lourdes sont en gé- **ral très réfringentes (la vapeur de soufre bouillant, dont la den-

(*] Lft tangente de ceC angle est égale au dépli ^^ U diilance focale de la lunette, qui était d'

site est 6,6, a pour indice 1,00162g]; que certaines d'entre elles ont un pouvoir dispersif considérable (avec la vapeur de phosphore le spectre avait une étendue de l'so'' : toutes les couleurs y étaient bien visibles) ; que la vapeur d'iode réfracte plus énergiquemeot le rouge que le violet. C'était le premier exemple de dispersion anomale, phénomène qui a été relevé depuis sur un assez grand nombre de substances (*).

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