‹ Cours de physique (volume 3)Chapitre 154 sur 169 · DISPERSION. — MESURE DES INDICES PAR LA RÉFLEXION TOTALE · texte numérisé non relu

DISPERSION. — MESURE DES INDICES PAR LA RÉFLEXION TOTALE

OCX transporte la lampe de Fautre côté de la ligne de visée, et pour Ha mre revenir la courbe limite sous le fil du réticule il faut évidemnt tourner la pince de Tangle 2X.

éfractomètre de Soret (*). — Soret a établi sur le même prin- « un réfraetomètre où la source de lumière est un collima- T éclairé par le soleil et conséquemment fixe. La lunette est loKHC mobile et elle entraine dans son mouvement le cristal qui lui ^st. relié par un mécanisme agencé pour qu'elle reçoive toujours le "si^^cn réfléchi. Cette lunette possède d'ailleurs un prisme à vision 1 m v*ecte, de sorte que l'observateur peut faire coïncider la courbe i nrm ite successivement avec chacune des raies du spectre.

Observation par transmission. — Si le cristal, transparent, est

>Si.illé sous la forme d'une lame à faces parallèles, on peut mettre

^> source en regard de la lunette, de façon que la lumière traverse

^> lame. Les rayons qui se trouvent à l'intérieur du cône d'angle au

^^^ïiTimet aX pénètrent seuls dans le cristal : ils ressorlent parallè-

^^nr^ent à eux-mêmes et sont compris à l'émergence dans un cône

^^ même angle éclairé intérieurement et sombre extérieurement,

^ l'inverse de ce qui avait lieu dans les appareils précédents. L'ob-

^^^vation est facile; mais la méthode ne convient qu'à une lame

extrêmement mince, où les rayons qui échappent par la tranche

^^ provoquent pas de réduction appréciable dans l'angle du cône

émergent (*).

Mesure des indices des liquides: Terquem et Trannin ('), E. Wie-

demann (*). — La même méthode s'adapte aisément à la mesure

de l'indice d'un liquide, soit que l'on opère avec une lame solide

d'indice connu, soit que, à l'exemple de MM. Terquem et Trannin et

E. Wiedemann, on se serve d'une double lame, constituée par deux

plaques de verre que sépare une mince couche d'air : les choses

se passent alors comme si la réflexion totale s'effectuait à la surface

du liquide et de Tair.

(«) SoHKT, Archives de Genève, (3), IX, 5; 1883.

(«) L'erreur atteint 5 unités de la 4« décimale quand l'épaisseur est le 7- de la largeur. ^^

{') Terquem et Trannin, C. B., LXXVIII, 1843; 1874; et Journal de physique, IV, 232; 1875.

(*) E. WiBDEMANN, Archives de Genève, U, 340; 1874; et Pogg, Ann., GLVIH,

SKS OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE.

Tolalrêflectomètre de Pulfrich ('), — M. Piilfrich est revenu à Tita méthode primitive et lui a doané un haut degré de précision, Sor-^ appareil, destiné particulièrement aux mesures mînéralo^iques <\i^~ doivent pouvoir être faites dans tous les azimutlis, se cnmpo^^

d'un cylindre de verre très réfringent («^=1,7372-), bien poli, sur lequel se met la lame cristalline ou le liquide à étudier : une luDelle mobile en face d'un cercle gradué, et brisée h. angle droit pour plus de commodité, sert à déterminer l'angle limite. L'éclairemeol est produit par des rayons ayant suivi un chemin symétrique Je celui qu'ils parcourent à la sortie (ce qui nécessite un ajustement convenable de la source), soit, plus simplement, par des rayons arrivant à l'iacidcnce rasante (la lame doit alors être traoî-

(t) PoLFHicu, Wied. A7W..XXX. 193, 317, et 487; 1887; el Journal dt p*ï- »gu(!{S), VI, 343;18S7(Hacé de Lëpinay). M. Pulfrich a décrit en djtui nu appareil dans une brochure inlilulée Das Totalre/lectumeter, Leipsig ; 1890.

SVEBSION. — HBSL'RE DES INDICES DES LAHES A FACB5 PARALLÈLES. 557

x-eotc el tailléft sous la Torme d'un cyliodre, mais la courbe limite . plus nette). Dans l'un et l'autre cas, l'indice est défini parla -anule

n=;^N' — sin'i;

rreur ne dépasse pas quelques unités du cinquième ordre décimal.

W^éfractomètre Bertrand ('). — Kous citerons encore le petit ap-

~«il construit par M. Emile Bertrand pour des mesures rapides.

réflexion totale s'opère sur la face plane d'une lentille demi-

Va le, et la courbe limite vient se dessiner dans le plan focal où 'ïk a placé un micromètre, sur lequel vise une loupe oculaire, appareil ayant été gradué empiriquement, il suffit d'une lec- 'ire pour avoir immédiatement, avec deux décimales exactes, l'in- Uce du corps liquide ou solide qui est en contact avec la lentille.

Page 1