Mesure des indices des lames & taxi&s parallèles
— Procédé du duc de Chaulnes ('). — Le procédé imaginé par le duc de Chaulaes pour évaluer rapidcinenl l'indice d'une lame transparente peut aussi rendre des services. La lame étant mise sur le porte-objet d'un microscope, on mesure le chemin qu'il faut faire parcourir au corps de l'instrument pour viser successivement les poussières qui se trouvent sur la face supérieure, puis celles qui sont sur la face inférieure de la lame. L'indice est égal (423) au
(■] E. Beuthahd, Bulletin de lu Sock'td miniralogigtie de France, VIII, 373; et foumal de physique (2), V, 2^3; 18SG (Dufel).
(*) Duc de Chadlnes, Mémoires de l'Académie des sciences {Histoire de l'Aeadimie; 1767), p. 423.
rapport inverse de Tépaisseur apparente, indiquée par ce chemin, répaisseur réelle, mesurée directement (^). L'expérience est facil( si le microscope est muni d'une vis micrométrique à tamboui gradué.
Modification de Bertin (*). — On peut se passer de la vis mici métrique en opérant de la manière suivante, proposée par Bertii Sur la lame en expérience on dispose un micromètre; et, après avoi beaucoup tiré Toculaire, on met au point : on voit le micromèti avec un certain grossissement G. Si Ton place au contraire micromètre sous la lame, sans changer Tobjectif, il faudra en foi cer l'oculaire pour retrouver Timage, que Ton verra avec un gr^i^^. sissement moindre y* Enfin, en enlevant la lame pour laisser |^ micromètre à nu, on devra de nouveau enfoncer Toculaic^^ . ri mage reparaîtra avec un grossissement encore plus petit g. Oes trois grossissements étant mesurés, on en déduira Tindice par^ \^ relation
yG-y Mais la méthode est peu sensible.
439. Résultats. — Les mesures d'indices ont conduit ooo seulement à des données d'une utilité pratique évidente, mais aussi à des résultats généraux que Ton a formulés en considérant
ti^ — i soit le pouvoir réfringent — -7 — (Newton),
soit Yénergie réfraclive — -7— (Gladstone) ('),
soit la constante de réfraction r—^ r-7 (Lorentz et Lorenij(*i'
(*) On a aussi tenté de mesurer l'indice d'une lame par le déplacemeÇ^ qu'elle imprime au rayon. Cette méthode a été employée par Bbrnabo, p"^ par PicHOT (Voir Dbsains, Leçons de physique y II, 317).
(») Bertin, Ajin. de chim, et de phys., (3), XXVI, 288; 1849.
(2) Gladstone et Dale, PhiL Trans.; 1858-63.— Landolt, Po^flf. .4nn.,CîVII<l CXXII ; 1862-6i.
(M LoRKNTz (d'Arnheim), Wied, An»., IX, 641; 1880. — Lorknz (de Copenhague), Wied. Ann., XI, 70 ; et Prytz (de Leyde) ; ibid., 104 ; 1880.
DISPERSION. — RÉSULTATS DES MESURES D*INDIGES
serait une constante pour chaque corps dans quelques condilons qu'il se trouvât placé.
Caz (^). — Pour les gaz, ces trois quantités sont sensiblement proortionnelles ('); chacune peut être regardée comme une constante i.ractéristique du gaz (').
On a donc pour les variations de pression et de température ui obéissent à la loi de Mariotte et à la loi de Charles (*)
L.e tableau ci-joint fait connaître Tindice de réfraction moyen, alculé pour la température de o'' et la pression de 76'", d'après C. Mascart (°).
Air
Azote
Oxygène
Hydrogène
Oxyde de carbone . .
Acide carbonique. . .
Protoxyde d'azote . . .
Bioxyde d*azote
Fonnène
Éthylène
Acétylène
Acide sulfureux
Cyanof^ène
Eau
Chlore
Brome
Alcool
Éther
Chloroforme
Sulfure de carbone. . .
{^) Outre les travaux dont nous avons parlé, les gaz ont élé Tobjet de recher- 'hes par la méthode inlerférentielle de la part d'Arago et Fresnel, de Jamin, 'q m. Mascart et d*aulres savants, dont les résultats seront indiqués plus bas ^AGO, (Euvre$f X, 298 et 312. —Jamin, Ann. de chim. et de phys,, (3), LIX, 282 ; WO. — Mascart, Ann. de VÈcole normale, (2), VI, 9 ; 1877).
(•) Quand n est voisin de i, on a sensiblement n — 1 = « (/i* — i), et •• 112 *
(*) MM. Chappuis et Rivière ont opéré sur lair à 210 de o atmosphère à 20 atmosphères, sur Tacide carbonique à 21® de o atmosphère à 19 atmosphères, ^^T le cyanogène entre o« et 35® de i atmosphère à 4 atmosphères, en mesu- ^nt dans chaque cas Pindice et la densité; et ils ont trouvé que pour ces trois SaZy ^ont les propriétés physiques aux températures ordinaires sont très dif-
'^ï^ntes, la loi "7 = C* était exactement vérifiée (Chappuis et Rivière, Ann.
^ cAtm. et de phys., (6), XIV, 5 ; 1888).
(^) M. BenoU a vérifié que, pour Tair, le coefficient de variation avec la tem- P^^ture, entre o<> et 8o<», est précisément égal au coefficient de dilatation o,oo367 >^* BiifolT, Travaux et Mémoires du Bureau inteimational des poids et mesures , ^^; 1888 ; et Journal de physique, (2), VIII, 451).
(^) Mascart, Annuaire du Bureau des longitudes pour 1891, p. 590.
560 OPTIQUE GËOMfiTRIQUE.
M. Ketteler(^) et M. Lorenz (') ont mesuré les indices de quel ^ ques gaz pour différentes lumières. Voici les moyennes de leurs sulta.ts relatifs à Tair pour les principales raies de Fraunhofer :
ABCDEFGH