‹ Cours de physique (volume 3)Chapitre 156 sur 169 · I.OOO · texte numérisé non relu

I.OOO

L'hydrogène est moins dispersif : /ïb — 7Ic= 0,000 001 28, Tacide carbonique Test davantage : 3 04,

l'acide sulfureux beaucoup plus: 866,

le cyanogène plus encore: 9^4-

La formule de Cauchy

réduite à ses deux premiers termes A + ri« suffit à exprimer les résultats.

La vapeur d'iode, dont nous avons signalé la dispersion anomale, a pour indices, à 700**, dans le rouge (C) /ï^= i^osoS et dans le violet (G)n^, = 1,019, ce qui dénote un pouvoir dispersif négatif,

= 0,06, très voisin du pouvoir dispersif positif du flin!(*).

Liquides. — Loi de Gladstone, — Pour les liquides (*} la loi de Gladstone

'iHi^c-

semble s'appliquer exactement aux variations de pression et seulement d*uQe manière approximative aux variations de température:

(*) KfcTTELER, Parbenzerstreuung der Gase, Boun ; I860 ;et Pogg. .4n/i., CU^f 390; 1865.

(*) Lorenz, Wied. Ann,, XI, 70; 1880.

(') HuRiON, Recherches sur la dispersion, anomale (thèse), 1877; et Journsléi physique, \lh 181 ; 1878.

(*) Quand un corps passe de l'étal f^azeux à l'état liquide, l'énerf^ie réfracli^ se conserve sensiblement : M. Lorenz et M. Prylz ont étudié sous les deuxélt' quinze corps appartenant à la chimie organique, (plus Teau et le sulfure ' carbone), et ils ont trouvé que, malgré la très grande variation de densité ( accompagne le changement d'étal, l'énergie réfractive, ou mieux encore constante de réfraction reste la môme (à 5 p. 100 près), résultat confirmé M. Bleekrode, qui a étendu ses recherches à la plupart des gaz liquéfia (Bleekrode, Journal de physique, (2), IV, 100 ; 1885).

DISPERSION. — RÉSULTATS DBS MESURES D'INDICES

température s'élèye, l'indice diminue en même temps que i, mais toujours un peu plus rapidement que ne le iloi (*).

ériences récentes de M. Quincke {*) sur différents liquides iculier sur Teau ont montré que le coefficient de comé, déduit des variations de Tindice avec la pression d'après Gladstone, concorde d'une façon presque absolue et es les couleurs avec le coefficient mesuré directement. >uve pour le coefficient de compressibilité de Teau, à 22'',9, >3 au lieu de 0,00004375 (Grassi).

ition de la réfrangibilité de Teau avec la température est ie par le tableau suivant, qui se rapporte à la raie D('). imin Ta annoncé, le passage par 4'' ne cause aucune on dans le phénomène.

Journal de physique y (2), IV, 477 ; 1885.

B, Wied. Ann., XIX, 401 ; 1883. Gf.ZEHNDBR, t&id., XXXIV, 91 ;1888. nbreux expérimentateurs ont étudié la réfrangibilité de Teau à difipératures et pour diverses lumières : Fraltnhofer, Denkschriften d. Wi88. zu Mûnchen.y, 193; 1817. — Jamin, C. B., XLIII, 1191; 1856. s et Dale, PhiL Trans., CXLVIII, 887 ; 1858. — Landolt, Pogg. Ann., 1862. — MuTTRiCH, Pogg. Ann., CXXI, 398 ; 1864. — Fouqué, Ann. de Paris, IX ; 1867. — Baille, C. H., LXIV, 1029; 1867. — ROhlmann, GXXXIl, 1 et 177; 1867. — WOllner, Pogg, Ann,, CXXXIII, 1 ; 1868. huAGZSyArch, du Musée Tey 1er, II, 199; 1869. — Sieben, Wied, Ann., m.— Lorenz, Wied. Ann,, XI, 70; 1880. — Prytz, Wied. Ann., XI, - Damien, (thèse), Ann. de lÊc. Norm., (2), X, 233; 1881. — Dufbt, a Société minéral., VIII; 1883. — Pulfrich, Wied. Ann., XXXIV,326; trouvera les résultats de leurs mesures dans les labiés de Landolt et Physikalisch-chemische Tabellen. Berlin, Springer ; 1883), et dans le M. DuFET {loc. cit.). Nous avons pris pour les indices les valeurs don- Dufet de o« à 5o<^ (complétées de 5o<* à ioo<» par les déterminations nann) et pour les densités les nombres adoptés par M. Rossetti.

\, Cours de physique. — II. 86

562 OPTIQUE GtOMtTRIQUB.

La dispersion de Teau est nettement marquée par les nombre! ci-après, relatifs à la température de 20"* (Dufet) :

o38 109 291 5ii 701 ao8

Ces nombres obéissent très bien à la formule de Briot,

plus générale que celle de Cauchy.

' L'examen d'autres liquides conduit à des résultats analoguer

Ainsi Landolt trouve avec la lumière rouge :

Alcool éthvliaae ( *^' ^'^"^^^ '»^^^® ^'^^^

Alcool étuyiique j ^g ^^^^^^ ^3^^^ ^^^^^3

Alcool amvDaue i *^ ^'®'^* *»^^^ ^'<^

Alcool amyDque j ^^ ^ ^^^ ^ ^^^3^ ^^^^^

Essence d*amandes amères. j ^ **^^^ 'roc^ 'a c/

Mais les différences s'accentuent pour les lumières plus réfrai .^saogiblesdans les liquides très dipersifs. Si par exemple nous rappr^ Piochons les mesures d'indices dues à Dale et Gladstone et les YaleiK^^ urs delà densité données par I. Pierre, nous avons :

t d /Ja ; "d T — "h

Sulfure j 10° 1,2785 i,6i44 0,4806 i,6346 0,4964 1,7081 0,553^de carbone J 3o i,'2485 1,6995 0,4802 1,6182 0,4962 1,6896 o,55i

Dale et Gladstone furent donc amenés à considérer non plus F "*«• dice tiy mais la constante de la dispersion A, et à poser

Les nombres qu'ils apportaient à l'appui et ceux qu'obtint de ss-^"' côté Landolt offrant encore quelques variations, et celles-ci pc^ •'' vaut provenir de ce qu'ils employaient des échantillons différe^^ de ceux qui avaient servi à 1. Pierre ou à Kopp pour mesurer 1^ densités, Ruhlmann et Wûllner entreprirent concurremment â^ recherches dans lesquelles ils déterminèrent, pour chaque liquida

(*) La constance de r est moins satisfaisante.

DISPERSION. — RÉSULTATS DES MESURES D'INDICES. 563

même temps Tiodice et la densité à diverses températures ; ils arrivèrent l'un et Tautre à cette conclusion que la loi n'était 'approchée (*).

Elle n'est cependant pas sans importance. L'énergie réfractive se conserve à très peu près dans les mélans et même dans les combinaisons {*), de sorte que l'énergie réctive d'un composé (organique) peut se calculer au moyen de Ile des éléments par une simple règle d'alliage ('). Elle est donc la même dans les composés isomères, dans les

^) Voici les résultats obtenus par M. AVûUner (les longueurs d'onde sont

brimées en dix-millièmes de millimètres : Xd = 5,892).

olution saturée de chlorure de zinc (eau ioo,chlorure!i54,735),entre!io®et4o®.

, ,.^« «- ^ 0,633266 — 0,000 1007 < = 1,494538 — 0,0002857^ H — ■ sjî ^

lycérine, à peu près privée d*eau, entre iS» et 35«.

.^.4* -.„, 0,404553 — 0,0000669^ = 1,454262 — 0,000 2683 (-f--i-2—î rp ^

1,25073— 0,000 635 i •— — = 0,36325 — o,oooo3iot

Icooi, entre i5» et 35«.

..^A^flA OQ/. . 0,325707 — 0,00020081

= i,3oo8o — 0,000 i84*H Tj

0,81281 — o,ooo85( — - — ^0,44396 — 0,0000082^

ulfure de carbone, entre 7° et 24^.

^ . -« ^ 1,170258 — o,ooo5956< 10,09856 — 0,0229000^

^ Berthelot, Ann. de Mm. et dephys., (3), XLVIII; 1856. — Schrauff, Pogg, ., CXXVI,344; 1865.— Haagen, Poj/(;.^nn., CXXXI, 117; 1867.— Gladstone >ALE, PhiL Mag., (4), XXXIX, 232; 1870.

) La règle s'applique généralement bien aux mélanges de liquides organift (M. Wûllner a obtenu des vérifîcations précises avec des mélanges d*al- I et de glycérine), de même qu'aux dissolutions salines très étendues. Mais, 4 bien des cas, les choses se passent moins simplement. Ainsi, Tan der WillitrouYe pour les indices de divers hydrates d'acide sulfurique relativement à *aie D, à i8<*,3 (p étant le poids d'acide pour 100) :

3o,io

L'indice croit jusqu'à l'hydrate S0',2H0 (84,1), et décroît ensuite.

mélanges ou combinaisons de même composition centésimale (*).

Si Ton multiplie Ténergie réfractive par l'équivalent, on a l'équivalent de réfraction^ et Ton peut dire que Téquivalent de réfraction d'une molécule est égal à la somme des équivalents de réfraction des atomes qui la composent, énoncé plus général, mais non plus exact, d'une règle qui n'est qu'approximative.

Sans entrer dans la discussion des difficultés résultant de l'influence de l'atomicité , nous donnerons ici les équivalents de réfraction r des éléments principaux, selon M. Haagen (^) :

i,3oo

Br

Az

^] Citons quelques exemples diaprés M. Landoit : 1® Composés isomères : ^

4,1 (Gladstone)-

C*HK)2 C»H«oo«

CGHiaoa

Acide propioniqué 0,9968 i,3846 o,386o

Acétate do méthyle o,9o53 i ,3593 0,3967

Formiate d*éthyle 0,9078 1 ,358o 0,39^4

i Acide butyrique 0,9610

) Acétate d éthylc 0,9021

j Acide Yalérique o,g3i3

{ Butyrate de méthyle 0,8976

Acide caprolque o^^iSi

Valérate de méiiiyle 0,8809

Butyrate d'étliyle 0,8906

Formiate d'amyle 0,8816

1,3955 1,3703 i,4o3a 1,3869 i,/|ii6 1,3927 1,3940 1,3959

o,iii6 0,4110 0,4319 0,43 II

2<^ Mélanges ou combinaisons de même composition centésimale :

(.2H*02 Acide acétique i,o5i4

C^H^O* Acide butyrique 0,9610

C3H60» Mélange 0,9930

C3H60* Acide propioniqué 0,9968

C^H^O* Acide propioniqué 0,9968

H20 Eau I

C3H803 Mélange 1,0220

C«H60 Alcool éthylique 0,8011

CH'O* Acide formique 1,2211

CaH803 Mélange 0,9602

Alcool méthyliquc 0,7^64

I,0Dl4

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