NATURE ET CABACTÈBES DO SON. — MÉTHODE GHAPIHOLIE
loute sa longueur, à rendre un son déterminé de hauteur connue (le l'i du tliapason par exemple) ; puis, au moyen du chevalet mo-
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bile, on réduit la longueur de la portion vibrante de Taoon à lui faire rendre le son que l'on veut évaluer. Le rapport de cette longueur à la lonfîueur totale de la corde (entre les deux chevalets ti\es) est égal au rapport inverse des nombres de vibrations effectuées par la corde dans les deux cas.
Au monocorde on substituera avantageusement un sonomètre, muni d'une caisse d'harmonie qui ampliiie le son, cl pourvu
deplusïeurscordes : l'emploi d'une deuxième corde, mise àl'unissoii de la première, permet de vérifier qu'à la (in de l'opération la corde en expérience a bien gardé le son auquel on l'avait accor- Jée.
Li f^rène permet de faire des déterminations plus exactes : elle c^l beaucoup plus facile ù employer et moins sujette à erreur que la roue (tfnt^e par laquelle Savart avait voulu la remplacer.
331. Méthode graphique. — Le procédé le plus précis pour déterminer le nombre des vibrations d'un son dans un temps donné consiste à faire inscrire au corps sonore lui-même ses vibrations. L'n style A, adapté au corps (constitué ici par une lige vibrante T], appuie sur un cylindre enfumé £F, tournant autour d'un axe VD,
parallèle au plan dans lequel s'elTectuent les vibrations. L'une des extréinilés T de l'axe est filetée et passe dans un écrou fixe, de sorte que, le cylindre tournant et avançant à la fois, la courbe se développe en une spirale dentelée dont chaque sinuosité correspond à une vibration du corps en expérience. Le nombre de vibrations efTectuées dans un temps donné s'en déduira immédiatement
si l'on connaît la vitesse du cylindre. Sans doute il est possible avec des régulateurs convenables (82) 6'oblenir, malgré les frottements variables du système, un mouvement de rotation uniforme. et d'en évaluer ta vitesse au moyen d'un chronomètre. On peut même faire tracer à un chronomètre pointeur pour chaque seconde une marque sur le cylindre tournant. Mais, outre la difficulté de relever etactement cette marque, on doit toujours craindre que le choc et le frottement de la pointe contre le cylindre n'altèrent la marche du chronomètre (').
Diapason chronogi-aphif/iie. — Le vrai moyen d'opérer consiste à mesurer le temps par le nombre de vibrations d'un étalon inscrivant ses vibrations propres, tandis que le corps étudié inscrit conjointement les siennes. Cette méthode d'estimer le temps, base de la
(<) On évite celle cause d'erreur en employant un signal actionné électrique* ment par une tiorloge astronomique; et ce signal vient alors se joindre utilement au tracé du diapason chroQOgraptilque (34ii).