‹ Cours de physique (volume 4)Chapitre 137 sur 402 · INSTRUMENTS DE MESURE. — VERNIER · texte numérisé non relu

INSTRUMENTS DE MESURE. — VERNIER

guère lire sûrement avec le vernîer au delà du =- de millimètre; et

encore supposons-nous que, soucieux de laisser aux lectures toute Texactitude possible, le constructeur a eu soin de placer le vernier dans le plan de la règle principale et non pas en biseau sur cette règle, comme on le fait trop souvent.

11 faut, avons-nous dit, que les divisions de la règle principale et celles du vernier soient exactes au degré de précision que Ton veut atteindre. On devra avant tout s^assurer qu'il en est bien ainsi, en mesurant une même longueur successivement avec les diverses portions de la règle. On déterminera de cette manière les erreurs systématiques de la graduation (les seules que doive présenter une graduation bien exécutée) et Ton connaîtra dès lors les corrections qu*il faudra apporter aux lectures faites en différentes ré-

Ta proposé M. Mannheim, un vernier de vernier. Sur un premier vernier V^ au — glisse un deuxième vernier Y, également au — et mobile dans une rainure siUiée de l'autre côté de la règle principale R; les divisions de V, sont

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Fig. 175

en regard de celles de V, à Texception des deux traits extrêmes qui se trouvent en arrière des autres et à la hauteur des traits de la règle R. V, est construit comme d*habitude; Y, a pour longueur g^'^-,! et les deux verniers sont divisés dans le sens de la règle principale. Le premier vernier V^ montrant que Ig

longueur à mesurer vaut, je suppose, a divisions de la règle plus un reste

3 A compris entre — et —, on amène le zéro du deuxième vernier V- sur le trait de

la règle principale le plus voisin du trait 3 de Y^ et on lit suivant le procédé

ordinaire le vernier V,. Soit 5 le numéro de la division de Y, coïncidant avec

une division de Y,, on ajoutera — aux — déjà obtenus.

gions de la règle pour les rendre exactement comparables entre elles. Pied à becs, — Une application immédiate du vernier nous est offerte par le compas d'épaisseur dit pied à becs. L'objet dont il s'agit de mesurer Tépaisseur est saisi entre un talon soudé à une règle en acier et un deuxième talon fixé à un curseur glissant sur la règle ; celle-ci est divisée en millimètres, le curseur porte un

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Fig. 176

vernier au — par exemple, et les zéros des deux divisions sont en regard quand le compas est fermé.

Coin microméirique* — Une autre application simple du vernier est le coin micrométrique (^), dans la construction duquel on a ingénieusement combiné le plan incliné et le vernier. Audessus d'une reele divisée en millimètres fflisse un vernier au —

porté par un coin en triangle rectangle dont Thypoténuse égale

Fig. 177

10 fois la hauteur. L'objet dont on veut mesurer l'épaisseur est saisi entre le coin et une pièce taillée sous le même angle contre laquelle le coin s'appuie exactement quand le vernier est au zéro. Le vernier mesure au — de millimètre le recul du coin produit

par Finterposition du corps sur lequel on opère; d'ailleurs ce recul est 10 fois plus considérable que l'épaisseur cherchée : l'appareil

donne donc par une simple lecture le de millimètre. Mais on

ne peut compter sur cette approximation qu'à la condition d'exercer

(*) Sc^ÔNEiiANN, Pogg. Ann., CXLVI, 6<2, iSTÎj elJova*nal de physique^ I, 408.

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