INSTRUMENTS DE MESURE. — SPHÉROMÈTHE
bord divisé en demi-millimètres vient raser la surrace du plateau LL'; on a ainsi en regard deux divisions : les divisions de la règle indiquant les tours entiers de la vis et tes divisions du plateau corres-
pondant aux 7 — de tour. Pour mesurer avec le sphéromètre une épaisseur donnée, l'épaisseur d'une lame de verre, par exsmple, on commence par déterminer le zéro de l'appareil, c'est-à-dire la position de ta vis pour laquelle sa pointe est dans le plan des trois pointes du trépied. La pointe de la vis étant d'abord au-dessus de ce plan, l'appareil reposera sur ses trois pieds et sera en équilibre parfaitement stable ; si alors on abaisse graduellement la vis jusqu'à ce que sa pointe sorte du plan des pointes du trépied, l'un des pieds quittera le plateau de verre dépoli, de façon que. le sphéromètre sera supporté par la pointe de la vis et les deux autres pieds. On reconnaîtra facilement qu'il en est ainsi en appuyant le doigt sur le plateau supérieur et en essayant, soit de le faire basculer autour de la pointe centrale, chacune des pointes du trépied quittant successivement le plan de verre, soit de le faire tourner autour de cette même pointe, les pieds frottant avec un grincement particulier.On relève lentement la vis jusqu'à ce que ces deux mouvements soient devenus impossibles : sa pointe ne dépasse donc plus, mais il se peut qu'on l'ait trop haussée. Pour le reconnaître, on l'abaissera; mais auparavant on notera la division du disque qui est en regard de la règle alors qu'aucun mouvement n'est plus possible. On notera de même la division du disque au moment oîi le sphéromètre commence à céder au doigt qui le sollicite ; et resserrant gra-
zéro à r — de tour, c'est-à-dire à
5oo looo
duellement les deux limites, on arrivera à deux lectures différant seulement d'une ou deux divisions et comprenant le zéro cherché. On aura ainsi, en y joignant la division de la règle, la position du
de millimètre près. Le zéro
une fois déterminé, on glissera la lame dont on veut mesurer l'épaisseur sous la pointe centrale du sphéromètre et on recommencera la même série d'opérations : quand on aura amené la pointe centrale à toucher la lame, les trois autres pointes appuyant sur le plan de verre, il suffira de lire sur la règle d'une part, sur le plateau d'autre part, la nouvelle position de la pointe. La différence
■ entre les deux lectures donnera l'épaisseur cherchée à
de millimètre près.
lOOO
ou
lOOO
Si la lame à mesurer ne pouvait être placée directement sous la pointe de la vis, on la recouvrirait d'une plaque de verre bien plane et d'épaisseur connue, et même, dans le cas de lames très minces, Qomme des feuilles d'or battu, on en superposerait plusieurs sous la lame de verre. On obtiendra également le diamètre d'un fil, d'un cheveu, en introduisant sous la plaque de verre d'épaisseur connue trois brins de fil ou de chttveu disposés en triangle.
Pour mesurer le rayon de courbure d'une surface sphérique, et en particulier d*une lentille, on mastiquera la lentille SS' dans une
Fig. i88
cavité creusée à l'intérieur d'un morceau de bois; on posera le sphéromètre sur la lentille par ses trois pointes extérieures A, B, G, et on