Expériences de M. CaUletet. — M. Cailletct (^) a
(•) Cailletet, c. R., LXXV, 77 ; 1872.
1,08 X lO-'i
0,000 laS
1,84 X lo-fi
opéré sous des pressions considérables. Son piézomètre, enfermé dans le tube-laboratoire en acier qui lui avait servi pour étudier la compressibilité des gaz sous plusieurs centaines d'atmosphères, recevait d'une presse hydraulique intérieurement et extérieurement uûe pression énergique mesurée par un manomètre Desgoffe. Une colonne de mercure s'avançait dans le tube préalablement doré du piézomètre et enlevait Tor jusqu'au point qu'elle atteignait, laissant ainsi un repère qui permettait, l'appareil une fois démonté, de mesurer la compression qu'avait éprouvée le liquide. M. Cailletel a ainsi obtenu les compressibilités apparentes x^, inscrites au tableau ci-contre. Les nombres des deux dernières colonnes représentent les compressibilités réelles x ou x , que l'on a calculées en admettant pour la compressibilité cubique du verre la valeur 0,000001 84 résultant des expériences de Regnault.
Liquides. t . P
Eau 8*» 705
Éther 10 63o
Alcool 9 174
Suif, de carbone. 8 607
Pour l'eau et l'éther, les nombres ainsi obtenus ne diffèrent pas de ceux que Regnault et Grassi ont trouvés sous les basses pressions. Pour l'alcool, les résultats de M. Caillet et sont plus faibles que ceux de Grassi, mais la raison en est que M. Cailletet employait un alcool de densité o,858, c*est-à-dire assez hydraté : c'est donc entre eux qu'il faut comparer les nombres relatifs à ce liquide, et l'on voit qu'en tenant compte de l'élévation du coefficient produite par réchauffement de 9* à 1 1^, on a des résultats presque identiques sous les trois pressions exercées, si différentes qu'elles soient. Le coefficient de compressibilité des liquides parait donc être constant sur une très grande étendue de l'échelle des pressions.