‹ Cours de physique (volume 4)Chapitre 243 sur 402 · MÉM · texte numérisé non relu

MÉM

Fig. 269

des surfaces des deux pistons, ou bien on pourra produire avec le grand piston une pression de N kilogrammes. « Et Ton doit admirer, dit Pascal, qu'il se rencontre en cette machine nouvelle cet ordre constant qui se trouve en toutes les anciennes, savoir le levier, le tour, la vis sans fin, etc., qui est que le chemin est augmenté en même proportion que la force..., ce que Ton peut prendre même pour la vraie cause de cet effet (*). »

Dans la pratique, le petit cylindre est une pompe aspirante et foulante F, qui puise de Teau dans un réservoir extérieur et la refoule dans le grand cylindre, de manière à maintenir toujours les choses en état malgré l'ascension du grand piston. Chaque corps de pompe contient un piston plongeur; un homme presse sur le petit piston à l'aide d'un fort levier GH : le gros piston s'élève et comprime les objets placés sur le plateau C, sous une plateforme D solidement rattachée à la base de l'appareil. Une grave difficulté toutefois arrêta longtemps les constructeurs et entrava l'usage de l'appareil : aux fortes pressions l'eau fuyait autour du

(*) Il est possible en effet de déduire toute l'hydrostatique du principe des vitesses virtuelles (68). (Voir à ce sujet Moutier, Coun de Physique. Paris, Dunod; 1882; ou Pellat, Cours de Physique. Paris, Dupont; 1883.)

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