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HYDROSTATIQUE. — CONSÉQUENCES DE LA FLUIDITÉ. S

gros piston. Tous les moyens essayés pour remédier à ce défaut restèrent inefficaces jusqu'à ce que, en 1796, un ingénieur anglais, firamah, eût imaginé le cuir embouti, sorte d'anneau Q en cuir, à section d'U renversé, logé dans une rainure du gros cylindre et qui serre d'autant plus énergiquement le piston que la pression devient plus forte. Le piston et le corps de pompe doivent être

alésés de telle manière que l'eau, s'in traduisant dans le cuir, en écarte les deux branches, sans que cependant la branche en contact avec le piston puisse se retourner vers le haut. L'appareil porte en outre : une soupape de sûreté OP, s'onvrani quand la pression atteint la valeur qu'il ne serait pas prudent de dépasser avec les matériaux employés; et une vis V, qu'il suffit de desserrer pour supprimer la pression et faire redescendre le gros piston.

Outre qu'une presse ainsi construite ne permet pas d'aller au delà de quelques centaines d'atmosphères, elle a l'inconvénient de donner la pression par saccades, une augmentation brusque se produisant chaque fois que la soupape de refoulement se soulève et laisse pénétrer une nouvelle quantité d'eau dans le gros corps de pompe. M. DesgofTe a récemment perfectionné la presse hydraulique au double point de vue de la régularité et de l'énergie de la pression. Il a ajouté à la partie inférieure du gros corps de pompe un piston refouleur A : ce piston est constitué par un tube d'acier traversant une boite ^à cuir mn, et portant à son eictrémité exté-

S34 . PRINCIPALES PHOPRIËTËS DES LIOUIDES.

rieuri> un écrou B guidé de façon k progresser sans tourner quand on agit sur la vis qui le traverse. Le piston refouleur étant d'abord retiré presque complètement au dehors, on fait marcher la presse comme à l'ordinaire. L'eau arrive par le tube T qui communique avec la pompe aspirante et foulante ; le piston P monte rapidement, tandis que le corps à comprimer s'affaisse entre les plateaux C et D.

Quand la marche de l'appareil commence à devenir pénible, on ferme la communication T et, agissant sur la roue R au moyen des poignées p, on tourne la vis de manière à enfoncer le cylindre A dans l'eau du gros corps de pompe. Le liquide n'ayant aucune issue et étant à peine compressible, il faut que le piston P se soulève, et l'on arrive ainsi aisément à des pressions de plusieurs milliers de kilogrammes. Il est inutile d'ajouter que le cuir embouti MN doit être ajusté avec le plus grand soin, et que les montants EE qui supportent la plate-forme supérieure doivent, ainsi que (ont l'appareil, offrir une résistance en rapport avec la grandeur des pressions exercées. Un manomètre Desgoffe, relié au corps de pompe par un tube fin, mesure à chaque instant la pression.

Bien que la presse hydraulique soit une application immédiate du principe de Pascal, elle ne peut guère en fournir la démonstration expérimentale. Sans doute la viscosité de l'eau est ù peu près

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