Poussée éprouvée par les corps immergés
Quand un corps est plongé dans Teau, chaque élément de la surface du corps supporte une pression normale slid^ dirigée du liquide vers le corps. La surface entière est donc soumise à un système de forces qu'une analyse identique à la précédente (203) nous montre se composer en une force unique, la poussée^ égale au poids du liquide déplacé, dirigée verticalement de bas en haut, et appliquée au centre de gravité de la masse liquide déplacée. C'est le fameux principe d'Archimède^ dont on peut également se rendre compte synthétiquement, comme l'indiqua Stevin (^). Dans le liquide en équilibre isolons par la pensée une masse quelconque M, et solidifions-la : l'équilibre subsiste. Cette
Fig. agS
masse M supporte: i"" son poids P, appliqué verticalement en son centre de gravité G; a* les pressions p qui s'exercent normalement sur sa surface entière. Or, quand un corps solide est en équilibre, toutes les forces qui le sollicitent, moins l'une quelconque d'entre elles, ont une résultante unique, égale et opposée à la force laissée arbitrairement à part. Donc, ici toutes les pressions p doivent avoir une résultante unique, égale et opposée au poids P de ta masse M. Soit Q cette résultante appliquée en G. Remplaçons maintenant la masse M par un corps solide quelconque de même forme,
{}) Stevin, né à Bruges en 1548, morl à Leyde en 1620; Œuvres mathématiques. Leyde; 1634.