DIFFUSION. — ANALOGIE AVEC LA CONDUCTION
i unité de temps, f unité de surface d'une couche quelconque, parallélu aux bases, est alors constante et égale à
k est ce que l'on appelle le coefficient de âifftisibililé. Ce coefficient se définira donc, comme celui de conductibilité, la quantité d'une substance donnée qui, pendant l'unité de temps, traverse l'unité (lii surface de la section droite d'un cylindre de bauieur égale à i'unité, et dont les bases sont maintenues à des concentrations différant d'une unité.
Fick ['] mit en lumière ces conséquences de l'idée de BerthoHet, et il entreprit de les vérifier par l'expérience. Son appareil consistait en un tube vertical A, ouvert à ses deux extrémités. Ce tube, plein d'eau pure, reposait par son extrémité inférieure sur un
flacon B, rempli d'une dissolution saturée et maintenue telle par un excès de sel; il s'ouvrait à sa partie supérieure dans un vase C contenant de l'eau pure, sans cesse renouvelée, de sorte que la concentration à l'extrémité supérieure du tube était toujours zéro. Après un temps plus ou moins long, une petite boule de verre, suspendue à un fil attaché lui-même à une balance, accusait dans chaque couche une perle de poids ne variant plus : l'état statiou;naire était atteint. Soit alors 9 la perte de poids dans une couche
('] FiCB, Pugg. Ann., XCIV, S9 ; IB55.
donnée, la perte de poids dans l'eau pure étant prise pour unité, la concentration au point considéré est ^-7 i , si le sel se dissout dans l'eau sans en modifier le volume. L'expérience montre que, conformément à l'équation (i), la concentration varie proportionnellement à la hauteur. Toutefois, la précision des mesures n'est pas grande; la seule série indiquée par Fick est la suivante :
Profondeur de la couche à partir de la surface supérieure, 10™» 32,a 54,4 76,6 98,8 iai,o 143,2 i65,4 187,6 209,8 220.
Densité [(SlovX l'excès sur i représente la concentration).
Bien que probablement l'état statique ne fût pas encore atteint ici, la méthode par elle-même ne comportait pas de rigueur.
En laissant toutes choses égales d^ailleurs, et en faisant varier seulement la longueur du tube A, Fick observa encore que les quantités de sel diffusées dans un même temps par les divers tubes étaient en raison inverse des longueurs des tubes, ainsi que le veut Téqualion (2). La mesure de ces quantités lui permit en outre de déterminer h.
Il trouva ainsi pour le sel marin /: = 0,0870, Tunité de temps étant l'heure, l'unité de longueur le centimètre, et Tunité de poids le gramme;
248. Recherches diverses. — Sir W. Thomson (*), imitant un procédé de Faraday pour mesurer la densité des gaz liquéfiés,
introduit dans le liquide une série de perles de densités difiTérentes. Ces perles, choisies de façon à se tenir d'abord toutes à la surface de séparation des deux liquides, s'échelonneront ensuite à différents niveaux, et indiquant ainsi les densités des couches successives, elles permettront de déterminer rapidement la diffusibilité de la substance en expérience.
Beilslein (^) a effectué sur la diffusion des recherches assez étendues, se rapprochant davantage de celles de Graham : son appareil,
(») w. Thomson, Encydop. Brit., XI, 586; I806.
(*) Beilstein, Annalen det* Chemie und Phannacie, XCIX, 165; 1856.