‹ Cours de physique (volume 4)Chapitre 306 sur 402 · DIFFUSION. — RECHERCHES DIVERSES. CQT · texte numérisé non relu

DIFFUSION. — RECHERCHES DIVERSES. CQT

liguré ci-conlre, fouroil facilement les diffusibilités relatives des

difTérentes substances enfermées en solution dans la fiole supérieure, mais ne permet pas d'obtenir des mesures exactes de k. En iSSy, MM. Simmier et Wild ('} indiquèrent plusieurs méthodes nouvelles pour étudier la diffusion, et en particulier la méthode o/)/tjue, que M. Johannisjanz(^) appliqua vingt ans plus tard. Dans l'intervalle, M. Voi t (') et M . Hoppe-Seyler {') utilisèrent le pouvoir rotatolre du sucre pour suivre sa diffusion dans l'eau. C'est par des mesures d'indices que procéda M. Jobannisjanz : dans un prisme à liquide il mit d'abord une couche de la solution à étudier, puis de l'eau pardessus, et, quand le sel se futsuffisamment diffusé, il mesura l'indice du liquide à diverses hauteurs. Ces expériences, en apparence très précises, ne donnèrent cependant que des résultats contradictoires. •Ln raison en est, comme l'a montré M. Stefan ('), qu'un liquide dont la densité varie depuis le bas jusqu'en haut agit sur la lumière à la façon d'un prisme dont l'arête réfringente serait tournée vers le haut, de sorte qu'un rayon lumineux tombant horizontalement sur ce liquide est dévié vers le bas : les résultats se trouvent ainsi complètement altérés.

ClSiMMUEBetWiLD, fogg. Ann., C,1M\ 18il7. (•) JoHANNisJANz. Wied.Ann., li, 24; 187-,. (') Voit, Pogg, Ann. CXXX. 227 ; 1867.

(') Hoppe-Sevleb, Xedicinisck-chemUcheVnttrsuckungen, Berlin; 1876. (') Stefan, Sitsungsberichtt der Akademie der Wissensckaftm in Wien, LXXVI ;

La méthode optique permet toutefois de montrer dès son début un phénomène que les procédés ordinaires ne peuvent déceler qu'au bout de plusieurs jours. A cet effet, entre un collimateur et une lentille de projection, on installe une auge de verre à faces verticales et parallèles, remplie à moitié d'eau; au moyen d'un entonnoir capillaire on amène sous Teau une dissolution saline un peu concentrée, et bientôt on voit apparaître sur Técran un syslème de franges horizontales, alternativement brillantes et obscures, qui attestent la pénétration du sel dans toute la masse liquide (*}.

Lorsqu'on fait des expériences sur la diffusion, il est avantageux d'opérer le plus vite possible, de façon à éviter les variations de température qui amènent des perturbations considérables. Au lieu donc d'attendre que l'état stationnaire soit établi, on suivra la marche du phénomène aux époques successives. Il faudra alors appliquer les formules relatives à l'état variable dans un mur indéfini. M. Stefan (^) a développé ces formules en séries convergentes, et il a donné des tables pour le calcul des coefficients de diffusion par l'observation de l'état variable. Il a appliqué ses formules aux secondes expériences de Graham, et^ si la vérification n'a pas toujours été satisfaisante, l'accord s^est cependant montré complet dans quelques cas, comme par exemple pour cette solution de chlorure de sodium :

Numéros des couches.

Valeurs observées par Graham.

Nombres calculés par Stefan.

o,oi3

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i4 i5 et i6

(1) GouY, C. R., XC, 307; 1880.

(2) Stefan, loc.ciL, LXXVII; 1879.

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